On n’a décidément pas fini d’entendre parler de Fukushima et de ses retombées autant financières que radioactives, l’un n’empêchant pas l’autre.
Si le thé vert produit au japon et exporté dans le monde entier a toute la -mal-chance d’être contaminé, c’est autour de des poissons dêtre durement affactés par les conséquences écologiques d’une des plus grandes catastrophes nucléaires de ces dernières années.
Alors la biodiversité est d’ores et déjà menacée dans l’archipel du Japon, des rascasses radioactives viennent d’être pêchées au large de Fukushima.
Les autorités japonaises ont confirmé le niveau record de radioactivité détectée dans des poissons du type de la rascasse, pêchés au large de la centrale de Fukushima.
L’opérateur de la centrale, Tokyo Electric Power Co (Tepco) a ainsi annoncé, mardi 21 août, que des rascasses pêchées dans l’océan Pacifique à l’intérieur de la zone circulaire des 20 kilomètres autour de la centrale, fermée à toute activité humaine, présentaient un niveau de 25 800 becquerels (Bq) de césium par kilogramme. Ce chiffre, qui est 258 fois supérieur au seuil fixé par le gouvernement,- est le plus élevé depuis que sont effectués des examens sur les poissons et les coquillages après l’accident nucléaire du 11 mars 2011.
L’absorption de 200 grammes de ce poisson entraînerait un niveau de radioactivité de 0,08 millisievert (mSv) pour le corps humain. Rappelons qu’en France, la limite annuelle admise est de 1 mSv par an.
A noter, élément peu rassurant, que le précédent record de radioactivité (18 700 becquerels de césium par kilogramme) avait été découvert dans des poissons de rivière du département de Fukushima.
Les rascasses contaminées ont été pêchées, le 1er août, à un kilomètre au large du fleuve Ohta au cours des tests mensuels de radioactivité menés par Tepco. Ces poissons sont interdits à la vente depuis la catastrophe.
Selon le président de l’union des coopératives de pêche du département de Fukushima , Tetsu Nozaki, « le niveau de radioactivité découvert dans les rascasses pourrait inquiéter les consommateurs« .
Les experts estiment par ailleurs que la présence de poissons dans les profondeurs pourrait entraîner une concentration de radioactivité au fond de la mer.
Tepco a par ailleurs déclaré vouloir tester crabes et crevettes afin de détecter l’origine de la contamination.
Au delà des vastes conséquences écologiques et sanitaires, une journaliste Japonaise a d’ores et déjà laissé entendre que de tels évènements pourraient affecter la reprise, depuis le 1er août dernier, de la vente des pieuvres de cette région sur le plus grand marché de gros de poissons et de fruits de mer du monde, situé à Tsukiji, à Tokyo. lequel e résule en quelques chiffres : 2 888 tonnes traitées par jours – 50 000 personnes – 450 variétés de poissons et crustacés.
Quant aux ventes illicites, il n’en a pas été question … mais on peut imaginer combien il peut être tentant pour certains d’échapper aux règles l’espace d’une cargaison …
Rappelons que depuis juin dernier, les pêcheurs du département de Fukushima avaient été autorisés à prendre des pieuvres et des coquillages dans un rayon de 50 kilomètres. C’est le cas des pieuvres pêchées à Soma (département de Fukushima), lesquelles ne présentent pas de traces de radioactivité, enfin, nous dit-on. Au mois d’août dernier, elles ont fait leur apparition sur le marché de Tsukiji, à Tokyo, ainsi qu’à Nagoya. Il s’agissait alors de la première livraison de produits de la mer de la région depuis mars 2011.
Mais, rassurez-vous : les pieuvres sont étiquetées comme provenant de Fukushima avec un certificat d’inspection … C’est vous dire …






