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La Russie dément tout accord avec la Grèce sur le gazoduc Turkish Stream

Quand on parle du loup  ….

Alors que nous venons d’indiquer que la pression US  exercée envers la Grèce pourrait avoir de fortes odeurs de pétrole, la Russie vient de démentir les allégations de la presse allemande laissant entendre que Moscou serait sur le point de signer un accord de transit gazier avec la Grèce. Lequel pourrait le cas échéant rapporter 5 milliards d’euros dans les caisses – bien vides – de l’Etat grec.

Citant un cadre du parti de gauche radicale Syriza, le site internet de l’hebdomadaire allemand Der Spiegel affirmait ainsi samedi que la signature d’un tel accord pourrait intervenir mardi et serait assortie d’un versement à la Grèce d’une avance sur recettes. Laquelle correspondrait aux futures redevances sur le transit de gaz russe par le gazoduc en territoire grec et serait remboursée par la Grèce après 2019, une fois le gazoduc opérationnel.

Parallèlement, une source grecque proche de la négociation a déclaré samedi qu’Athènes projetait de signer avec la Russie un accord pour étendre à son territoire le projet de gazoduc Turkish stream, tout en couplant l’opération à un versement d’une avance sur recettes dont le montant serait – selon lui – « proche du haut de l’échelle donnée par le Spiegel ».

« Un accord sera signé mardi à Athènes avec une délégation russe de haut rang sur la construction du gazoduc. Cette accord fixera les conditions de financement de la construction et le niveau des redevances », a ainsi indiqué cette source ministérielle sous couvert d’anonymat.

Des rumeurs fortement démenties par le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, sur les ondes de Business FM. Prenant l’affaire au sérieux, Vladimir Poutine a lui-même déclaré que personne n’avait demandé de l’aide à la Russie.  Il a toutefois reconnu que la question de la coopération énergétique avait été soulevée et qu’elle allait être étudiée par les experts. Il a toutefois tenu à préciser que la Russie n’avait promis aucune aide financière, car aucune demande ne lui a été faite.

L’entourage du Premier ministre Alexis Tsipras n’a pas quant à lui souhaité commenter ces informations.

A noter  que le gazoduc, dont la mise en service n’est pas prévue avant 2019, n’est qu’à l’état d’ébauche à l’heure actuelle, Russie et Turquie n’ayant pas encore trouvé un accord définitif sur ce projet. Samedi, le quotidien autrichien Die Presse rapportait toutefois avoir eu confirmation de ce projet d’accord auprès d’une source russe proche des négociations.

Lors de la récente visite à Moscou d’Alexis Tsipras, Vladimir Poutine avait quant à lui évoqué une participation de la Grèce au projet de gazoduc Turkish Stream entre la Russie et la Turquie, lequel pourrait servir de base à des livraisons de gaz russe vers le sud de l’Europe. Il avait toutefois indiqué qu’aucun accord ferme n’avait été conclu.

Le gouvernement grec avait parallèlement fait d’ores et déjà allusion à la possibilité d’un financement russe du projet de gazoduc.

Sources : Reuters, AFP, Spiegel

Elisabeth Studer – 18 avril 2015 – www.leblogfinance.com http://www.leblogfinance.com/2015/04/la-grece-fait-etat-de-fortes-pressions-us-pour-la-dissuader-dadherer-au-projet-du-gazoduc-russie-turquie.html#comment-147538

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  1. Elisabeth Studer 13 mai 2015 à 23:59

    Les Albanais, instrumentalisés par l’OTAN pour saper le projet gazier russo-turc ?

    Publié le : mercredi 13 mai

    Source : fr.sputniknews.com

    Selon un expert serbe, l’attaque terroriste contre la Macédoine ferait partie de la politique américaine appelée à exercer des pressions sur l’Europe.

    L’escalade de la violence en Macédoine serait un moyen américain de saper la réalisation du projet de gazoduc Turkish Stream destiné à transporter du gaz russe en Turquie et en Europe, a déclaré mardi à Sputnik l’analyste politique serbe Dusan Prorokovic.

    Les événements de Kumanovo “sont plutôt liés au gazoduc Turkish Stream et à la défaite des États-Unis en Ukraine qu’aux missions régionales albanaises. On instrumentalise les Albanais pour entraver la construction du Turkish Stream et exercer des pressions américaines sur l’Europe en provoquant un nouveau conflit dans les Balkans. L’idée d’une Grande Albanie redevient populaire, mais elle restera lettre morte sans le soutien de l’OTAN”, a noté M.Prorokovic.

    Les combats dans la ville macédonienne de Kumanovo, à la frontière avec le Kosovo, ont fait neuf morts dont un civil et huit policiers, et plus de 40 blessés dont 37 policiers les 9 et 10 mai derniers. Les autorités macédoniennes ont déclaré que le groupe armé qui a attaqué Kumanovo avait été dirigé par cinq Kosovars et que les terroristes préparaient une série d’attaques contre des édifices publics, des usines et des civils. Selon la police macédonienne, les assaillants de Kumanovo étaient des anciens membres de l’Armée de libération du Kosovo (UCK).

    “Les Albanais ne sont ici qu’un instrument, ces événements ont une portée plus globale. La ville de Kumanovo a été retenue pour sa situation géostratégique. Cet endroit permet d’étendre le conflit vers le sud de la Serbie. Cette ville se trouve aussi non loin du Kosovo-Metohija qui peut servir de lieu d’organisation logistique de ces opérations”, a ajouté l’expert.

    Selon M.Prorokovic, “on n’a pas procédé à la démilitarisation de l’UCK ni au Kosovo ni en Macédoine, bien que ce soit un point clé de l’accord de 1999 de Kumanovo qui a mis fin à l’agression de l’Otan contre la Yougoslavie. La communauté internationale n’a donc pas réalisé sa mission. Les services secrets occidentaux n’ont pas réagi à l’attaque du 9 mai dernier à Kumanovo. Cela montre que ces événements répondaient à leurs intérêts”.

    Le maire de Kumanovo, Zoran Damjanovski, a déclaré à Sputnik que les autorités avaient reçu des avertissements sur la préparation de l’attaque contre la ville dix jours avant l’incident. “Il y a un mois, nous avons appris que des terroristes avaient attaqué un poste de contrôle à Lipkovo (…). Nous avons appris que des gens en uniforme se promenaient dans la ville et les policiers en étaient informés. C’est leur zone de responsabilité et ce sont eux qui doivent répondre comment l’attentat de Kumanovo a été organisé. Mais les mobiles des terroristes ne sont pas clairs. Ils n’ont formulé aucune revendication. Il s’agit d’une organisation qui ne bénéficie de soutien d’aucun parti macédonien ni d’aucun pays voisin”, a indiqué M.Damjanovski.

    La Russie a exprimé sa préoccupation suite à l’incident armé de Kumanovo. “Nous sommes préoccupés par les manifestations antigouvernementales en Macédoine. Les mesures prises par les organes judiciaires et autorités permettent d’évider l’escalade des violences. Mais le fait que plusieurs mouvements et ONG d’opposition soutenus par l’Occident ont opté pour la logique de la rue et le scénario de la révolution colorée est lourd de conséquences. Ce choix peut être aggravé par les tensions interethniques en Macédoine, un pays multiethnique, et dans les pays voisins qui ont été le théâtre de conflits sérieux à la fin des années 1990 et au début des années 2000″, a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères.

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