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La Turquie : nouveau moteur de croissance de l’UE ?

Elisabeth Studer Actualités, Economie 6 commentaires

turkey-candidate-ue.jpgStratégie particulière de la Turquie – dirons-nous poliment –   pour tenter une énième fois d’être admise au sein de l’Union européenne.

S’exprimant dimanche dans les colonnes du Sunday Telegraph, le président turc Abdullah Gül n’y va pas par quatre chemins en affirmant que l’entrée de la Turquie dans l’UE permettrait de relancer la croissance de l’Union. Ni plus ni moins.

« Les personnes qui ont une vision restreinte et qui manquent de perspective stratégique, considèrent l’adhésion de la Turquie comme un fardeau« , a ainsi souligné Abdullah Gül dans le journal anglo-saxon.

Ajoutant que « ceux qui peuvent se projeter dans les 30, dans les 60 prochaines années et qui prennent en compte les évolutions économiques et les changements de centres de pouvoir, peuvent comprendre quelle force la Turquie peut apporter à la puissance dont est déjà dotée l’Europe. »

« Regardez le potentiel de la Turquie : la position de la Turquie, ses avoirs, la valeur qu’elle peut ajouter en termes de ressources énergétiques, sa population, le dynamisme qu’elle peut apporter à l’Europe et également la croissance qu’elle peut lui apporter, avec une Turquie moteur de croissance« , juge-t-il enfin.

Au final, le Président a donc réitéré « la détermination » de la Turquie à intégrer l’Union européenne, en dépit de la crise « temporaire » au sein de la zone euro.

Précisons qu’en visite d’Etat au Royaume-Uni, M. Gül sera l’hôte de la reine Elizabeth II à Buckingham Palace. Il doit rencontrer le Premier ministre David Cameron mardi, en vue notamment de défendre l’adhésion de son pays à l’Union européenne.

Rappelons qu’en 2005, les pays européens ont décidé à l’unanimité d’ouvrir les négociations d’adhésion avec la Turquie. Néanmoins, les discussions n’ont pu aboutir à l’heure actuelle, la France et l’Allemagne rechignant à intégrer le pays au sein de l’UE, et la situation géopolitique de Chypre ne facilitant pas les choses.

Si Nicolas Sarkozy propose comme alternative un partenariat privilégié avec Ankara, la Grande-Bretagne soutient quant à elle l’adhésion de la Turquie.

« Nous sommes entre l’Asie et l’Europe, nous sommes comme un pont », souligne désormais Abdullah Gül, évoquant la « success story » du développement à la turque, un pays qui a su montrer qu’il était capable de mener des réformes démocratiques ces dix dernières années.

« Je pense que c’est un cadeau unique que nous pouvons apporter au monde » a-t-il conclu.

Sources : Reuters, L’Orient le jour

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6 commentaires

  1. Dadounet 21 novembre 2011 à 01:24

    > Nous sommes entre l’Asie et l’Europe, nous sommes comme un pont
    La derni

  2. BA 21 novembre 2011 à 08:35

    Christine Lagarde vient de d

  3. Offshore 21 novembre 2011 à 09:24

    Je pense que vu la position de Chypre justement, l’int

  4. BA 21 novembre 2011 à 11:37

    Lundi 21 novembre 2011 :
    Le Fonds mon

  5. BA 21 novembre 2011 à 18:06

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