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Thyssenkrupp se déterminera sur son projet de fusion avec Tata d’ici septembre

Thyssenkrupp souhaite prendre d’ici fin septembre une décision sur son projet de fusion de ses activités européennes du domaine de la sidérurgie avec celles de l’indien Tata Steel. C’est en effet ce qu’a indiqué jeudi le responsable de son comité d’entreprise dans le secteur de l’acier.

Selon Günter Back, le directeur financier de Thyssenkrupp, Guido Kerkhoff, aurait ainsi déclaré que le groupe allemand déciderait d’ici la fin de son exercice fiscal 2016/2017 de poursuivre ou non ce projet de fusion. Une décision qui tarde en longueur alors que des discussions complexes sont menées depuis plus d’un an, le Brexit n’ayant pas simplifié les choses. A l’heure qu’il est, Thyssenkrupp n’a toutefois pas souhaité s’exprimer sur le sujet.

Pour rappel, l’indien Tata et l‘allemand Thyssenkrupp souhaitent regrouper leurs activités européennes dans une coentreprise détenue à parts égales. Leur objectif commun est de tenter de réduire leurs coûts et les surcapacités du marché. Précisons que Thyssenkrupp opère essentiellement en Allemagne tandis que Tata est surtout présent au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.

Une des prérequis nécessaires pour pouvoir aboutir à un accord concerne la possibilité pour Tata de parvenir à une solution pour son régime de retraite au Royaume-Uni, lequel est lourdement déficitaire car il compte 1 salarié cotisant pour 13 retraités. Le groupe indien a a décidé de séparer ce régime pesant 15 milliards de livres (17 milliards d’euros) de ses activités mais les modalités de cette opération demeurent un frein à un éventuel accord avec Thyssenkrupp.

Le 31 mars dernier, Tata Steel a ainsi fermé le fonds de retraite des salariés de sa filiale britannique. Près des trois quarts des employés syndiqués avaient alors voté en faveur de cette mesure. Désormais, les futurs retraités n’auront plus de garantie sur le montant de leur pension. Le prix à payer pour maintenir l’emploi via le programme d’investissement.

Sources : Reuters, Les Echos

Elisabeth Studer – 22 juin 2017 – www.leblogfinance.com

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2 commentaires

  1. retrouvé le retour 23 juin 2017 à 08:23

    Des “hors d’âge” employés aux USA, jusque dans les aéroports aux “states” toute personne lucide et sans peau de saucisson devant les yeux en a vu !! A partir du moment ou cet état de fait est un “modèle de modernité” pourquoi pas bientôt la même chose chez les imitateurs compulsifs !!
    Le vrai problème est maintenant économique sur toute la ligne et pas que pour la dette et les systèmes de retraites.
    Pour cette même raison avec le changement de Ministre et une ministre “comptable” nos armées risquent de commencer à réfléchir !! Espérons ne pas voir un scénario à la mode Bou aké, aurons nous bientôt une université “Macron” comme Bou Aké a une université Alassane Ouattara ?

  2. retrouvé le retour 23 juin 2017 à 08:24

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