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Les bourses mondiales s’inquiètent d’une nette remontée de Trump dans les sondages

Alors que l‘élection présidentielle américaine approche à grands pas, les marchés mondiaux se montrent quelque peu fébriles, s’inquiétant d’une remontée de Donald Trump dans les sondages.

Mercredi, un d’entre eux donnant même vainqueur la candidat républicain a fortement secoué les places boursières. L’hypothétique victoire du milliardaire serait en effet de grandes incertitudes politiques et économiques pour les investisseurs.

Les principales Bourses européennes ont ainsi ouvert en baisse, reprenant la tendance affichée à la cloture de Wall Street mardi (-0,60 %), et de celle observées à Tokyo (-1,76 %) et Hong Kong (-1,45 %) mercredi.

A la fin de journée à Paris, l’indice CAC 40 repassait sous les 4500 points, chutant de 2,50 % depuis le début de la semaine tandis que l’once d’or remontait à la Bourse de Londres.

Sur le marché des changes, le yen montait face au dollar, la monnaie japonaise faisant figure de valeur refuge.

Les investisseurs se montrent particulièrement soucieux à la suite d’une enquête de  ABC-Washington Post donnant le candidat républicain en tête – chose qui ne s’était plus vue depuis le mois de mai – avec 46 % des intentions de vote, contre 45 % à Hillary  Clinton.

Si certes, en dehors de  ABC, les autres enquêtes d’opinion publique donnent toujours l’avantage à la démocrate, leur moyenne établie par le site Real Clear Politics ne place plus Madame Clinton qu’à 2,2 points devant son adversaire (45,3 % contre 43,1 %) au niveau national.

Même Donald Trump, qui affirmait encore récemment ne plus croire aux sondages, les cite de nouveau pour dire qu’ils sont « en hausse un peu partout ». « Nous allons regagner la Maison-Blanche », a-t-il même assuré mardi lors d’étapes dans deux Etats historiquement démocrates, la Pennsylvanie et le Wisconsin.

Après la réouverture surprise par le FBI de l’affaire des mails de Hillary  Clinton le week-end dernier, Trump a dénoncé une adversaire « confrontée à des problèmes judiciaires croissants ». Et ce, en dépit de l’absence de toute information en ce sens.

Mais, depuis que la police fédérale affirme détenir des éléments montrant que Madame Clinton a divulgué des informations diplomatiques sensibles par e-mail, la popularité de la candidate est en chute libre, au grand dam de Wall Street.

La remontée de Donald Trump dans les sondages rend en effet l’issue du scrutin particulièrement imprévisible. Une incertitude qui déplaît fortement aux investisseurs, et ce, d’autant plus que les États-Unis demeurent le premier marché financier du monde. L’opposition du candidat républicain  aux traités de libre-échange n’arrange rien à l’affaire, incitant les marchés à la prudence.

Certes, le Président Barack Obama, fort d’une cote de popularité de fin de mandat de 54 % selon la dernière moyenne hebdomadaire de Gallup entend quant à lui peser de tout son poids en faveur de la candidate démocrate.

Revigorée par un nouveau sondage paru mardi soir la donnant gagnante à 48 % contre 40 %, parmi les électeurs qui ont déjà voté en Floride, Hillary Clinton a tiré à boulets rouges sur son rival. Mais cette enquête de TargetSmart et de l’université William & Mary est néanmoins limitée à un petit échantillon d’électeurs. La moyenne des récents sondages dans cet État du Sud, d’une influence cruciale situait jusqu’à présent M. Trump en tête, à 45,5 % contre 44,5 % pour Mme Clinton.

Sources : La Presse.ca, AFP

Elisabeth Studer – 2 novembre 2016 – www.leblogfinance.com

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5 commentaires

  1. retrouvé le retour 10 novembre 2016 à 14:33

    Et voila !! L’animal est là !! Ceci dit la femme officielle de l’ancien est éliminée, ouf !!
    Mais achtung le papi de Trump (ette ) avait le casque à pointe en cuir bouilli !!

  2. Elisabeth Studer 25 novembre 2016 à 01:07

    L’ex candidate verte à la Maison Blanche veut recompter les voix dans le Wisconsin

    Washington – Une ancienne candidate indépendante à la Maison Blanche, l’écologiste Jill Stein, a demandé jeudi un nouveau décompte des voix de l’élection présidentielle américaine dans le Wisconsin, un Etat démocrate qui a échappé à Hillary Clinton et a voté pour le républicain Donald Trump.

    Situé dans le nord des Etats-Unis, le Wisconsin figure parmi les Etats très disputés de la présidentielle, remportée le 8 novembre à la surprise générale par le milliardaire populiste face à l’ancienne secrétaire d’Etat du président Barack Obama.

    L’équipe de campagne de Jill Stein, qui a levé 1,1 million de dollars pour demander un nouveau décompte, évoque des anomalies dans le Wisconsin ainsi que dans deux autres Etats clés, la Pennsylvanie (est) et le Michigan (nord), remportés eux aussi de justesse par Donald Trump.

    Il faut enquêter sur les résultats inattendus de cette élection et les anomalies recensées avant que l’élection 2016 ne soit validée, fait valoir l’ancienne candidate du Green Party sur son site.

    Son ancien directeur de campagne a expliqué sur la page Facebook de Mme Stein que ces dernières 48-72 heures, des experts en cybersécurité (…) nous ont donné des informations très troublantes sur la possibilité de failles en matière de sécurité dans les résultats électoraux à travers le pays.

    Ces experts ont invité le camp Clinton à recompter les voix après avoir constaté qu’il manquait 7% de voix aux démocrates dans des comtés du Wisconsin ayant utilisé des machines électroniques, selon le New York Magazine.

    Un de ces experts, Alex Halderman, professeur d’informatique à l’université du Michigan, a rappelé sur le site Medium que le vote manuel était certes plus sûr que le vote électronique. Mais lui ne croit pas au piratage et pense que l’explication la plus probable, c’est que les sondeurs se sont trompés.

    Pour le statisticien électoral Nate Silver, le vote Trump s’explique très bien par la démographie, pas par du piratage.

    Cette hypothèse d’un piratage refait surface après une campagne lors de laquelle les Etats-Unis ont accusé la Russie d’avoir orchestré des piratages informatiques (du parti démocrate ou de systèmes de vote dans plusieurs Etats) afin d’influencer la course.

    Recompter les voix dans le Wisconsin pourrait relancer la controverse sur la légitimité du scrutin présidentiel américain, indirect à un tour, même si Hillary Clinton a concédé sa défaite au terme d’une campagne particulièrement acrimonieuse.

    Le Wisconsin a basculé le 8 novembre dans l’escarcelle des républicains pour la première fois depuis la réélection de Ronald Reagan en 1984.

    Pour recompter les voix en Pennsylvanie, il faut lever 500.000 dollars avant le 28 novembre, et dans le Michigan il faut réunir 600.000 dollars d’ici le 30 novembre.

    L’équipe de campagne de Mme Stein a levé jusqu’à présent 2,7 millions de dollars et en veut 4,5 millions.

    Hillary Clinton a recueilli deux millions de voix de plus que son rival républicain, selon les calculs de sources officielles du Cook Political Report.

    Mais cette avance de 1,5 point de pourcentage de la démocrate ne change rien au résultat de l’élection, Donald Trump ayant remporté la majorité des grands électeurs (290 contre 232), porte d’entrée pour la Maison Blanche. Ce collège électoral doit formellement élire M. Trump le 19 décembre, un mois avant son investiture le 20 janvier.

    (©AFP / 24 novembre 2016 21h13)

  3. retrouvé le retour 26 novembre 2016 à 22:08

    « L’équipe de campagne de Mme Stein a levé jusqu’à présent 2,7 millions de dollars et en veut 4,5 millions. »

    Pierre qui roule n’amasse pas mousse !! Tous les électeurs lucides sauf Madame pierre Stein comprennent facilement que le système dit des primaires c’est le système du parti unique à deux coups !! Une fois la famille Bush, une autre fois la Cie de Monsieur qui tâche la robe et de Madame qui s’évanouit. Sans oublier la fondation !!

    La guerre est garantie avec le système Bush-Clinton !! Avec Trump c’est la surprise !! Enfin une « surprise ». Bonne ou mauvaise c’est la question.

  4. Elisabeth Studer 27 novembre 2016 à 14:38

    Attention tout de même, les jeux ne sont pas entierement faits … le clan Clinton et lobbies associés peuvent payer en douce les Verts pour revenir au pouvoir.
    reste qu’ils doivent se battre avec lobby petrolier, lobby de l’armement voire même lobby bancaire. Souhaitons leur bon courage .

  5. retrouvé le retour 27 novembre 2016 à 20:22

    Pour le moment par la grâce du Hollandais, et son âme dannée Fabius, un sorte de chien de guerre à la mode Clinton on écoute les casques blancs d’Alep et les petites d’Alep qui parlent en anglais  » Inch …. ».
    On peut aussi voir les mamans qui portent librement les sacs de tissus sur tout le corps.

    Tout le monde connait la fin de cette histoire des Tribuna

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