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Mur de Trump entre Mexique et USA : quand Israël vante son expérience

Si nombreux sont ceux qui voient dans la construction d’un mur entre Mexique et Etats-Unis un projet difficilement acceptable, certains s’en frottent déjà les mains.

Une société israélienne de sécurité s’est dite en effet prête à aider Donald Trump pour la réalisation de l’une de ses promesses de campagne les plus controversées : la construction d’un mur le long de la frontière entre les États-Unis et le Mexique.

Mieux encore, la société israélienne – Magal Security Systems  - met en avant son expérience dans le domaine, rappelant qu’elle a établi des “barrières intelligentes” autour de la bande de Gaza et le long des frontières avec l’Egypte, la Jordanie et les territoires de Cisjordanie. Cette société allie les clôtures barbelées avec des systèmes vidéos, des capteurs et de la surveillance par satellite. De quoi faire également le bonheur de sociétés high-tech et d’armement alors que le lobby militaire US n’a pas jamais caché ses accointances avec Donald Trump.

Possédant des activités aux États-Unis et en Israël, la société examine une possible participation  pour la sécurisation de la frontière longue de plus de 3200 kilomètres. “Le marché de la frontière était en berne, puis sont arrivés l’État islamique et le conflit syrien,” a admis auprès de Bloomberg le directeur général de Magal, Saar Koursch, laissant ainsi entrevoir ce que les nouveaux conflits planétaires offraient comme opportunités à son entreprise. “Le monde change et les frontières font un retour fracassant” a-t-il même ajouté.

Benjamin Netanyahou loue régulièrement les récentes barrières de protection construites par Israël. Il fait également référence à l’efficacité de ces barrières dans la diminution de la vague de migration africaine en provenance de la péninsule du Sinaï vers le sud d’Israël.

Si la proposition quant à la frontière avec le Mexique paraît irréaliste pour certains, Saar Koursch a déclaré qu’il prenait le projet très au sérieux en estimant que Magal avait l’expérience nécessaire. “N’importe qui peut vous faire une très jolie présentation PowerPoint, mais rares sont ceux qui peuvent présenter un projet aussi complexe que celui de Gaza, qui est d’ailleurs constamment mis à l’épreuve”.

La bourse ne s’y est pas trompé, les actions enregistrant une hausse de 6 %  après  la victoire de Donald Trump.
Sources : Mangal, Israël Valley, Bloomberg

Elisabeth Studer – 11 janvier 2017 – www.leblogfinance.com

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11 commentaires

  1. retrouvé le retour 12 janvier 2017 à 00:19

    Franchement qui peut aujourd’hui sans rire se vanter de murs alors que la terre entière est murée comme un camp de concentration nazi géant. Voir Calais !! Où ces crétins d’Anglais nous imposent un mur sur notre sol, pour retenir entre autre des mineurs qui veulent rejoindre leurs parents.
    Envoyons leur Kouchner avec ses équipes de boatpeople,

  2. ES 12 janvier 2017 à 13:24

    Le Mexique « bien entendu, ne paiera pas le mur » (Nieto)

    Mexico – Le Mexique, « bien entendu, ne paiera pas le mur » frontalier que le nouveau président américain Donald Trump veut construire, a déclaré mercredi le président Enrique Peña Nieto, tout en assurant vouloir oeuvrer à une « bonne relation » avec les Etats-Unis.

    « Il est évident que nous avons quelques divergences avec le prochain gouvernement des Etats-Unis, comme au sujet du mur que, bien entendu, le Mexique ne paiera pas », a-t-il déclaré.

    Quelques heures plus tôt, M. Trump avait une nouvelle fois assuré que les contribuables américains financeraient le budget de construction de ce mur, mais que Mexico rembourserait ensuite.

    « D’une manière ou d’une autre, et il y a plusieurs façons, le Mexique nous remboursera (…), que ce soit à travers une taxe ou un paiement, c’est moins probable que ce soit un paiement », avait affirmé le président américain élu lors de sa première conférence de presse avant son entrée en fonction le 20 janvier.

    Le président mexicain, qui s’exprimait devant les ambassadeurs mexicains réunis au palais national, a affirmé qu’il n’accepterait pas une décision « qui va contre notre pays et notre dignité en tant que Mexicains ».

    « Ce que je peux vous assurer c’est que nous oeuvrons pour avoir une bonne relation avec les Etats-Unis et son président » a-t-il ajouté.

    Concernant l’accord de libre-échange Aléna, que M. Trump s’est engagé à renégocier, voire abroger, Peña Nieto a affirmé que son pays chercherait un accord permettant de donner des garanties aux investissements.

    Il a renouvelé sa demande adressée au gouvernement américain de stopper le trafic illégal d’armes provenant des Etats-Unis ainsi que les flux d’argent d’origine criminelle qui alimentent les cartels au Mexique.

    (©AFP / 12 janvier 2017 00h58)

  3. retrouvé le retour 12 janvier 2017 à 14:59

    Le mur sera-il-construit par des internés d’un camp géant style Guantanamo, voir mieux style allemand 1933 / 45 ? Comme pourrait dire Fabius: « Guantanamo ne mérite pas d’être de ce monde » ???

  4. Elisabeth Studer 12 janvier 2017 à 20:25

    Plus fort encore : des Cubains exilés au Mexique puis aux USA ?

  5. Elisabeth Studer 12 janvier 2017 à 20:29

    Trump va -t-il aussi faire un mur entre USA et Cuba ?
    http://rue89.nouvelobs.com/2016/04/09/alejandro-a-quitte-cuba-les-usa-raconte-periple-facebook-263619

    Alors que 6 000 migrants cubains ont été récemment transférés vers les États-Unis depuis l’Amérique centrale

    Il n’y a pas que les Mexicains qui vont être stoppés …

  6. Elisabeth Studer 12 janvier 2017 à 20:31

    Les États-Unis, deuxième pays où l’espagnol est le plus parlé
    Un rapport indique que d’ici à 2050 les États-Unis pourraient être le pays comptant le plus d’hispanophones, devant le Mexique et l’Espagne.
    PAR SIXTINE LYS

    Les États-Unis sont-ils en passe de devenir le premier pays hispanophone ? Le Mexique, 121 millions d’habitants parlant l’espagnol, occupe toujours la première place du classement, mais il pourrait bien être détrôné, révèle El Mundo. L’Institut Cervantes, organisation culturelle indépendante, rapporte que les États-Unis ont désormais plus de locuteurs espagnols que la Colombie ou l’Espagne. Ainsi, parmi les 319 millions d’Américains, 41 millions ont pour langue natale l’espagnol et près de 12 millions sont bilingues. « Si nous avions ajouté les 9,7 millions d’immigrants en situation irrégulière, le nombre de potentiels hispanophones aux États-Unis atteindrait environ 62 millions », déclare l’Institut Cervantes.
    L’Institut estime à 559 millions la population d’hispanophones dans le monde, dont 470 millions de natifs. Selon le Bureau de recensement américain, le pays pourrait comptabiliser plus de 138 millions d’hispanophones – soit un tiers de sa population – en 2050, si la croissance de la communauté latino-américaine continue à augmenter à ce rythme. Les États-Unis dépasseraient alors le Mexique.
    Une préférence pour l’anglais

    Cela fait de nombreuses années que les États-Unis connaissent un flux migratoire massif depuis le Mexique. Pour preuve, la moitié des habitants du Nouveau-Mexique, l’un des États américains voisins de la frontière, parlent l’espagnol. La prédiction du Bureau de recensement n’est cependant plus aussi certaine. La population latino-américaine augmente toujours, mais nombre d’entre eux s’expriment couramment en anglais, dévoile le site Quartz. L’usage de leur langue natale dans la vie quotidienne tend à diminuer. Le think tank américain Pew Research Center montre d’ailleurs que les jeunes Latinos préfèrent regarder les nouvelles et les programmes de divertissement en anglais.

  7. retrouvé le retour 12 janvier 2017 à 23:02

    Il y a belle lurette qu’en zappant sur la télé à L.A. on ne tombe que sur des hispanophones !!
    Les USA ont des moyens de lutter contre le nationalisme économique des états d’Amérique latine: C’est la corruption totale.
    Exemple il a été décidé dans un état que pour chaque adjudication, il fallait au moins une entreprise locale pour 50%, on retrouve presque toujours une famille locale avec des autorisation d’émigration légale aux USA, voir des citoyens USA et une « entreprise US

  8. ES 13 janvier 2017 à 13:57

    quand on parle du loup :

    Fin du régime spécial d’immigration aux USA pour les Cubains: La Havane salue « un pas important »

    La Havane – Les autorités cubaines ont qualifié jeudi d’étape « importante » la fin du régime spécial d’immigration américain qui accorde depuis un demi-siècle un permis de séjour aux immigrants clandestins cubains arrivés aux Etats-Unis.

    Cet accord migratoire pour « une migration régulière sûre et ordonnée », signé jeudi avec effet immédiat, « abroge la politique connue sous le nom de +pieds secs/pieds mouillés+ » selon laquelle les autorités américaines acceptent les immigrants qui touchent terre et renvoient à Cuba ceux qui sont trouvés en mer, a salué le gouvernement cubain dans un communiqué.

    « Au terme de près d’un an de négociations (…) cet engagement doit contribuer à la normalisation des relations migratoires, marquées depuis la victoire de la révolution (castriste en 1959) par l’application de politiques agressives par les administrations américaines successives, qui ont encouragé la violence, la migration clandestine et le trafic de personnes, provoquant de nombreuses morts d’innocents », ajoute le texte.

    « Nous traitons désormais les immigrants cubains de la même façon que les immigrants d’autres pays », avait assuré peu auparavant le président américain Barack Obama, en annonçant cette mesure réclamée de longue date par La Havane.

    Depuis la « Loi d’ajustement cubain » entrée en vigueur en 1966 en pleine Guerre froide, les émigrants cubains se voyaient offrir des facilités d’installation aux Etats-Unis avec la possibilité d’obtenir une résidence permanente au bout d’un an.

    En 1995, avait été mise en place la politique de « pieds secs, pieds mouillés ».

    La Havane, qui s’est de son côté engagée à « ajuster sa politique migratoire » après cet accord, a aussi jugé jeudi qu’il était « nécessaire » que le Congrès « abroge totalement la loi de 1966″.

    Depuis la révolution castriste de 1959, environ deux millions de Cubains ont pris le chemin de l’exil aux Etats-Unis. La plupart résident en Floride (sud-est).

    (©AFP / 13 janvier 2017 01h34)

  9. retrouvé le retour 13 janvier 2017 à 21:49

    Les constructeurs de murs vont laisser leur culotte ( et certainement +) sur les barbelés de leurs installations.
    Ils ne faut pas avoir peur on ne connait pas une seule chose, c’est ce qui va servir de détonateur à cette gigantesque machine à vapeur !!

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