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Cours de l’étain : niveau record

tin-mining-indonesia-etain.jpgPorté par l’euphorie ambiante régnant sur le secteur des métaux industriels, le cours de l’étain a atteint un niveau record vendredi.

Principaux facteurs conduisant à un tel phénomène : l’affaiblissement du dollar et une demande chinoise toujours soutenue que  l’offre peine à satisfaire.

La tonne d’étain s’est ainsi envolée jusqu’à 33 000 dollars sur le London Metal Exchange (LME), la Bourse des métaux londonienne, quelques minutes avant la pause méridienne, atteignant un niveau sans précédent.

Le précédent record, d’une valeur de 32 799 dollars, enregistré le 15 février dernier est désormais détrôné.

Vendredi le billet vert est tombé à son plus bas niveau depuis plus d’un an face à l’euro. Contexte rendant plus attractifs les achats de matières premières libellées en dollars.

L’étain, matériau entrant dans nombre de processus industriels, a également profité du déséquilibre du marché entre offre et demande.

Si l’on en croit l’Institut international de recherches sur l’étain (ITRI), un déficit de production sur le marché mondial de l’étain est à redouter pour 2011, la demande des principaux marchés continuant de s’accroître, à l’exception du Japon.

La demande de la Chine, premier consommateur d’étain dans le monde, devrait ainsi progresser de 5% cette année, après un bond de 13% en 2010″.

Or la demande devrait être difficilement satisfaite alors que persistent les inquiétudes concernant l’offre en provenance d’Indonésie. Le pays, deuxième producteur et premier exportateur d’étain dans le monde, devrait en effet enregistrer cette année une nouvelle baisse de ses exportations, une situation due en partie à des conditions météorologiques difficiles.

A noter par ailleurs que le pays est confrontée actuellement au vieillissement de ses gisements terrestres, ce qui l’oblige désormais à rechercher le minerai en offshore. Des travaux en mer qui rallongent les délais d’extraction et augmentent les coûts de production.

En 2010, les mines indonésiennes avaient dû faire face à des inondations dès juillet-août, alors que la saison sèche se prolonge en temps normal jusqu’en octobre, autorisant dans ce cas l’extraction de l’étain jusqu’à cette date. Or, peu de mines – pour la plupart familiales – n’ont pu « s’offrir » les moyens nécessaires pour pomper l’eau, provoquant au final un arrêt de l’exploitation.

L’offensive des autorités de Jakarta contre l’extraction illégale n’aura alors fait qu’accentuer le phénomène de baisse de la production.

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