Le prix du baril a atteint son plus haut niveau depuis 2 ans vendredi à New-York. En l’espace de trois jours, le cours du pétrole a ainsi progressé d’un peu plus de 6%.
Des chiffres de l’emploi aux Etats-Unis, plus mauvais que ceux qu’attendus par les analystes n’auront pas eu raison de la tendance amorcée depuis quelques jours.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » pour livraison en janvier a ainsi achevé la semaine à 89,19 dollars, son plus haut niveau de la séance. Sa valeur est désormais égale à celle observée le 9 octobre 2008.
En une seule journée, le cours aura ainsi progressé de 1,19 dollar.
Certes, les premières nouvelles n’étaient guère réjouissantes, le rapport mensuel sur l’emploi aux Etats-Unis se révélant extrêmement décevant.
En novembre, le rythme des créations d’emplois a nettement ralenti outre-Atlantique, le taux de chômage progressant même de 9,8%. Au final, l’économie américaine américaine n’a créé que 39.000 postes de plus qu’elle n’en a détruit, les économistes s’attendant quant à eux à 130.000 créations nettes.
Mais au fur et à mesure de la journée, le baril a regagné du terrain. L’accélération de la hausse de l’activité dans le secteur des services en novembre permettant de redonner a du baume au « coeur » des investisseurs.
Ironie du sort, la faiblesse persistante du marché de l’emploi US permet à sa manière de justifier la politique monétaire actuelle de la Réserve fédérale américaine (FED). <p


