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Crimée : l’Ukraine limite l’approvisionnement en eau via le canal du Nord

Poutine aurait-il oublié qu’au delà du pétrole et de l’uranium, le 21ème siècle serait aussi celui de l’eau ? Un « oubli » qui pourrait lui coûter très cher … alors que la Crimée dépend de l’Ukraine pour son approvisionnement en eau et en électricité.

Sergueï Axionov, le gouverneur par intérim de la Crimée, région annexée par la Russie en mars dernier, a en effet déclaré samedi que l’Ukraine avait limité ses approvisionnements en eau vers la péninsule.

« Le sabotage de l’Ukraine concernant la limitation des approvisionnements en eau vers la république à travers le canal Nord-Crimée ne peut être qualifié autrement que comme une action préméditée à l’encontre des habitants de Crimée, a-t-il déclaré », en guise de première réaction.
Des médias ukrainiens avaient indiqué préalablement – qu’alors que la Crimée est à jour dans ses paiements – les autorités de Kiev avait coupé les vannes du canal Nord-Crimée, lequel assure jusqu’à 85% des besoins en eau de la péninsule.

Rappelons que le canal relie le Dniepr à la Crimée. Il est destiné à l’irrigation des basses terres de la mer Noire et à l’approvisionnement en eau de la Crimée.

« La Crimée ne restera pas sans eau. Il existe des plans d’urgence. Il n’y a pas de problèmes avec l’eau potable. Les producteurs agricoles seront dédommagés », a également affirmé M. Axionov, en s’exprimant via Twitter. Ajoutant que des négociations étaient en cours avec les autorités ukrainiennes en vue de trouver une solution. Les autorités de Crimée ont annoncé quant à elles avoir contacté des entreprises russes pour procéder à l’étude des couches aquifères, promettant que le problème sera rapidement résolu.

La situation actuelle risque de compromettre la récolte des fruits et légumes en Crimée, le préjudice pour l’agriculture de la péninsule pouvant atteindre près de 5 milliards de dollars selon certains medias.

La guerre dans le domaine pourrait être rude, alors que les autorités de Crimée et Moscou étudient à l’heure actuelle la possibilité de construire des usines de dessalage de l’eau de mer, de forer de nouveaux puits et de mettre un place un pipeline reliant la région russe de Kouban à la Crimée par le détroit de Kertch. Ce qui, le cas échéant, priverait le pouvoir ukrainien de ressources financières qui lui feraient grandement défaut.

Sources : Media-presse.info, AFP

Elisabeth Studerwww.leblogfinance.com - 27 avril 2014 -

A lire également :

. Russie/Ukraine : détroit de Kertch et mer d’Azov, autre conflit frontalier pour hydrocarbures et accès à la Mer Noire

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7 commentaires

  1. retrouvé le retour 28 avril 2014 à 09:32

    Occupons nous un peu plus du Québec et un peu moins des sujets mis en avant par les Anglomaniaques, en tournant de pseudo info comme un chie qui se mord la queue:

    http://www.ledevoir.com/politique/canada/406531/harper-n-aura-pas-sa-reforme-du-senat

    Pour l’Ukraine tout le monde connait cette histoire de la fabrication des frontières actuelles dans l’Est de l’Europe. Attention regardons aussi alors où étaient situées les frontières allemandes avant le changement et regardons également où habitent les réfugiés allemands de 1944/ 50.
    Comme pour les reste cracher en l’air sera totalement contre productif.

  2. Elisabeth Studer 22 novembre 2015 à 14:09

    Crimée: état d’urgence après la coupure totale de l’électricité venant d’Ukraine

    Moscou – Les autorités de la république de Crimée ont instauré dimanche l’état d’urgence après la coupure totale de l’électricité venant d’Ukraine, due selon des sources ukrainiennes et russes au sabotage des lignes à haute tension.
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    La responsabilité de ces sabotages n’a pas été déterminée ont précisé les sources ukrainiennes et russes.

    Le 22 novembre à 00h25 (21h25 GMT samedi, ndlr) est intervenue une coupure de l’électricité arrivant en Crimée depuis l’Ukraine, a annoncé dans un communiqué la branche criméenne du ministère russe des Situations d’urgence.

    Par décision de la direction de la république de Crimée, un état d’urgence a été instauré dans la péninsule, a déclaré le ministère.

    La péninsule de Crimée, auparavant république autonome et russophone de l’Ukraine, a été rattachée à la Fédération de Russie en mars 2014, après un référendum organisé en Crimée à la suite du renversement à Kiev du président prorusse Viktor Ianoukovitch. Les Occidentaux considèrent le référendum comme illégal et ne reconnaissent pas ce rattachement.

    A la suite de cette coupure de l’électricité, les générateurs de la république de Crimée ont été mis en marche. A 01h20, les villes de Simferopol, Yalta, Théodosie et Eupatoria sont partiellement connectées, a indiqué le ministère des Situations d’urgence. La coupure d’électricité touche 1,9 million de personnes.

    Les hôpitaux et d’autres établissements sensibles sont alimentés par des générateurs, a précisé le ministère.

    Dans la ville portuaire de Sébastopol, l’électricité a été complètement coupée à 2h00 du matin (heures locales, ndlr), a constaté un journaliste de l’AFP.

    Le réseau internet est à l’arrêt et l’approvisionnement en eau est coupé dans certains immeubles mais le réseau téléphonique fonctionnait dimanche matin.

    Selon l’agence de presse russe TASS, l’électricité en provenance d’Ukraine alimente normalement la péninsule de Crimée par quatre lignes à haute tension.

    Deux de ces lignes ont été sabotées dans la nuit de jeudi à vendredi, selon l’agence de presse ukrainienne UNIAN. La Crimée dépend toujours de l’Ukraine pour ses approvisionnements en électricité.

    Le premier vice-Premier ministre de la république de Crimée, Mikhaïl Cheremet, cité par l’agence TASS, a déclaré que la péninsule ne pouvait fournir elle-même que la moitié de ses besoins en électricité. Elle s’auto-suffit à hauteur de 30%, explique-t-il.

    La compagnie énergétique d’Etat ukrainienne, Ukrenergo, a publié des photos d’un pylône électrique abattu et d’un autre endommagé. Selon elle, la nature des dégâts évoque un sabotage avec un possible usage d’engins explosifs.

    Selon l’agence russe RIA Novosti, ce sabotage a eu lieu dans la région de Kherson, au nord de la Crimée, en territoire ukrainien. Des Tatars de Crimée, minorité musulmane majoritairement opposée à l’annexion russe, auraient organisé une manifestation dans cette région samedi soir pour réclamer un blocus de la Crimée, rapporte également RIA Novosti.

    Les deux lignes à haute tension restantes semblent avoir été elles aussi mises hors service par une explosion dans la nuit de samedi à dimanche.

    Les pylônes viennent d’être détruits !!!, a écrit sur Facebook dans les premières heures de dimanche un responsable du ministère ukrainien de l’Intérieur, Ilia Kiva.

    L’hiver dernier, la Crimée a également connue plusieurs coupures totales de courant dues à des problèmes techniques selon les autorités russes mais que certains attribuent à des sabotages délibérés.

    (©AFP / 22 novembre 2015 11h27)

  3. Elisabeth Studer 3 août 2016 à 23:21

    Construction of railway approach tracks to Kerch Strait Bridge is on schedule — ministry
    Business & Economy August 02, 18:46 UTC+3
    The bridge across the Kerch Strait is a road-rail bridge intended to span the Strait of Kerch between the Kerch Peninsula of Crimea and the Taman Peninsula of Krasnodar Krai

    More:
    http://tass.ru/en/economy/892097

  4. retrouvé le retour 4 août 2016 à 23:01

    Il ne faudrait que quelques mois à ERDF pour rétablir le courant, et quelques heures à nos amis asiatiques !!
    Entendu sur la radio France Machin, une fable sur l’installation de panneaux solaires partout à “Tchernobill”.
    L’Ukraine US commence à énerver les Polonais !! Qui en douce pensent “Schwabi vron”.

  5. Elisabeth Studer 12 août 2016 à 00:51

    la Russie met le paquet sur la Crimée
    Ukraine-Russie: Washington extrêmement inquiet, appelle à éviter l’escalade

    Washington – Les Etats-Unis se sont déclarés jeudi extrêmement inquiets du regain de tensions entre la Russie et l’Ukraine le long de la ligne de démarcation de la Crimée et ont appelé les deux camps à éviter toute escalade.

    Il est maintenant temps de réduire les tensions (…) et de retourner aux discussions, a mis en garde la porte-parole du département d’Etat Elizabeth Trudeau, après que Kiev eut placé ses troupes en état d’alerte le long de la ligne de démarcation de la Crimée annexée par la Russie en 2014.

    L’Ukraine et la Russie ont connu ces jours-ci un brusque regain de tension, Moscou ayant affirmé avoir déjoué des attentats fomentés selon elle par Kiev sur la péninsule de Crimée.

    Plus de deux ans après le rattachement de ce territoire ukrainien à l’issue d’un référendum jugé illégal par les Occidentaux, les accusations russes ont poussé les deux pays à muscler leurs dispositifs militaires dans la zone, au risque de faire dérailler les efforts de résolution pacifique de la crise ukrainienne.

    Nous appelons à éviter toutes les actions qui provoqueraient une escalade de la situation, a réclamé Mme Trudeau.

    La Crimée fait partie de l’Ukraine et elle est reconnue comme telle par la communauté internationale, a réaffirmé la porte-parole de la diplomatie américaine, Washington ayant soutenu depuis plus de deux ans le pouvoir à Kiev contre Moscou.

    Le département d’Etat a toutefois pris soin de renvoyer Russes et Ukrainiens dos à dos dans ce nouvel accès de tensions, en appelant toutes les parties à faire baisser la température.

  6. Elisabeth Studer 12 août 2016 à 00:51

    Important détroit de kertch

  7. retrouvé le retour 12 août 2016 à 22:52

    Peu d’importance, la Pologne pense toujours à Lwolf !!!

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