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Israël : chantage au gazoduc avec la Turquie en vue d’obtenir un accord de paix à Chypre ?

Enfin des diplomates qui osent affirmer haut et clair l’enjeu lié à un éventuel  accord de paix à Chypre … même si, certes, cela est loin d’être désintéressé … Alors qu’ici même depuis de nombreux mois nous vous faisions part de la guerre énergétique à laquelle se livraient les grandes puissances de ce monde en mer Méditerranée orientale, l’ambassadeur d’Israël à Ankara a déclaré mercredi qu’un accord de paix à Chypre accélérerait la mise en place d’un projet d’acheminement de gaz d’Israël à la Turquie. Projet qui devrait le cas échéant changer la donne géopolitique et l’échiquier énergétique mondial, renforçant le poids d’Israël et de la Turquie  et affaiblissant des pays producteurs.

Depuis plusieurs années, la Méditerranée orientale est devenue une zone d’exploration gazière très active, notamment après la découverte d’importants gisements gaziers au large d’Israël et de Chypre, l’Egypte  la Turquie, Israël, le Liban, la Syrie, comptant bien ne pas être lésé dans la bataille. Rappelons parallèlement que Chypre est coupée en deux – entre partie turque et partie chypriote – depuis plus de 40 ans.

“Nous pensons qu’une solution à la crise chypriote peut accélérer l’exécution du projet énergétique”, a ainsi affirmé Eitan Naeh, s’exprimant lors d’une rencontre avec la presse. L’ambassadeur fait ainsi référence au projet d’exportation de gaz du gisement de Léviathan, dont le démarrage de l’exploitation est prévue pour 2019. Rappelons que Eitan Naeh est en poste depuis décembre 2016, devenant ainsi le premier ambassadeur d’Israël en Turquie depuis 2010.

- Chypre et Israël intimement liés dans la recherche gazière - 

Précisions de taille : un accord de délimitation des zones économiques exclusives a été conclu le 17 décembre 2010 entre Israël et Chypre, en vue de permettre aux deux pays la poursuite des recherches off-shore d’hydrocarbures de part et d’autre dans la partie orientale de la Méditerranée, de  gigantesques réserves de gaz ayant été alors découvertes dans la zone. Cette entente avait provoqué de vives réactions des pays voisins … Turquie, Syrie, Liban et l’Égypte voyant d’un mauvais œil la volonté hégémonique de l’Etat hébreu sur les gisements récemment découverts.

Selon les contrôles de la commission gouvernementale israélienne mise en place pour gérer un fonds d’exploitation des ventes, les recettes prévues des gisements Léviathan, Tamar et Dalit étaient alors  estimées à 100 voire à 130 milliards de dollars jusqu’en 2040.

« Cette découverte fait potentiellement d’Israël un pays exportateur de gaz naturel », avait alors souligné David Stover, haut dirigeant de Noble Energy, société basé à Houston, Texas, alors principal opérateur du site. Le ministre israélien des Infrastructures nationales Uzi Landau avait affirmé parallèlement qu’ Israël pourrait devenir un exportateur de gaz … vers l’Europe … au grand dam de la Russie.

- Israël souhaite exporter du gaz vers la Turquie - 

Parallèlement aux propos de Eitan Naeh, une responsable israélienne a déclaré pour sa part qu’Israël espérait pouvoir exporter du gaz vers la Turquie dès 2021. L’Etat hébreu espère en effet exporter ce gaz vers la Jordanie, l’Europe et la Turquie. Un premier accord a déjà été signé avec Amman en septembre 2016. Selon la responsable israélienne, un accord avec la Turquie devrait être finalisé d’ici l’été 2017.

D’après les études techniques, la meilleure voie d’acheminement de gaz entre Israël et la Turquie passe par les eaux territoriales chypriotes. Mais la semaine dernière les pourparlers de paix ont été interrompus en raison d’une polémique liée à une commémoration dans les écoles de la partie sud de l’île.

Pour rappel, Chypre est divisée entre la République de Chypre, où réside la communauté chypriote grecque dans le sud de l’île, et une entité chypriote turque au nord uniquement reconnue par Ankara. En 1974, l’armée turque a envahi le tiers nord de l’île, en réaction à un coup d’Etat manqué de nationalistes chypriotes grecs, lequel avait pour objectif de rattacher Chypre à la Grèce.

En juin 2016, Israël et la Turquie ont signé un accord pour mettre un terme à une crise diplomatique (dite de Mavi Marmara ) survenue en juin 2010, lorsque les forces spéciales israéliennes avaient pris d’assaut un bateau qui se dirigeait vers Gaza, provoquant la mort de dix militants turcs qui se trouvaient à bord. Les deux parties ont accepté de mettre un terme à leur différend après avoir mené des discussions dans plusieurs pays tiers. Au terme de l’accord, Israël a accepté de verser 20 millions de dollars de compensation, à présenter ses excuses pour le raid tout en autorisant l’aide turque de parvenir à Gaza via le port israélien d’Ashdod. Cette normalisation avait été vivement encouragé par les Etats-Unis, gaz et pétrole « obligent »  …

- La Grèce : une alternative à la solution turque -

Mais désormais, via les propos de son ambassadeur, Israël pourrait tenter d’accélérer les discussions avec la Turquie, laquelle, empêtrée dans une grave crise économique pourrait voir dans le projet de gazoduc l’espoir d’empocher des subsides biens précieux par les temps actuels. Une manne également convoitée par la Grèce  qui pourrait coiffer la Turquie au poteau si celle-ci n’y prenait garde …

En effet, en décembre 2016, Israël a donné son autorisation pour la vente à la Grèce de deux champs gaziers situés dans la zone, brisant le monopole d’un consortium formé par la compagnie américaine Noble Energy et le groupe israélien Delek. Un accord d’autant plus important qu’ils renforcent les relations entre les gouvernements grecs et israéliens alors qu’Israël mène un projet de construction de gazoducs en Méditerranée, avais-je alors indiqué.

L’exploitation de ces deux champs, dénommés Karish et Tanin, avait initialement été attribuée au consortium israélo-américain, qui contrôle déjà deux autres champs beaucoup plus vastes de la zone. Situation qui avait été vivement pointé du doigt par l’autorité israélienne de la concurrence. Mais désormais, selon les termes mêmes du ministre de l’Energie Youval Steinitz, décision a été prisé de « mettre fin à cette situation de monopole ». Selon le ministre, la production totale de gaz des quatre champs découverts en Méditerranée devrait rapporter 350 milliards de shekels (92 mds de dollars, 87,5 mds d’euros).

En août 2016, la compagnie grecque Energean a accepté de payer 150 millions de dollars (environ 140 M d’euros) à Noble Energy et Delek pour obtenir la suprématie sur les deux champs gaziers dont les réserves sont estimées à 60 milliards de m3. Youval Steinitz avait alors indiqué que des projets de construction de gazoducs en Méditerranée vers l’Egypte, la Turquie et l’Italie avançaient sans donner toutefois d’autres précisions.

En octobre dernier, alors qu’Israël et la Turquie avaient annoncé avoir décidé d’examiner un projet de gazoduc pour acheminer du gaz israélien vers l’Europe, le ministre israélien de l’Energie avait expliqué que sa stratégie était de multiplier les options. « Je veux plus qu’une seule option d’exportation. Je veux que nous ayons au moins deux ou peut-être trois gazoducs qui nous permettront d’exporter pas seulement vers cette région mais aussi vers l’Europe », avait-t-il déclaré. « Nous sommes  prêts à collaborer à un tel projet avec des investisseurs étrangers, mais aussi avec la Grèce  et Chypre » , avait  d’ailleurs précisé dès 2010 le ministre israélien des Infrastructures nationales Uzi Landau.

Début janvier 2016, Israël, la Grèce et Chypre ont annoncé qu’ils allaient travailler sur un projet de gazoduc reliant les trois pays afin d’exporter à terme le gaz naturel de Méditerranée orientale vers l’Europe, fortement dépendante de la Russie  pour ses approvisionnements. « Nous réitérons à l’occasion de cette rencontre notre soutien à l’idée d’exporter le gaz de la Méditerranée orientale vers l’Europe », avaient alors précisé les Premiers ministres israélien Benjamin Netanyahu, grec Alexis Tsipras et le président de Chypre Nicos Anastasiades dans une déclaration commune. « Dans ce contexte, nous sommes prêts à explorer plus en avant des projets comme le gazoduc EastMed », avaient-ils ajouté.

Selon IGI-Poseidon, la compagnie énergétique grecque, filiale de la Compagnie publique de gaz DEPA et de la société italienne Edison, qui soutient le projet, le gazoduc EastMed aurait une longueur d’environ 1.900 kilomètres, et permettrait de transporter 15 millions de m3 de gaz vers l’Europe par an. Lors d’une conférence de presse commune, M. Netanyahu avait précisé que les trois pays allaient former un comité conjoint pour faire avancer le dossier et qu’ils allaient étudier la possibilité de relier leurs réseaux électriques par un câble sous-marin.

En juin 2016, la société Poséidon a signé un accord de coopération pour le gazoduc East-Med avec la société américaine Noble Energy International, qui participe à l’exploitation des gisements de la région.
Le gazoduc East-Med devrait relier directement les gisements de la Méditerranée orientale à la Grèce via Chypre et la Crète. Sa capacité devrait être de 16 milliards de m3 de gaz naturel par an. Son developpement est soutenu par l’UE. La société Poséidon, est également impliquée dans le développement du gazoduc du même nom (Poséidon – Grèce-Italie) et du gazoduc gréco-bulgare IGB.

Sources : AFP, L’Orient le Jour, Mondialisation.ca, Al-Thawra

Elisabeth Studer – 1 er mars 2017 – www.leblogfinance.com

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12 commentaires

  1. retrouvé le retour 2 mars 2017 à 21:50

    Tous ces états religieux vont connaitre les fins minables qu’ils méritent, ils pourrissent le monde !! Les états doivent être régis par des CONSTITUTIONS et non par l’interprétation débile de textes conçu quand on pensait la terre plate ! et qu’il y avait des concours de débile pour situer une sorte de nombril du monde. ;) ;)

  2. retrouvé le retour 3 mars 2017 à 01:04

    Visiblement ES tu ne comprends pas vraiment, que tout le secteur est miné par des failles tectoniques (avec éventuellement des possibilités de tsunami exactement comme à Fukushima !! ) et ensuite toute cette zone nous pourri l’Europe avec des états religieux, incompatibles avec la démocratie !!.

  3. retrouvé le retour 5 mars 2017 à 11:03

    https://www.lorientlejour.com/article/1038718/philippines-la-depouille-dun-otage-allemand-decapite-retrouvee.html

    Et voila ceux qui comme Kouchner on favorisé la naissance monstrueuse d’états construits sur des bases pseudo-religieuses ici ou là, sont directement responsables de ce genre de situation.
    ES, Assassiner un Gorani ou un Rom au Kosovo, sous la protection de ce “Monsieur” c’est à vomir

  4. Jimmy 11 mars 2017 à 10:04

    Et les Palestiniens, ils sont exclus des gisements sur les zones de leurs territoires?

  5. Elisabeth Studer 11 mars 2017 à 13:08

    je regarde , merci de votre remarque
    je suppose que oui …. :-(

  6. Elisabeth Studer 11 mai 2017 à 23:49

    Chypre: l’émissaire de l’ONU appelle à l’apaisement autour des négociations

    AFP11/05/2017

    L’émissaire de l’ONU pour Chypre a appelé jeudi à l’apaisement pour éviter une nouvelle crise dans les pourparlers pour la réunification de l’île méditerranéenne.

    “Ce n’est pas un secret qu’un environnement difficile entoure (actuellement) les pourparlers, au niveau domestique et international”, a déclaré Espen Barth Eide aux journalistes après avoir rencontré le président chypriote grec Nicos Anastasiades.

    “Il s’agit d’une bonne période pour appeler les parties à faire tout leur possible pour réduire toute forme de tension qui pourrait rendre les pourparlers plus problématiques”, a-t-il relevé.

    M. Anastasiades a par ailleurs rencontré jeudi Mustafa Akinci, dirigeant de la République turque de Chypre nord (RTCN), l’entité non reconnue -sauf par Ankara- qui gère le nord de l’île.
    Les deux responsables avaient relancé en mai 2015 les discussions pour réunifier Chypre, divisée depuis l’invasion en 1974 des troupes turques dans le tiers nord de l’île en réponse à un coup d’Etat visant à rattacher le pays à la Grèce, qui inquiétait la minorité chypriote turque.

    Les deux dirigeants doivent encore trouver un terrain d’entente sur plusieurs sujets épineux tels que les droits de propriété ou les ajustements territoriaux.

    Ces pourparlers sont également compliqués par la perspective de l’élection présidentielle de février 2018 en République de Chypre et par la recherche d’hydrocarbures dans les eaux chypriotes qu’Ankara souhaiterait voir interrompue jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée.

    M. Eide a toutefois relevé que les dirigeants avaient réalisé des “progrès considérables”. “Voir cela gâché par une crise internationale serait très triste pour nous tous”, a-t-il dit.

  7. retrouvé le retour 12 mai 2017 à 13:33

    “Ce n’est pas un secret qu’un environnement difficile entoure (actuellement) les pourparlers, au niveau domestique et international” Bravo pour ce Monsieur type Kouchnerisé dont papa, maman sont déjà dans le bizzness.

    Une solution à deux états religieux, bravo les sème m….

  8. Elisabeth Studer 12 mai 2017 à 20:26

    c’est cela aussi . Ils savent quelle m… c’est puisque c’est eux qui l’ont semée …. :-(

  9. retrouvé le retour 12 mai 2017 à 22:12

    On parle bien de cette personne sème m…. : Espen Barth Eide ? Qui suit la route de papa et maman !! Des Zumanitaires !!

    En fait presque tous les Norvégiens sont de drôles de cocos !!
    Quand ils auront fini leur pétrole et que leur fond dit “souverain” sera à plat car géré par pire que Madofffff, ils viendront manger dans nos assiettes !!
    A moins qu’ils ne mangent encore plus de baleines, tuées scientifiquement à la japonaise !!

  10. Elisabeth Studer 13 mai 2017 à 00:54

    je parlais plus globalement ONU and consorts US

  11. retrouvé le retour 13 mai 2017 à 10:01

    Oui mais ce diable ci se loge aussi dans le détail. Le profil de cet esclave ( Slave dans la langue de Shakespeare !!) est très instructif. Les premières lignes “humanitaires” sortent des tranchées de la propagande. (voir plus bas !!)
    Les bases anglaises ( bases de l’ancien colonisateur anglo-saxon) sont directement et sans problème depuis l’invasion turque au contact des militaires turcs !! ;(

    Mon grand père n’avait jamais pu parler de l’utilisation qu’il avait reçu l’ordre de faire de son canon de 75 sur des fantassins allemands sortis eux aussi de leurs tranchées par leurs officiers ” Junker “!! :) :)

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Junker

    Guerre soit disant asymétrique: L’état major français avait organisé une fausse retraite de ses fantassins, mis les 75 en première ligne avec des réglages de tir tendu et des obus “spéciaux”
    Lorsque les Allemands ont vu les tranchées françaises vides ils sont allés directement dans le piège !!
    Après le tir à vue de l’artillerie, les fantassins français ont pu prendre en contre attaque les tranchées allemandes et mon grand père est resté bien longtemps avec son canon au milieu des cris de douleur des soldats allemands qu’il avait gravement mutilés et que les ambulances militaires avaient du mal à porter vers l’arrière tellement ils étaient nombreux !

    Ceux qui ont déclenché la répartition des populations du Moyen Orient dans des états “religieux” sont des criminels qui seront jugés dans un nouveau Nürnberg !!

  12. ES 27 juin 2017 à 12:28

    Discussions sur Chypre: “Occasion unique, solution possible” (médiateur de l’ONU)

    Genève – Les nouveaux pourparlers sur la réunification de Chypre, divisée depuis plus de 40 ans, qui débutent mercredi en Suisse, représentent “une occasion unique” et “une solution est possible”, a affirmé l’émissaire spécial de l’ONU sur ce dossier, Espen Barth Eide.

    “Il y aura de longues journées et un travail difficile (…) sans garantie de succès”, a-t-il reconnu lors d’une conférence de presse à Genève avant de rejoindre la station alpine de Crans-Montana où vont se dérouler les discussions.

    Mais “c’est une occasion unique, parce que après toutes ces décennies de division, c’est possible de trouver une solution”, a-t-il ajouté.

    Après l’échec d’un premier round de discussions qui s’étaient tenues en janvier en Suisse, le président chypriote Nicos Anastasiades et le dirigeant chypriote turc Mustafa Akinci doivent se retrouver mercredi à Crans-Montana pour relancer les négociations sous l’égide de l’ONU.

    Chypre est divisée depuis 1974, lorsque l’armée turque a envahi la partie nord de l’île en réaction à un coup d’Etat de Chypriotes grecs qui visait à rattacher le pays à la Grèce et suscitait une vive inquiétude auprès de la minorité chypriote turque.

    La Turquie conserve quelque 35.000 soldats dans le nord de l’île où a été proclamée une “République turque de Chypre du nord” qui n’est reconnue que par Ankara.

    Le médiateur a affirmé que sur les six chapitres de discussion, “des progrès importants” ont été accomplis sur cinq d’entre eux en janvier : Le partage du pouvoir dans le futur Etat, les droits de propriété, l’économie, les relations avec l’Union Européenne et la répartition territoriale. Sur ce dernier chapitre, M. Eide a rappelé que “des progrès sans précédent” avaient été faits lors du round de janvier grâce à l’échange de cartes du futur Etat unifié conservées par l’ONU.

    Sur le sixième chapitre, celui de la sécurité du futur Etat fédéral, il a reconnu que “les points de vue sont diamétralement opposés”.

    Actuellement, les trois “garants” de la sécurité de l’île — Turquie, Grèce et Grande-Bretagne, ex-puissance coloniale — conservent le droit d’intervenir militairement.

    Nicosie, soutenue par Athènes, fait pression pour l’abolition du droit d’intervention unilatéral pour un pays tiers et réclame un calendrier clair pour le retrait progressif des troupes turques.

    Les Chypriotes turcs veulent conserver une présence militaire turque.

    Selon une source diplomatique, la Turquie serait prête à réduire de 80% sa présence militaire.

    (©AFP / 27 juin 2017 12h21)

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