Quoi qu’on en dise, les choses ne s’arrangent pas :
le déficit du budget de l'Etat était de 29,71 milliards d'euros à la fin du mois de juin, contre 26,86 milliards à la même date en 2006, rapporte le ministère du Budget et des Comptes publics. Après, on peut faire dire aux chiffres ce qu’on veut … notamment en comparant ce qui n’est pas comparable, histoire de brouiller les pistes ...
"La dégradation apparente du déficit budgétaire observée en début d'année (jusqu'à 18 milliards d'euros au mois de mars d'une année sur l'autre), liée à des décalages calendaires tant en recettes qu'en dépenses, a donc quasiment disparu à la fin du mois de juin", souligne le ministère dans un communiqué.
C’est ce qu’on pourrait appeler de l’autosatisfaction. J’aime beaucoup l’argument du décalage calendaire, il fallait y penser, alors que d’autres arguments pourraient faire pencher la « balance » du côté de l’accroissement du déficit. Pour rappel, le déficit budgétaire est la situation dans laquelle les recettes de l’État (hors remboursement d’emprunt) sont inférieures à ses dépenses (hors emprunt) au cours d’une année. C’est donc un solde négatif…
Le déficit budgétaire se différencie du déficit public, car il n’englobe pas le solde des recettes et des dépenses des collectivités territoriales et de la Sécurité sociale … Il équivaut au besoin de financement de l’État et se traduit par le montant des emprunts nouveaux qu’il doit contracter au cours de l’année. Les lois de finances peuvent prévoir un déficit et autoriser l’État à emprunter à hauteur de ce besoin de financement. La France connaît un déficit budgétaire continu depuis plus de 25 ans, qui gonfle l’encours de sa dette (montant total des emprunts).
En juin, les dépenses du budget général totalisent 134,13 milliards d'euros, une hausse de 2,2 milliards par rapport à la même période de 2006. A la fin juin, les recettes nettes du budget général s'élèvent à 119,22 milliards, une hausse d'environ 1,8 milliard par rapport à 2006 à la même date. "A périmètre constant, les recettes fiscales nettes s'inscrivent, à la fin du mois de juin, en progression de +2,2% par rapport à la même période de l'année dernière (+3,1 milliards)", précise le ministère dans un communiqué.
L'augmentation des recettes fiscales se concentre principalement sur l'impôt sur les sociétés (+1,9 milliard, en hausse de 8,0% d'une année sur l'autre). Les recettes de l'impôt sur le revenu diminuent de 0,7% (soit 0,2 milliard) sous l'effet de la réduction automatique des acomptes dont ont bénéficié les contribuables qui reflète la baisse d'impôt liée à la réforme du barème.
Rappelons toutefois que la participation de la France à la monnaie unique européenne lui impose le respect d’une discipline économique et budgétaire. Les termes en ont été fixés par le traité de Maastricht en 1992 et le pacte de stabilité et de croissance, conclu à Amsterdam en 1997 et assoupli en 2005 à Bruxelles. Il s’agit d’obtenir des finances publiques saines, en évitant les déficits publics excessifs, donc les déficits budgétaires. Le déficit public, à savoir le déficit cumulé des administrations publiques (État mais aussi collectivités territoriales et organismes de Sécurité sociale), est jugé excessif à partir d’un seuil de 3 % du produit intérieur brut, qui peut toutefois être dépassé dans certaines circonstances.
Sources : Reuters, Vie publique
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5 Commentaires
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Bravo pour le résumé.
10 août 2007 à 10:57La mer s'agite et la voie d'eau s'agrandit ...
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Merci :)
ca fait TOUJOURS plaisir :)
10 août 2007 à 11:083
C'est bizarre quand même plus personne ne parle de la dette et de sa réduction hissée au titre de priorité nationale par notre Thierry Breton.
10 août 2007 à 11:22Nos scrupules envers l'avenir de nos enfants ne seraient plus d'actualité aujourd'hui ?
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Soyons réalistes : il va bien falloir faire repartir la consommation des méanges. Allez, un peu d'inflation... et le tour est joué, pour les chiffres bien sûr !
10 août 2007 à 12:125
c'est une inflation des salaires qu'il manque . les pertubartions sont liees aux futures revenus des menages qui ont ete surestimes . les menages ne sont plus solvables . je suis etonne que des malins comme des boursicotteurs n'aient pas vu venit le vent .
10 août 2007 à 14:02Ajoutez un commentaire
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