Nucléaire iranien : appel à l'investissement

20050812atomiciran_1Le gouvernement iranien a approuvé un plan autorisant la participation des entreprises étrangères au programme d'enrichissement d'uranium iranien, a rapporté ce week-end une agence de presse iranienne d'envergure quasi-officielle.
Le gouvernement a autorisé également l'Organisation iranienne de l'énergie atomique à prendre des mesures nécessaires pour attirer les investissemens étrangers et domestiques en vue du programme d'enrichissement d'uranium. Ce plan devrait être approuvé par le Parlement avant d'être mis en application.

Selon Téhéran, une participation étrangères pourrait garantir que ses recherches nucléaires ne seraient pas utilisées pour des fins militaires.... cela reste cependant à vérifier ...

Il n'est peut être pas totalement irréaliste de penser qu'un groupe comme Areva expert mondial dans les métiers de l'énergie, puisse être éventuellement intéressé par un tel type d'investissement; des pays tels que la Chine, l'Inde et le Japon pouvant aussi y trouver leur intérêt.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad avait proposé en septembre d'inviter des parties étrangères à participer au programme nucléaire iranien, lors de son discours à l'ONU, dans l'intention de dissiper le soupçon de la communauté internationale sur l'objectif du programme nucléaire iranien.

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a adopté fin septembre une résolution demandant à l'Iran de suspendre complètement ses activités nucléaires ultra-sensibles afin d'éviter une saisine du Conseil de sécurité de l'Onu. Téhéran a rejeté cette résolution, disant qu'il ne reviendra jamais à une suspension complète et menaçant de reprendre l'enrichissement d'uranium.

Les Etats-Unis accusent l'Iran de développer l'arme nucléaire sous le couvert de son programme nucléaire, ce que dément Téhéran. Par ailleurs les relations entre ces deux pays sont extrêmement tendus cf. l'Iran pétrolier en pleine tension.

Reste que l'Iran mène une diplomatique d'envergure vers de nombreux pays et se tourne notamment vers l'asie (Inde / Chine / Japon), certains experts parlant même de POLITIQUE ASIATIQUE DE LA RÉPUBLIQUE ISLAMIQUE et il se pourrait bien que l'un de ses pays profite de cet "appel" du pied de l'Iran.
Ne pas oublier - et ce n'est qu'un exemple - qu'outre son marché, l’Iran offre en effet à New Delhi un accès aux hydrocarbures dont elle a besoin pour alimenter son développement économique. L’Inde est effectivement très dépendante en matière énergétique. Dans le domaine pétrolier, elle doit ainsi importer 70 % du pétrole qu’elle consomme. L'Inde investit déjà dans le développement de nouveaux champs pétroliers iraniens en échanges de la possibilité d’accès à son secteur de technologies modernes.
Si l'on poursuit le raisonnement , l'Inde pourrait investir dans le nucléaire iranien en échange de l'accès à une partie de la production pétroliere iranienne, l'objectif essentiel étant désormais d'avoir la plus grande part du gâteau possible , en ne laissant que quelques miettes aux concurrents, et ce d'autant plus que cela freinera la croissance de ces derniers qui ont besoin de cette matière essentielle pour leur économie.

Ce raisonnemennt est d'autant moins aberrant si l'on sait qu'après plus d’une année et demi de discussions, New Delhi et Téhéran ont finalement trouvé un terrain d’entente en vue de conclure un accord sur la livraison de gaz naturel liquéfié (GNL), la République islamique utilisant l’intérêt indien pour son pétrole afin de l’amener à accepter le compromis. L’Iran devrait ainsi exporter, à partir de 2008, 5 Mt par an de gaz naturel liquéfié vers l’Inde pour une durée de 25 ans.

 

4 Commentaires

  1. 1

    elisabeth

    comme quoi , je n'ai pas reve !!

    Le quotidien de L'Expansion 20/10/2004

    La France prête à offrir sa technologie nucléaire civile à l'Iran

    "La France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne seraient prêtes à fournir à l’Iran leur technologie nucléaire civile. Cette proposition comprendrait une aide à l’acquisition d’un réacteur à eau légère, selon un document révélé par l’AFP. Elle est toutefois assortie d’une importante condition : Téhéran doit promettre de ne pas chercher à se doter de l’arme nucléaire. Ce qui n’est pas garanti. Mercredi, l’Iran a en effet fait savoir qu’il rejetterait toute proposition qui ne respecterait pas ses « droits légitimes à la technologie nucléaire civile ». Des « droits » qui comprennent notamment, selon lui, l’enrichissement de l’uranium. Or cette technique peut servir à la fois à des fins civiles et militaires."

  2. 2

    Elisabeth / AREVA ??

    je n'ai vraiment pas rêvé ...

    --------------------------------

    RUSSIE / Nucleaire /Arcelor / Inde/ SAFRAN ... tout est lié ....

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    12.02.2006

    Dominique de Villepin se rend en Russie lundi et mardi pour une visite officielle destinée à renforcer la coopération économique mais qui sera également l'occasion d'évoquer avec Vladimir Poutine les dossiers brûlants du moment, tels que l'Iran et le Hamas.

    Mais la priorité sera économique. La France n'est que le neuvième partenaire commercial de Moscou, le sixième investisseur en Russie. Le marché russe n'absorbe que 0,7% des exportations françaises.

    Les questions énergétiques et spatiales seront au centre de la visite du Premier ministre, qui est accompagné par les P-DG de Gaz de France, d'EADS, de Thales ou encore d'AREVA, ainsi que par le président du directoire de SAFRAN et le directeur général de Total.

    Deux accords dans le domaine spatial doivent être signés au cours de ce voyage, notamment sur le lancement dans les années qui viennent de vaisseaux Soyouz depuis Kourou, en Guyane.

  3. 3

    rajwiya

    Elisabeth écrit:

    Des « droits » qui comprennent notamment, selon lui, l’enrichissement de l’uranium. Or cette technique peut servir à la fois à des fins civiles et militaires."

    Mais... cela s'appelle du lynchage! Si à chaque fois que quelque chose est susceptible, selon mon subjectivisme, de mener à "je-ne-sais-quoi" on doit se méfier et interdire, où irions-nous?

    Vous savez, en droit, on est présumé innocent jusqu'à preuve du contraire. Par ailleurs, s'il y a accusation, c'est au plaignant d'apporter la preuve. Ce n'est pas à l'Iran de prouver.
    Imaginez que votre voisin vous accuse d'avoir voulu attenter à la vie de la Reine de Grande-Bretagne!

    Et puis, à la limite, cela est simplement de la discrimination. En effet, pourquoi ces mêmes pays qui "auraient" peur de quelque choise d'encore hypothétique ne verraient pas la poutre qu'ils ont dans l'oeil, à savoir les centaines et les milliers de bombes qu'ils détiennent?
    Vous savez que les US détiennent 11000 bombes? C'est eux qui me font peur...

    Et puis lisez bien le TNP: il n'interdit pas l'enrichissement mais par contre pose en contrepartie de la non prolifération un effort de désarmement de la part des puissances nucléaires. Or celles-ci continuent d'armer, arment ou laissent armer Israël, l'Inde et le Pakistan.

    Vous trouvez cela juste?

    Comme quoi, la raison du plus fort...

  4. 4

    BEN


    Interview Boursorama

    Jean-Fabrice Mathieu, Directeur général de SeLoger.com


    (Boursorama.com) Votre chiffre d'affaires sur les 9 premiers mois est en hausse de 58,4%. Comment l'expliquez-vous ?

    L'ensemble des activités connaît une progression soutenue. Pour le coeur de métier, les petites annonces et média (79% du chiffre d'affaires), la croissance s'établit à 48,3%. Il faut noter le caractère particulièrement dynamique des ventes en province avec une progression de 66,9%.

    L'activité de publicité en ligne et partenariats (5,4% du chiffre d'affaires) a connu une hausse de 93,6%. Cette performance traduit la capacité du groupe à monétiser son audience particulièrement ciblée.

    Enfin, l'activité services (21% du chiffre d'affaires) a bondi de 112,5%. Elle bénéficie notamment de l'intégration de Périclès, logiciel de gestion leader en France pour les agents immobiliers.


    Vous observez une forte augmentation des petites annonces. Ceci signifie-t-il que la partie est plus facile entre particuliers ? Pourquoi ?


    Peu d'études permettent de chiffrer précisément la part des transactions de particuliers à particuliers. Mais il est clair que le marché tend à se professionnaliser et la part des particuliers se réduit.

    Les procédures de vente sont de plus en plus complexes : chaque propriétaire doit produire pour la vente de son bien un certificat loi Carrez, un certificat sur la présence de plomb, d'amiante, de termites, de performance énergétique .

    Depuis le 1er Novembre, il doit également produire un certificat de diagnostic gaz. Pour les propriétaires-vendeurs, la tentation devient grande de faire appel à un professionnel.

    Par ailleurs, plus le marché se tend, moins il est facile de trouver des acquéreurs par soi-même et plus les propriétaires sont incités à utiliser les services d'un professionnel pour vendre leur bien.


    Vous envisagez d'augmenter votre taux de pénétration ?


    Notre taux de pénétration est en augmentation constante. Fin 2006, nous avons atteint un taux de 36%, en avance sur notre plan de marche puisque nous ne prévoyions que 35%.

    Nous nous sommes engagés vis-à-vis du marché boursier à atteindre un taux de pénétration de 45% à fin 2007. Nous étions à 44% fin septembre. Nous devrions cette année encore dépasser notre objectif .

    Nous restons donc confortables par rapport à l'objectif de 70% de pénétration à fin 2009.

    Comment envisagez-vous de faire ?

    La conquête de clients en province représente environ 80% de notre conquête totale. La province constitue notre principal moteur de croissance.

    Nous visons un taux de pénétration de 70% fin 2009 . Compte tenu de notre rythme de croissance actuel, nous sommes en bonne voie pour atteindre cet objectif.


    Quel regard portez vous sur l'arrivée du modèle low cost avec les sites comme efficity.com et
    site-leader-immobilier.fr ?

    Depuis son origine, SeLoger.com s'est développé dans un environnement concurrentiel. Régulièrement, des acteurs choisissent d'adopter un positionnement low cost. Mais les agents immobiliers et les internautes sont d'abord à la recherche d'efficacité.


    Regroupant près de 900 000 petites annonces en France, le site SeLoger.com est de loin le numéro un sur Internet. Les internautes ne s'y trompent pas : le trafic du groupe s'établit à plus de 1,2 million de visiteurs uniques par mois.


    Que pensez-vous de la volonté de Nicolas Sarkozy de faire de la France "un pays de propriétaires" ? Ce souhait vous semble-t-il concrétisable ?

    La France connaît un taux de propriétaire de 58%, ce qui est faible par rapport à la plupart des autres pays d'Europe. Il est logique de vouloir faire progresser ce chiffre. Dans la perspective de retraites moins assurées que par le passé, il est logique de préférer avoir son propre toit.

    Les mesures fiscales qui viennent d'être adoptées pour l'achat de la résidence principale devraient avoir un effet favorable même dans le contexte actuel de hausse des taux d'intérêt.

    On assiste à une baisse des prix de 0,9% sur le marché. Peut-on dire que les prix de l'immobilier ont cessé de flamber ? Pensez-vous que cette tendance à la baisse a vocation à s'inscrire dans le temps ?

    Il semble que le marché de l'immobilier ait trouvé un certain équilibre entre les acheteurs et les vendeurs puisque les prix tendent à se stabiliser. Il existe toujours des disparités entre la plupart des agglomérations de province et Paris où la tendance semble toujours être haussière.

    Il n'est pas certain que le marché de l'immobilier soit à un tournant. Pour l'instant, le marché semble plutôt avoir atteint un plateau.

    Comment réagissez-vous face à cette baisse des prix sur le marché ?

    La baisse des prix du marché n'a pas d'incidence directe pour SeLoger.com. En revanche, si les conditions de marché se durcissent, les agents immobiliers auront tendance à privilégier les supports de communication offrant le meilleur rapport coût/efficacité.

    Ils devraient donc accélérer le transfert de leurs dépenses marketing des journaux vers l'Internet. Cette tendance est très positive pour SeLoger.com.


    Peut-on craindre une contagion de la crise des subprimes en France ?

    Les banques françaises appliquent des règles d'octroie des crédits très strictes par rapport à celles de certains organismes aux Etats-Unis. Le niveau de solvabilité des accédants à la propriété en France est donc élevé. De plus, la plus grande part des crédits immobiliers accordés en France est à taux fixe.

    Dans ces conditions, on peut considérer que le compartiment d'emprunteurs subprime n'existe pas en France. Si une contagion devait avoir lieu, ce serait au niveau macro-économique, l'économie européenne ayant des dépendances non-négligeables avec l'économie américaine.

    Le cabinet Precepta (groupe Xerfi) indique que les conditions sont réunies pour que le marché de l'immobilier en France subisse “un ajustement fortement baissier”, et que les prix reculent “de 18% d'ici à 2010”. Qu'en pensez vous ?

    C'est une perspective très sombre, probablement pessimiste. Il ne faut pas oublier que le marché de l'immobilier reste soutenu par des facteurs démographiques forts et de long terme : allongement de la durée de la vie, naissances, augmentation du nombre de foyers mono parentaux...

    Propos recueillis par Imen

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