Message on ne peut plus clair a ceux qui auraient aimé, voire même auraient eu intérêt à entendre le contraire : la Chine ne changera pas de stratégie en Afrique et n'entend pas effectuer un quelconque retrait du pétrolier Sinopec du territoire africain.
Dommage pourrait dire le gouvernement Bush et les pétroliers Texans qui voient d'un mauvais oeil la véritable course à l'énergie à laquelle se livre actuellement la Chine sur tout le continent et particulièrement au Tchad, Nigéria et Soudan.
Cette annonce de la Chine intervient à la suite de l'attaque contre sa filiale en Ethiopie qui a fait 77 morts, dont neuf Chinois. Face aux récents attentats qui ont récemment endeuillé l'Algérie, la presse algérienne et en tout premier lieu El Watan n'hésite pas à voir une “subtile” influence des Etats-Unis dans la vague terrroriste qui sévit dans ce pays riche en hydrocarbures .. et qui tient à garder la main mise sur ses richesses sans céder aux pressions pour accepter l'implantation de bases américaines sur son territoire.
Malgré les attaques dont sont victimes ses ressortissants en Afrique, la Chine n'envisage pas un retrait d'un continent aux ressources essentielles pour nourrir sa croissance économique.
Le géant pétrolier chinois, Sinopec, n'a pas l'intention de se retirer d'Afrique, après l'attaque contre sa filiale en Ethiopie qui a fait 77 morts, dont neuf Chinois, a affirmé un responsable cité jeudi par le China Daily.
"Nous ne resterons en aucune façon loin d'Afrique à cause de la peur du risque", a indiqué un porte-parole de Sinopec sous couvert de l'anonymat, selon le quotidien en anglais. "Ce n'est pas un jeu pour nous. Nous allons tenter d'améliorer la sécurité à l'avenir mais il n'est pas question d'abandonner nos projets", a-t-il dit.
"Nous avons lancé un plan d'urgence et alerté tous nos sites à l'étranger pour qu'ils fassent plus attention à la sécurité. Mais il n'est pas question d'arrêter des projets ou de changer de stratégie", a dit jeudi à l'AFP, sous couvert de l'anonymat, un responsable de Sinopec.
Les autorités de Pékin ont d'ores et déjà adoptée cette position ces derniers mois, alors que les intérêts chinois en Afrique étaient cibles de plusieurs incidents, réaffirmant leurs propos cette semaine après une attaque en Ethiopie qui a fait 77 morts, dont neuf Chinois travaillant pour la filiale du géant pétrolier.
Pour rappel, mardi à l'aube, des hommes armés ont attaqué un site de prospection pétrolière opéré par la Zhongyuan Petroleum Exploration Bureau, une filiale de la China Petroleum and Chemical Corp (Sinopec, premier raffineur d'Asie), dans la province Somali qui comprend la région de l'Ogaden.
Selon le dernier bilan des autorités éthiopiennes, 9 ressortissants chinois et 68 Ethiopiens ont été tués dans cette attaque revendiquée par les rebelles séparatistes de l'ONLF (Front national de libération de l'Ogaden), qui a en outre reconnu détenir six autres ouvriers chinois. Les autorités éthiopiennes et chinoises font état de sept employés chinois enlevés.
"La Chine soutient l'investissement et le commerce transnational avec les autres pays, dont ceux d'Afrique. C'est notre politique établie et elle ne changera pas", a réaffirmé jeudi le porte-parole des Affaires étrangères, Liu Jianchao. Le gouvernement chinois ne veut pas rompre avec sa politique consistant à encourager les compagnies chinoises à devenir "mondiales" et à partir à la conquête de matières premières.
"Les compagnies pétrolières publiques chinoises ont investi à travers l'Afrique subsaharienne afin d'assurer des ressources énergétiques pour l'économie en expansion rapide du géant asiatique. La Chine a investi massivement dans des pays membres de l'OPEP, comme l'Angola et le Nigeria", souligne le cabinet de recherches économiques Global Insight.
Fin 2005, la Chine était impliquée dans 27 projets pétroliers ou gaziers dans 14 pays africains. Ses investissements se sont encore accrus en 2006, ses efforts étant couronnés lors d'un sommet sino-africain. L'année dernière, les compagnies pétrolières chinoises se sont vu attribuer une série de contrats de prospection ou d'exploitation, au Nigeria, au Kenya, en Angola notamment.
Les Chinois seraient proches d'un accord au Tchad, pour y prospecter ... ce qui ne doit pas trop plaire aux USA ...
Les négociations entre N'Djamena et Pékin pour une présence chinoise dans le secteur pétrolier au Tchad sont "en bonne voie", avait ainsi annoncé il y a moins de dix jours le ministre tchadien des Affaires étrangères Ahmat Allami, à l'occasion d'une visite officielle en Chine. "Nous sommes en négociations, notre ministre du Pétrole ne va pas tarder à venir en Chine, les négociations sont en bonne voie", a indiqué M. Allami, lors d'une interview accordée à l'AFP.
“Les Chinois sont ouverts, ce sont des partenaires gagnant-gagnant, comme ils disent, il n'est pas question de monopole, ce sont des partenariats beaucoup plus équilibrés que ceux que nous avons habituellement et soucieux du développement de nos pays", a ajouté le ministre, qui a assisté jeudi en compagnie de son homologue chinois Li Zhaoxing à la réouverture de l'ambassade du Tchad à Pékin.
Les négociations concernent les anciens actifs au Tchad du canadien EnCana, cédés en janvier à China National Petroleum Corp (CNPC), premier groupe énergétique chinois, et qui concernent un programme d'exploration au Tchad. Le groupe canadien avait foré depuis 2002 11 puits dans le cadre de son programme d'exploration pétrolière au Tchad. Actuellement, a précisé le ministre, des tests d'évaluation des réserves dans les bassins concernés sont en cours.
“Nous avons l'intention de signer un contrat de partage de la production et nous espérons détenir une part de 40%, cette politqiue n'étant pas appliqué” (voire pas applicable ?) “pour ce qui concerne nos relations avec Esso, Petronas et Shell", a précisé le ministre tchadien des Affaires étrangères. Ce dernier a également défendu la présence chinoise.
“Tout le monde vient pour le pétrole, ce ne sont pas seulement les Chinois qui viennent à la recherche des ressources pétrolières et des matières premières, nous avons intérêt à équilibrer nos relations pour défendre nos intérêts, c'est donnant-donnant, gagnant-gagnant, que ce soit avec la Chine ou avec les autres", avait-t-il affirmé .. quelques jours à peine avant l'attaque des sites pétroliers chinois en Ethiopie...
Pour rappel, alors que la Chine populaire est de plus en plus présente en Afrique, N'Djamena et Pékin ont rétabli en août des relations diplomatiques rompues en 1997.
Il est désormais incontestable que si l'aide massive chinoise via prêts sans intérêt et investissements tout azimut est devenue essentiel à l'Afrique, la Chine est elle aussi très dépendante du continent. En 2005, elle a ainsi importé 38,34 millions de tonnes de pétrole faricain, soit 30% de ses importations totales.
Parmi ses dix premiers fournisseurs, figuraient le Soudan, le Congo, la Guinée Equatoriale et l'Angola, son deuxième fournisseur, avec 17,46 millions de tonnes, derrière l'Arabie Saoudite.
Sources : AFP
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5 Commentaires
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Pour rappel sur US /petrole et Afrique à Sao Tomé/ Nigeria :
Des exercices militaires conjoints ont débuté mardi sur l'archipel entre des troupes de la garde côtière et des Marines américains, selon l'ambassade des Etats-Unis à Sao Tomé. Arrivés mardi à bord de la frégate de l'US Navy USS Kauffman, les quelque 200 soldats américains ont multiplié pendant quatre jours les entraînements avec les marins santoméens.
"Cette visite participe de la volonté du gouvernement américain de renforcer la protection, la sécurité maritime, la stabilité et les opportunités de croissance économique dans le Golfe de Guinée et sur l'ensemble du continent africain", indique un communiqué de l'ambassade américaine.
Soucieux de diversifier leur approvisionnement en pétrole, les Etats-Unis ont fait du Golfe de Guinée une zone stratégique et multiplient depuis quelques années les initiatives militaires dans la région, notamment à Sao Tomé.
En décembre, une équipe d'experts militaires a commencé à installer sur l'archipel des équipements radars destinés à la surveillance des eaux territoriales santoméennes et de l'ensemble du golfe.
Un projet de construction d'une base navale dans l'archipel est également régulièrement évoqué par diverses sources mais toujours démenti jusqu'à présent par les autorités américaines.
29 avril 2007 à 00:102
Article de La Tribune.
Faut-il avoir peur de la Chine en Afrique
29 avril 2007 à 08:30La Chine est devenue en 2006 le premier partenaire commercial du continent africain devant la France. Cette irruption d'un nouveau compétiteur dans le marigot africain est vue d'un mauvais oeil par les bailleurs de fonds traditionnels. La Chine ne se comporte pourtant pas très différemment des anciennes puissances coloniales, estiment Roland Marchal, chercheur au Centre d'études sur les relations internationales (Ceri), et Ricardo Soares de Oliveira, chercheur associé à l'université de Cambridge.
Faut-il s'inquiéter de la poussée diplomatique et économique de la Chine en Afrique? La Chine est devenue l'an dernier le premier partenaire commercial du continent devant la France. Ses échanges avec le continent sont passés de 3 milliards de dollars en 1995 à 55 milliards en 2006. La manufacture du monde s'intéresse évidemment aux considérables réserves de matières premières du continent, notamment son pétrole.
Cette offensive économique se double d'une politique très généreuse de prêts. La Chine s'est ainsi engagée sur un programme de prêts de 3 milliards de dollars à taux préférentiels sur trois ans, qui ne sont "assortis d'aucune condition politique". Cette percée chinoise suscite une pluie de critique des bailleurs de fonds traditionnels - essentiellement les anciennes puissances coloniales. Pékin est accusé pèle mêle de ne s'intéresser qu'aux matières premières du continent, de soutenir des régimes infréquentables, d'alimenter une corruption effrénée, de favoriser le ré-endettement du continent, de saper le travail des institutions financières internationales en refusant toute immixtion dans les affaires intérieures africaines.
"La Malaisie était accusée des mêmes maux lorsque ses entreprises ont commencé à investir en Afrique", se souvient Roland Marchal, chercheur au Ceri et auteur de "Afrique-Asie, une autre Mondialisation" (Presses de Sciences Po, sortie prévue en mai). "Ces opérateurs étaient accusés de tous les maux (mafia, blanchiment, corruption) alors que leur seul crime était d'être nouveau sur la scène africaine", explique ce spécialiste. Les compagnies pétrolières chinoises sont accusées de pratiquer la corruption à outrance pour décrocher des permis pétroliers. "Leurs méthodes sont les mêmes que celles des compagnies occidentales", rétorque Ricardo Soares de Oliveira, chercheur associé à l'université de Cambridge.
Les relations entre l'Afrique et la Chine ne datent pas d'hier. Sans remonter aux expéditions commerciales de la dynastie Ming à partie du XIVéme siècle - la girafe symbolise la chance - la Chine de Mao était déjà très présente aux côtés des damnés de la terre pendant la décolonisation du continent. Roland Marchal date le grand retour diplomatique de la Chine à 1989. Alors que la répression estudiantine sur la place Tienanmen est très largement condamnée, le président chinois Deng Xiaoping trouve le soutien de nombreux régimes africains.
La présence chinoise en Afrique n'a depuis cessé de grimper, investissant tous les secteurs économiques - construction, distribution et surtout exploitation des matières premières. La médaille a évidemment son revers mais le phénomène est loin d'être négatif vu d'Afrique. La flambée des cours des matières premières en partie provoquée par les énormes besoins de la Chine - la manufacture du monde - est évidemment une bonne chose pour un continent riche en ressources naturelles.
Appréciée de certains dirigeants africains, la non ingérence de Pékin dans les affaires intérieures est décriée dans de nombreuses chancelleries occidentales. La Chine est le premier investisseur étranger au Zimbabwe et les compagnies pétrolières chinoises produisent l'essentiel du pétrole extrait au Soudan. Deux régimes aux bans de la communauté internationale. Mais les relations entre la Chine et ces deux pays sont anciennes et "la morale n'a pas toujours été au coeur de la politique de la France à l'égard du Soudan d'Omar El Bechir", rappelle Roland Marchal. La France entretien également les meilleures relations avec plusieurs pays peu recommandables.
"L'une des conséquences majeurs du retour des chinois en Afrique est l'érosion du monopole de l'occident sur les questions de développement", estime Ricardo Soares de Oliveira. La Banque Mondiale s'intéresse de nouveau au financement des infrastructures mais également au développement du secteur agricole, deux secteurs laissés en jachères depuis les années 70. La critique la plus "pertinente" concerne probablement le manque de transparence de l'aide accordée par la Chine. "Le FMI a été obligé de plier bagage en Angola - deuxième producteur de pétrole d'Afrique subsaharienne - après la signature d'un prêt de plus de 2 milliards de dollars entre la Chine et Luanda", rappelle Roland Marchal.
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Je ne vois pas ou est le problème.C'est du gagnant gagnat pour tous le monde.
29 avril 2007 à 11:47J'espère que les africains signeront le moins possibles des contrats avec les compagnies occidentales qui pillent le sous sol africain.
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Cadre supérieur de Walt Disney: Nous serons le Disney de la Chine, mais pas le Disney en Chine
Source:
http://www.french.xinhuanet.com/french/2007-04/25/content_421011.htm
29 avril 2007 à 15:005
jetez un coup d'oeil sur ce qui se passe en Algerie ou les chinois sont deja partout:
Reportage Effet papillon de C+:
http://www.dztube.com/dztube/view_video.php?viewkey=f68f89b29639786cb62e
02 mai 2007 à 20:54Ajoutez un commentaire
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