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GM va réembaucher en 2018 des ouvriers licenciés en 2017, effet Trump ?

C’est bien connu il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Fort de ce postulat, GM a annoncé mercredi
qu’il comptait réembaucher 500 ouvriers de sa chaîne de montage du Michigan, qui doivent néanmoins être licenciés en mai prochain. Raison affichée par le constructeur : répondre à la demande croissante de SUV et crossovers.

Pour ceux qui seraient tentés de croire que la véritable raison serait liée à la visite le même jour de Donald Trump dans le Michigan, GM a tenu à démentir toute influence du nouveau président américain dans sa décision.

En restant factuel, on se doit tout de même de noter que la croissance des ventes de crossovers est intimement liée à la politique de Donald Trump concernant les normes d’émissions et de consommation des véhicules. Or, le revirement de stratégie industrielle du constructeur a été rendue public quelques heures à peine avant l’arrivée du Chef d’Etat US dans le Michigan, en vue de se prononcer officiellement sur une remise à plat du dossier.

La semaine dernière, GM avait fait part de son intention de licencier 1.100 ouvriers en mai sur sa chaîne de montage Lansing Delta Township dans l’Etat du Michigan. Le groupe avait parallèlement indiqué vouloir transférer la production de ses crossovers GMC Acadia à Spring Hill, dans le Tennessee, l’usine du Michigan ne devant produire plus que deux modèles, les  Chevrolet Traverse et Buick Enclave.

Mais mercredi, le constructeur a annoncé qu’environ 500 emplois seraient rapatriés en 2018, lorsque débutera la production des nouvelles versions de ces deux modèles. Objectif affiché : se doter de la flexibilité nécessaire pour pouvoir répondre à la demande.

Selon les dires de Pat Morrissey, porte-parole du groupe, GM n’a « fondamentalement modifié » aucun de ses projets mais continue à rechercher des manières d’améliorer ses opérations et d »e trouver le moyen d’aider » son pays, de créer des emplois et de soutenir la croissance économique”. Des arguments proches des discours de Donald Trump sur nationalisme et emploi US.

Sources : Reuters, GM

Elisabeth Studer – 17 mars 2017 – www.leblogfinance.com

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2 commentaires

  1. retrouvé le retour 18 mars 2017 à 16:31

    Cross over quoi ? On verra bien !! J’ai bien peur que se soit le mur du çon !! Encore un mur !!! :)

  2. Elisabeth Studer 28 mars 2017 à 20:05

    GM dit non au fonds Greenlight qui veut deux classes d’actions

    Reuters Reuters28 mars 2017
    (Reuters) – Le fonds spéculatif Greenlight Capital, fondé par le financier David Einhorn, a proposé mardi à General Motors d’instaurer deux classes d’actions, dont une seule donnerait droit à un dividende, afin d’améliorer sa flexibilité financière et de faire monter son cours de Bourse.

    Le titre du constructeur automobile a réagi positivement en gagnant 3,05% à 35,77 dollars vers 17h00 GMT à Wall Street, en dépit de la fin de non recevoir opposée par la direction du groupe automobile.

    Dans un communiqué, GM a expliqué qu’il avait étudié pendant sept mois la proposition défendue par Greenlight et conclu qu’elle ne servait pas les meilleurs intérêts de ses actionnaires.

    Il recommande en outre aux actionnaires de se prononcer contre les nominations proposées par le fonds au conseil d’administration.

    Le communiqué rappelle que GM prévoit de reverser sept milliards de dollars (6,5 milliards d’euros) à ses actionnaires en 2017.

    Greenlight affirme que son projet permettrait au groupe de réduire ses frais financiers et de dégager entre 13 et 38 milliards de dollars de valeur actionnariale.

    Interrogé sur CNBC après la réaction de GM, David Einhorn a dit continuer de soutenir la directrice générale Mary Barra.

    “En dépit son rejet de notre idée, nous restons positifs sur Mary Barra”, a-t-il dit.

    Le fonds de David Einhorn détenait 0,88% du capital de GM à la date du 31 décembre, selon les données de Reuters.

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