Brésil : frontière maritime étendue à de zones de pétrole off-shore

brasil-offshore-13174-1.gifLa bataille de demain sera la lutte pour l'exploitation des ressources pétrolières off-shore. A moins qu'elle n'ait déjà commencé ... Fort de ce constat, le gouvernement brésilien a réaffirmé ses droits sur sa plate-forme continentale, dans une zone riche en pétrole, au-delà des 200 milles marins. Un décret paru au Journal officiel prend ainsi de cours l'Organisation des Nations Unies (ONU).

Une commission interministérielle coordonnée par le commandement de la Marine a ainsi décidé que "le Brésil avait le droit d'examiner au préalable les demandes de prospection sur sa plate-forme continentale, au-delà des 200 milles marins" (370 km).

Une zone d'une importance cruciale pour le pays qui a annoncé, il y a deux ans, la découverte de gigantesques gisements de pétrole brut en haute mer, sous une épaisse couche de sel. Si ces réserves sont confirmées, le Brésil pourrait devenir l'un des premiers pays producteurs de pétrole du monde.

En 2004, le Brésil a présenté une demande auprès de la Commission de l'Onu chargée du dossier des limites de la plate-forme continentale. Toutefois, à la suite, de nombreux pays avaient exprimé leurs réserves, et ce, d'autant plus que la majeure partie des zones productrices de demain pourraient se situer dans des territoires maritimes.

En 2007, le Brésil a présenté un autre projet similaire, sans toutefois avoir obtenu à l'heure actuelle une décision de la Commission à cet égard.

La question est en cours d'examen à la Convention de l'Onu sur le droit de la mer, laquelle examine les demandes des pays désireux d'étendre leur souveraineté sur le sol marin au-delà des 200 milles de la zone économique exclusive, jusqu'à 350 milles.

Dans le cas du Brésil, l'extension de sa souveraineté sur le sol marin ajoute 960.000 km2 à sa zone maritime, qui compte actuellement 3,5 millions de km2.

Vendredi, la compagnie pétrolière Petrobras a annoncé qu'elle allait lever 64 milliards de dollars de capitaux frais en émettant de nouvelles actions. L'objectif : financer les onéreux investissements destinés à l'exploitation des gisements découverts en eaux très profondes (jusqu'à 7.000 m), laquelle requiert une technologie coûteuse.

Quoiqu'il en soit l'affaire est déterminante pour l'économie brésilienne dans un pays où l'une des toutes dernières évolutions en matière de dépenses sociales est la découverte par Petrobras d'un gisement pétrolier sur les champs offshore presalt. Ce gisement devrait en effet contenir l'équivalent d'un minimum de 50 milliards de barils de pétrole, constituant une manne financière considérable qui sera en grande partie affectée aux dépenses sociales.

Sources : AFP, HSBC

A lire également :

Petrobras (Brésil) : émission d'actions

 

 

4 Commentaires

  1. 1

    Dembik christopher

    cette annonce fait justement écho à l'annonce d'un plan de financement du pétrole par le Brésil qui devrait apporter de nouveaux capitaux dans le pays et rendre encore plus difficile la tâche de la banque centrale.

    pour plus d'infos :
    http://www.forex.fr/blog/13-news/2674-le-rallye-haussier-du-real-met-sous-pression-la-banque-centrale

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    marcos altenhofen

    De l autre cote de l ocean il y a Angola, ou le Bresil deja explore du petrole. Le Bresil a la plus avancee technologie d explotation de petrole en eaux profondes. Petrobras explore aujourdhui 22% du petrole de cette tipe au monde. Ce, comme toujours, une question de utis possidetis. La terre comme la mer, appartenait a qui la occupe. Le BResil a plus de 300 plateformes de petrole au Atlantique Sud, en plein fonctionement, et ça fait de l Atlantique Sud une xtension naturel de son territoir. Qui n est pas d accord peux essayer de occuper cet region, avec les couts economiques, et, bein sur, militaires, de le faire. Europe, en decadence economique, et les Etats Unis, avec deja les couts de la guere de Irak et Afeganistan, sont libres pour essayer le faire.

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