Le Blog Finance
A la une

Africom : to have or not to have une base militaire en Afrique ?

Elisabeth Studer Economie 5 commentaires

africa-command-africom.jpg  Qui croire et que croire ?

Alors que le 21 avril dernier, le Général américain Carter Ham, tout frais nommé commandant du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM) avait effectué sa première visite au Sénégal, reçu tour à tour par le chef d’Etat major des Forces armées sénégalaises, le général Abdoulaye Fall, le ministre des Forces armées, Bécaye Diop, et le président de la République Abdoulaye Wade … 

un officier américain a récemment affirmé à des journalistes sénégalais en visite à la base américaine de Stuttgart en Allemagne que le Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique (AFRICOM) « n’a(vait) pas besoin de base » sur le continent et n’en a(vait) jamais fait la demande.

‘On n’a pas besoin de base en Afrique. Quand il se passe quelque chose en Afrique, c’est le Pentagone (ministère américain de la Défense) qui donne les forces aux différents services qui doivent intervenir », a ainsi indiqué un responsable de l’AFRICOM.

Indiquant par ailleurs que l’ AFRICOM était « un commandement de planification ». Selon lui, les des bases américaines sont implantées dans des pays directement impliqués durant la seconde guerre mondiale tels le Japon et l’Allemagne.

Le responsable a également déclaré que l’AFRICOM avait participé aux frappes de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) en Libye, précisant que cette action pouvait être considérée « comme le baptême du feu de cette force en Afrique ». Qui dit baptême du feu …. dit tout de même qu’il y aura feu ….

Rappelons que l’AFRICOM est formée de quelque 1.500 personnes dont le travail principal est la planification des activités militaires en Afrique. Sa mission consiste à protéger et à défendre les intérêts sécuritaires des Etats-Unis à travers le renforcement des capacités de défense des Etats et des organisations africaines.

Il mène des opérations militaires, afin – nous dit-on – « de dissuader et de vaincre les menaces transnationales et de fournir un environnement sécuritaire favorable à la bonne gouvernance et au développement ».

Basé à Stuttgart, l’AFRICOM est l’un des six états-majors de commandement géographique du Département de Défense US. Annoncé par l’administration Bush le 6 février 2007, il a commencé à fonctionner le 1er octobre 2008 et a été placé sous le commandement du général afro-américain William E. Ward.

Officiellement l’AFRICOM oeuvre pour un partenariat fructueux entre les Etats-Unis et 53 nations d’Afrique et pour l’instauration d’espaces de sécurité et de stabilité sur le continent. Des missions qui pourraient être loin d’être totalement désintéressées …

A l’occasion de sa visite, en avril dernier, le général américain Carter Ham avait assuré pour sa part que le partenariat entre le Commandement régional américain pour l’Afrique (AFRICOM) et le Sénégal allait  »s’accentuer » dans l’avenir.

Pour Bécaye Diop, le ministère des Forces armées du Sénégal, l’AFRICOM est « très proche » de l’armée sénégalaise et  »échange beaucoup » avec celle-ci pour trouver des solutions aux conflits dans la sous-région. « Sur le plan de la formation, nous souhaitons que ça aille de l’avant. Nous voulons que les échanges soient plus permanents  », a également précisé le ministère des Forces armées.

senegal-us-dakar.JPG« Le Sénégal n’aura pas le privilège d’accueillir le siège de l’Etat-major d’Africom » affirmait en juin 2010 la presse sénégalaise alors que les Etats-Unis avaient laissé entendre qu’ils souhaitaient déplacer les 1300 membres de leur personnel de Stuttgart vers l’Afrique.

« Nous sommes ici pour un temps indéfini », avait alors déclaré l’ambassadeur Antony Holmes, adjoint civil du général William Ward, commandant de l’Africom interrogé par Radio France internationale.

A cette date, le Sénégal était candidat pour accueillir le siège, comme le Libéria ou l’Ethiopie. Voire le Maroc ?

Sources : Presse africaine APA, www.politicosn.com, Allafrica.com  

Crédit Photo : Elisabeth STUDER www.leblogfinance.com Port de Dakar Avril 2011

Partager cet article

Article de

5 commentaires

  1. Elisabeth Studer 2 octobre 2011 à 23:09

    D

  2. AFRICOM / senegal 3 mai 2013 à 00:09

    SENEGAL-AFRIQUE-USA-SECURITE

    Atelier sur la lutte contre l’extrémisme violent dans le Sahel à partir de lundi

    2013-05-02 17:11:11 GMT

    Dakar, 2 mai (APS) – Un atelier sur le rôle de la sécurité et du développement dans la lutte contre l’extrémisme violent dans le Sahel démarre lundi à Dakar, à l’hôtel King Fahd Palace, à l’initiative de l’ambassade des Etats-Unis et du gouvernement du Sénégal, en partenariat avec le Centre d’études stratégiques de l’Afrique (ACSS), a appris l’APS de source diplomatique.

    Selon un communiqué transmis à l’APS, la cérémonie d’ouverture sera présidée à 11 heures, par Lewis Lukens, ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal, et le général Pathé Seck, ministre sénégalais de l’Intérieur, en présence d’ Ahmédou Ould-Abdallah, président du Centre des stratégies pour la sécurité au Sahel et au Sahara qui ‘’délivrera le discours principal’’.

    Prévu jusqu’au 10 mai, cet atelier ‘’regroupera environ 60 participants venant de 13 pays africains, dont des représentants du gouvernement américain et des experts d’organisations internationales telles que le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM), et l’Agence américaine pour le développement international (USAID)’’.

    La rencontre ‘’permettra d’aborder le rôle des programmes axés sur le développement pour trouver des solutions aux problèmes de sécurité dans la région du Sahel’’, ajoute le texte.

    La même source souligne que ‘’les experts examineront les moyens de coordonner les efforts pour trouver des solutions à long terme pour préserver la sécurité, la paix et la stabilité des citoyens dans une région qui a longtemps souffert de groupes extrémistes violents’’.

Commenter cet article