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Brexit : Donald Tusk confirme l’accord

Le président du Conseil européen Donald Tusk a annoncé vendredi soir sur Twitter que les 28 dirigeants européens étaient parvenus à un accord pour garder le Royaume-Uni dans l’UE, évitant ainsi un Brexit. Lors du dîner les rassemblant vendredi soir, Donald Tusk et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker avaient remis un projet d’accord aux 28 responsables.

« Accord. Soutien unanime pour un nouveau pacte pour le Royaume-Uni dans l’UE », a déclaré sur Twitter Donald Tusk.

David Cameron a déclaré à cette occasion  avoir négocié un accord qui donne au Royaume-Uni un statut spécial dans l’UE. Le Premier ministre britannique sur Twitter a par ailleurs annoncé sur Twitter qu’il recommandera l’accord à son gouvernement lors d’un conseil des ministres extraordinaire samedi 20 février et qu’il recommandera le maintien du Royaume-Uni dans l’UE, lors du référendum. David Cameron, a en effet promis de consulter ses compatriotes sur le sujet, entre juin 2016 et la fin 2017. Il aura pu au final obtenir des concessions de la part des autres pays membres Européens dans le but de convaincre les Britanniques de voter pour le maintien du Royaume-Uni au sein de l’Union Européenne.

Néanmoins, tous ses ministres ne devraient pas suivre la voie que le Premier ministre vient de tracer. Selon les médias britanniques, le ministre de la Justice, Michael Gove, devrait en effet faire campagne pour le Brexit.

Accord trouvé #UkinEU (Royaume-Uni dans l’UE). Fin du feuilleton, avait indiqué préalablement Dalia Grybauskaité également sur Twitter, une proposition finale venant d’être présentée aux chefs d’Etat et de gouvernement réunis en sommet à Bruxelles depuis jeudi.

« David Cameron s’est bien battu pour la Grande-Bretagne. Un bon accord pour le Royaume-Uni et l’UE. Félicitations! » a ainsi déclaré pour sa part le Premier ministre danois Rasmussen.

Jean-Claude Juncker s’est dit quant à lui heureux et s’est félicité de mois de travail laborieux en collaboration avec le Conseil et le Parlement européens. « C’est équitable pour le Royaume-Uni, équitable pour les 27 (autres) pays membres », a-t-il mentionné sur Twitter.

Rappelons que les revendications du Premier ministre britannique portaient avant tout sur quatre points. En tout premier lieu : la suppression du droit automatique aux prestations sociales pour les ressortissants d’autres pays de l’Union européenne. David Cameron souhaitait également l’octroi d’un pouvoir supplémentaire aux Parlements nationaux, de telle manière qu’en cas de désaccord sur une directive envisagée par l’Union européenne, l’approbation du texte soit bloquée en cas de désaccord de plus de la moitié des Parlements nationaux. Le Premier britannique désirait également obtenir des garanties pour les neuf pays – dont le Royaume-Uni – n’appartenant pas à la zone euro de ne pas être pénalisés par les décisions de la zone euro. Enfin, David Cameron plaidait en faveur de moindres régulations, lesquelles selon lui brident la compétitivité des pays de l’Union.

Sources : AFP, les Echos, Francetvinfo

Elisabeth Studer – 19 février 2016 - www.leblogfinance.com

A lire également :

Le Royaume-Uni augmente ses réserves de change, protection face à un éventuel Brexit ?

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10 commentaires

  1. retrouvé le retour 20 février 2016 à 00:45

    Il existe un modèle !! C’est le sort réservé par la Chine à “l’ïle de l’autre côté du détroit” !!
    On va bientôt voir la fin financière des anglosaxons et de leurs alliés !!

  2. Elisabeth Studer 20 février 2016 à 01:02

    Ce qu’il y a de bien, c’est qu’ils sont d’accord ….mais on ne sait pas sur quoi ! ;-)

    Dans l’attente des détails du compromis, le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel évoquait brièvement l’un des points d’achoppements des négociations, la gouvernance économique de l’Union. “L’économie de l’UE est forte avec des conditions égales pour chacun. Terrain d’égalité garanti pour les 28″, a-t-il écrit sur le réseau social.

    “C’est maintenant au peuple britannique de décider”, a observé de son côté le chef du gouvernement belge Charles Michel.

    Peu avant le dîner, un responsable européen décrivait le projet d’accord comme “prenant en compte toutes les sensibilités”.

    (ats / 19.02.2016 23h38)

  3. Elisabeth Studer 20 février 2016 à 01:08

    Details emerge of renegotiated terms of Britain’s EU membership

    My colleagues in Brussels – Nicholas Watt, Ian Traynor and Jennifer Rankin – write to say that Cameron’s success in renegotiating the terms of Britain’s EU membership will pave the way for him to announce a referendum on 23 June.

    The key changes will mean that:

    • A proposed emergency brake on EU migrants claiming in work benefits will last for seven years. It will apply on an individual for no more than four years, and will be phased out after the first year. But the UK will be allowed to apply the overall restrictions for seven years.

    • Restrictions on child benefit for EU migrants will kick in at a reduced rate – indexed to the rate of a migrant’s home country – for new migrants with immediate effect. Existing EU migrants will be paid at the lower rate from 2020. Eastern European countries had hoped to exempt existing migrants altogether.

    • Britain has a specific opt-out from the EU’s historic commitment to forge an ‘ever closer union of the peoples of Europe’.

    • One country – effectively Britain – will have the right to impose a handbrake to refer contentious financial regulation to a meeting of EU leaders in the European Council.

  4. retrouvé le retour 20 février 2016 à 11:08

    « prenant en compte toutes les sensibilités ».
    Oui c’est une sorte de “mariage pour tous” économico-politique Je ne sais pas se qu”en pense le pape, mais personnellement je recommande à Donald de se faire tout petit pour rentrer à la maison ou de choisir l’émigration !!

  5. Drone Lyon 22 février 2016 à 19:35

    S’il émigre, ne risque-t-il pas de se perdre dans la jungle de Calais, le lascar …?

  6. retrouvé le retour 23 février 2016 à 11:02

    Drone Lyon, non il aura un régime spécial négocié par lui même Donald 1er. Payé moins que les anglais “de souche”et sans retraite ni sécu !!

  7. Drone Lyon 23 février 2016 à 11:51

    Pas faux, on n’est jamais aussi bien servi que par himself …

  8. retrouvé le retour 23 février 2016 à 17:57

    DL, Comment un vilain petit canard comme ce Donald de BD a-t-il pu se hisser là où il est ? C’est cela qui est super à voir en lisant la “presse polonaise”. Ce qui est formidable aujourd’hui c’est qu’avec l’informatique et les réseaux on peut retrouver l’origine du moindre bruissement d’aile de papillon !!
    Présenter ce genre de nigaud comme alternative aux Kaczy?ski, il faut vraiment être au moins de ” l’église de jesus christ des saints des derniers jours” !!

  9. Elisabeth Studer 3 mars 2016 à 21:30

    Un Brexit aurait des conséquences sur la question des migrants, avertit Hollande

    Amiens – Le président français François Hollande a averti jeudi qu’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne aurait des conséquences multiples, notamment sur la question des migrants de Calais, lors d’un sommet franco-britannique à Amiens (nord de la France).

    Il ne faut pas faire peur, mais dire la vérité : il y aura des conséquences si le Royaume-Uni quitte l’Union européenne, (…) y compris sur la question des personnes, a-t-il déclaré aux côtés du Premier ministre britannique David Cameron.

    ça ne remettra pas en cause les relations historiques amicales entre le Royaume-Uni et la France mais ça aura des conséquences, y compris sur la manière de gérer les situations en matière de migrations, a insisté le président Hollande, en évoquant les milliers de personnes affluant à Calais, dans le nord de la France, dans l’espoir de rejoindre la Grande-Bretagne.

    Dans des déclarations au Financial Times quelques heures avant ce sommet, le ministre français de l’Economie, Emmanuel Macron, avait prévenu que la France pourrait, entre autres, cesser de retenir les migrants à Calais en cas de sortie du Royaume-Uni de l’UE.

    Plus largement, François Hollande a estimé qu’un Brexit aurait un impact dans beaucoup de domaines, citant pêle-mêle le marché unique européen, les places financières, le développement économique entre (les) deux pays.

    ça ne veut pas dire que tout va s’effondrer, a-t-il tempéré en récusant toute vision de catastrophe, mais il n’y a pas de choix où il n’y a pas de conséquences, a-t-il ajouté en évoquant le référendum du 23 juin sur le maintien de Londres dans l’UE.

    (©AFP / 03 mars 2016 17h29)

  10. Elisabeth Studer 10 mars 2016 à 01:11

    Buckingham dément être en faveur de la sortie de l’UE

    Le palais de Buckingham a démenti mercredi les informations publiées par le Sun, d’après lequel la reine Elizabeth est favorable au “Brexit”, la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Il a rappelé que la souveraine tenait à rester politiquement neutre.

    Buckingham ajoute avoir pris, fait exceptionnel, la décision d’écrire au président de l’instance de supervision de la presse britannique, l’Independent Press Standards Organisation.

    La plainte se réfère à la première clause du code de bonne conduite de la presse qui dit: “la presse doit faire en sorte de ne pas publier des informations ou des photos qui sont fausses, trompeuses ou déformées, y compris dans les titres qui ne sont ensuite pas confortés par le texte”.

    Le cas échéant, “des corrections rapides et figurant en bonne place” sont nécessaires. Au besoin, elles devraient s’accompagner d’excuses, ajoute le texte.

    Sous le titre de première page “Queen backs Brexit” (La reine soutient le Brexit), le Sun cite des sources non identifiées d’après lesquelles Elizabeth a fait connaître à au moins deux reprises au cours des dix dernières années son hostilité envers l’appartenance de la Grande-Bretagne à l’UE.

    “La reine demeure politiquement neutre, comme elle l’a fait au cours des 63 dernières années”, a déclaré un porte-parole de Buckingham. “Nous ne commentons pas les affirmations mensongères, émanant de sources anonymes. Il incombe au peuple britannique de se prononcer par référendum”, a ajouté le porte-parole.

    Opinion très partagée
    Les sondages montrent que l’opinion publique est très partagée à l’approche du référendum du 23 juin sur la question du maintien ou non du Royaume-Uni dans l’UE. Ainsi, même l’impression que la reine puisse pencher pour le Brexit est susceptible de nuire à la campagne des partisans du maintien.

    A en croire le Sun, journal à grand tirage qui appartient à l’empire de presse de Rupert Murdoch, en 2011, la reine a abruptement déclaré au vice-Premier ministre d’alors, Nick Clegg, au cours d’un déjeuner au château de Windsor, que l’UE prenait une mauvaise direction. Nick Clegg a jugé absurde cette information. “Je n’ai aucun souvenir de cela et je n’oublierais pas ce genre de chose”.

    Le Sun ajoute que la souveraine a déclaré à des députés, au cours d’une autre réunion, qu’elle ne comprenait pas l’Europe.

    (ats / 09.03.2016 15h46)