Nucléaire IRAN/RUSSIE : ... je t'aime, moi non plus ...

Gainsbourg_5Russie et Iran écoutent peut-être trop les radios françaises, qui nous « rabattent » actuellement les oreilles, en feuille de choux ? des chansons de Gainsbourg, décédé le 2 mars 1991. Voyez la suite !! on est proche de la décadence, Elisa dixit ... bien sûr.

L'Iran et la Russie se seraient-elles mises d'accord sur leur projet commun dans le domaine du nucléaire ? Oui dit l'Iran, non dit la Russie ! En tout cas, s'il ya bien eu accord, les deux parties demeurent à l'heure actuelle en désaccord sur la véracité des faits ... les choses seront loin d'être aisées.

En effet, l'Iran affirme avoir atteint un accord rationnel relatif avec la Russie, sur la proposition de Moscou d'une enrichissement d'uranium iranien sur le sol russe. Mais les autorités russes ont démenti qu'un tel accord eut été trouvé, l'Iran s'étant refusé par ailleurs à suspendre toutes ses activités d'enrichissement, et notamment de recherche, sur son territoire.

L'Iran ne cèdera pas à l'intimidation et à un renvoi devant le Conseil de sécurité de l'ONU a déclaré samedi le négociateur en chef du nucléaire iranien. L'UE 3 a échoué à convaincre l'Iran, dans des discussions vendredi dans la capitale autrichienne, de suspendre toutes ses activités liées à l'enrichissement d'uranium. Le dossier nucléaire iranien doit être examiné à partir de lundi par l'Agence internationale de l'énergie atomique, suite à notification au Conseil de sécurité de l'ONU le 4 février, elle pourrait à présent lui demander de prendre des mesures.

1 – L'Iran ne cédera pas à l'intimidation

L'Iran ne "cédera pas à l'intimidation et à un renvoi devant le Conseil de sécurité des Nations unies" pour préserver ses activités de recherche sur l'enrichissement d'uranium, a déclaré samedi le négociateur en chef du nucléaire iranien Ali Larijani. De retour de Vienne, le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale s'est exprimé sur le sujet, à son arrivée à l'aéroport de Téhéran, en affirmant que le but des négociations avec la Russie et l'Union européenne était de maintenir et préserver la recherche que l'Iran avait entamé. L'UE 3 a échoué à convaincre l'Iran, dans des discussions vendredi dans la capitale autrichienne, de suspendre toutes ses activités liées à l'enrichissement d'uranium. "Compte tenu du soutien unanime du peuple iranien, aucun représentant du pouvoir dans notre pays ne pourrait abdiquer sur l'électronucléaire”, précise Téhéran.

Le dossier nucléaire iranien doit être examiné à partir de lundi par l'AIEA, suite à notification au Conseil de sécurité de l'ONU le 4 février. L'Agence pourrait envisager de demander que soient prises des mesures de restriction envers l'Iran. Evoquant la réunion à venir de l'AIEA, Ali Larijani a assuré que "la perception que les Iraniens vont renoncer à leur droit est fausse, car ils soutiennent tous ce droit". Il a par ailleurs affirmé que l'Iran a "atteint un accord rationnel relatif avec la Russie", sur la proposition de Moscou d'une enrichissement d'uranium iranien sur le sol russe. Mais les autorités russes ont démenti qu'un tel accord eut été trouvé, car l'Iran s'est refusé par ailleurs à suspendre toutes ses activités d'enrichissement, et notamment de recherche, sur son territoire. Selon M. Larijani, "il y a des signes que certains pays son prêts à régler le problème en autorisant l'Iran à poursuivre ses recherches, mais bien entendu les Etats-Unis y sont opposés".

2 – Russie : désaccord externe et interne sur l'éventualité d'un accord

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a déclaré vendredi soir à Moscou qu’il n’avait « pas entendu parler » d’un accord russo-iranien sur le dossier nucléaire iranien. Présumant que cela était possible, il ne souhaite pas faire de conjectures, visiblement échaudé par les facéties des mollahs et "flairant un coup fourré". Les mollahs pourrait prétendre que le chef de la diplomatie russe cherche à saboter les négociations ou quelque chose de ce type suivant une stratégie propre iranienne, tous les prétextes étant bons pour alimenter la crise qui se profile à l’horizon.

Si Gholamreza Aghazadeh, responsable du dossier du nucléaire iranien pour Téhéran, a déclaré avoir trouvé un accord de base concernant la co-entreprise, des pourparlers complémentaires devant se poursuivre dans les prochains jours en Russie, son homologue russe a nuancé ces propos en précisant que l''Iran devait encore « prendre de sérieuses initiatives avant la conclusion de tout accord». Pour que Téhéran puisse prendre une décision, il ne manquerait plus que trois points à éclaircir, le ou les lieux d'enrichissement de l'uranium, la période d'application du projet et la possibilité pour l'Iran d'avoir accès à l'enrichissement d'uranium en Russie.

Les dirigeants iraniens sont prêts à accepter la proposition de la Russie concernant la création d'une joint-venture pour l'enrichissement d'uranium, a annoncé cependant vendredi le vice-président de la Douma, Iouri Volkov, à l'issue d'une visite de trois jours en Iran avec une délégation parlementaire. M. Volkov a indiqué que la délégation russe avait discuté avec la partie iranienne des questions difficiles de coopération politique et économique. La construction de la centrale nucléaire de Bouchehr aurait été au centre des discussions.

Selon M. Volkov, les dirigeants iraniens radicaux estiment que "si Moscou refuse de terminer la construction de la centrale nucléaire de Bouchehr, ce serait équivalent à une trahison ultime des intérêts de l'Iran". Au sujet du programme nucléaire de l'Iran, M. Volkov a indiqué que le président du Parlement iranien, Gholamali Haddad-Adel avait dit que les Iraniens se réjouissaient à l'idée d'un projet de joint-venture pour l'enrichissement d'uranium. Parallèlement, l'Iran n'a aucune intention de renoncer à son droit de produire de l'uranium dans un but pacifique, conformément au Traité de non-prolifération des armes nucléaires, a ajouté M. Volkov.

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2 Commentaires

  1. 1

    Elisa / Arme pétrolière

    Nucléaire: l'Iran brandit la menace du pétrole

    FRANCE 3
    Le principal négociateur du nucléaire iranien laisse entendre que son pays pourrait utiliser l'arme du pétrole .
    "Nous n'avons aucun intérêt à utiliser l'arme pétrolière car nous respectons la sécurité psychologique de la communauté internationale", a notamment affirmé dimanche Ali Larijani.

    Lundi à Vienne, se réunit l'AIEA qui pourrait recommander à l'ONU des mesures contre l'Iran soupçonné de dissimuler un volet militaire dans son programme nucléaire civil.

    De son côté l'Iran a invité dimanche l'Agence internationale de l'énergie atomique à s'abstenir de toute considération politique lorsque son conseil des gouverneurs examinera lundi le rapport du directeur général de l'AIEA Mohamed ElBaradeï sur les activités nucléaires de la République islamique.

    "La recherche et le développement sont dans notre intérêt national et l'Iran ne reviendra pas sur cela", a déclaré le principal négociateur du nucléaire iranien, Ali Larijani. "Aller devant le Conseil de sécurité ne fera certainement pas reculer l'Iran
    sur la recherche et le développement", a-t-il ajouté, précisant qu'au contraire l'Iran pourrait enrichir de l'uranium à grande échelle.

    La veille de la présentation du rapport crucial de l'AIEA, le président Jacques Chirac a lancé un nouvel appel aux dirigeant iraniens. "La main reste tendue et l'Iran peut, à tout moment, la saisir en revenant à ses engagements de suspension de ses activités sensibles", a déclaré le président français lors d'un discours prononcé devant le conseil consultatif saoudien, au deuxième jour de sa visite d'Etat à Ryad.

    Vendredi, le chef de l'Etat français avait appelé les dirigeants iraniens "à renouer avec l'esprit de dialogue" sous peine de "décisions en conséquence" au sein du Conseil de sécurité des Nations unies.

  2. 2

    medab@menara

    pourquoi tout ce brouhaha pour l'Iran, par contre l'occupante entité sioniste possède de quoi provoquer un cataclysùme.........

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