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Irak : découverte d’un important gisement de pétrole, de quoi faire grincer ses partenaires de l’Opep ?

Pendant que le monde entier a les yeux rivés sur le Mali et l‘Algérie, l’Irak semble en profiter pour faire discrètement son trou … et annoncer sans grande pompe son retour en force sur l’échiquier énergétique mondial. Et ce, alors même que les nouvelles perspectives offertes par la région du Sahel en terme de ressources en gaz et en pétrole pourraient être une des raisons fondamentales de la situation actuelle.

Si certains  ont tout intérêt à que de nouvelles ressources émergent au niveau de la planète, d’autres « protagonistes » pourraient  craindre pour leurs débouchés commerciaux, voire même pourraient être enclins à freiner les opérations de peur que les cours du gaz et du pétrole ne dégringolent.

En tout  état de cause, le ministère irakien du Pétrole a annoncé dimanche la découverte d’un important gisement pétrolier dans le sud du pays, l’équivalent d’un milliard de barils de pétrole.

Une annonce qui fait suite aux premiers travaux d’exploration menés par une compagnie étatique depuis 30 ans. De quoi faire grincer des dents les autres pays  membres de l’Opep – telle que l’Arabie saoudite – ainsi que les pays producteurs non membres du cartel tels que la Russie.

Grâce  à ces nouveaux  gisements  découverts dans la province de Missane, près de la frontière avec l’Iran,  l’Irak  pourrait voir ses réserves pétrolières augmenter  de manière significative, ces dernières  étant  d’ores et déjà très importantes.
Selon une première estimation, les  nouvelles réserves mises au grand jour  pourraient représenter l’équivalent d’un milliard de barils de pétrole, a ainsi indiqué  le porte-parole du ministère, Assem Jihad. Ajoutant qu’elles viendraient  accroître   la capacité de production de la Missan Oil Company , détenue par l’Etat.

A l’heure  actuelle, les réserves  prouvées de  l’Irak s’élèvent  à  143,1 milliards de barils de pétrole, et 3.200 milliards de mètres cubes de gaz naturel. Les exportations de brut constituent par ailleurs une très large part des revenus du gouvernement de Bagdad.

Sources : AFP, Reuters

Elisabeth Studer – www.leblogfinance.com – 20 janvier 2013

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