Demeure toutefois un vaste potentiel d'économies réalisables en ce qui concerne les déplacements du chef de l'Etat. Jugez plutôt : les frais de déplacements présidentiels auront donc augmenté de 34% par rapport au précédent record de 2008 (16,3 millions). Vous avez bien lu ....
Ils s'établissent ainsi à 22 millions d'euros pour 2009, sur un budget total de 112,113 millions d'euros. Représentant 19,25 % du total des charges. "Ils ont même progressé de 51% si l'on tient compte du fait qu'en 2008, 1,7 million d'euros de frais avaient été pris en charge par le budget de la présidence française de l'Union européenne", souligne par ailleurs le député socialiste René Dosière.
Selon le rapport annuel de performance budgétaire lié à l'exercice 2009 de l'Elysée, "seuls" 20,3 millions d'euros de crédits avaient été demandés fin 2008. Le Président aura donc visiblement dépenser plus pour voyager plus ... ou mieux, c'est selon. Quoiqu'il en soit l'écart entre le prévu et le réalisé se monte à 10 % .... Principaux griefs reprochés par la Cour des Comptes : cette dernière semble quelque peu tousser sur le nombre de membres des délégations accompagnant le président de la République ainsi que sur les dépenses engendrées par la médiatisation de ses déplacements.Ah, nos chers bons vieux medias. A quoi sert de faire, si on ne fait pas savoir ?
Lors de l'assemblée générale des Nations unies, à New York, du 21 au 24 septembre 2009, la délégation française comprenait tout de même 132 membres ... Sans compter sur "les 31 membres de l'équipage des trois avions dont l'hébergement et la restauration ont été payés par la présidence". Coût total : 1 145 279 euros.
Mauvais point également lors du G20 de Pittsburgh, les 24 et 25 septembre. Le service audiovisuel de la présidence a considéré alors comme "absolument incompatible" avec les contraintes du président de la République la salle de presse mise à disposition par les organisateurs. Bilan des courses : l'Elysée (euh, enfin via nos impôts ...) a déboursé plus de 25 000 euros en vue de mettre en place d'une salle de presse spécifique. En 2009, les dépenses engagées par le service audiovisuel de la présidence de la République pour les déplacements en France ont doublé, tandis que celles relatives aux déplacements à l'étranger ont été multipliées par trois .... Mais la Présidence sait aussi se serrer la ceinture, enfin à sa manière .... En 2009, l'Elysée est parvenu à conserver un budget de fonctionnement stable par rapport à 2008 (112,6 millions d'euros hors investissement). Comment ? en effectuant des coupes sombres dans les charges courantes (informatique, achat de fournitures, carburants...) ... mais également en réduisant les effectifs, passés de 1.031 au 31 décembre 2008 à 943 fin 2009. Pas belle la vie ?Sources : AFP, Challenges, Le Monde, Cour des Comptes, 20minutes
A lire également :

3 Commentaires
1
Sans doute une confirmation supplémentaire que l'Elysée a du mal à s'appliquer les objectifs d'écoomies qu'il donne aux autres administrations. Le rapport ne tient visiblement pas compte du prix d'achat de l'A330 commandé il y a peu pour les déplacements présidentiels.
15 juillet 2010 à 20:142
Oui, et j'ai l'impression que l'Elysée ne fait pas grande pub à ce sujet.
Reste qu'à Toulosue, on en parle parce que cela fournit du travail d'amenagement de l'appareil et .... que la Depeche du Midi appartient au patron du PRG
15 juillet 2010 à 22:013
cf.
http://www.ladepeche.fr/article/2008/09/18/475778-Sarkozy-s-offre-son-Air-Force-One.html
a noter :
"Et si Nicolas Sarkozy passe autant de temps dans l'avion c'est parce qu'il aime bien dormir chez lui. « Déjà pendant la campagne électorale ses conseillers avaient du mal à le faire dormir sur place», raconte l'auteur. En tant que président, il voyage avec plusieurs avions dont un réservé à la presse et aux chefs d'entreprise.
Par ailleurs, un Falcon 900 de rechange suit toujours le cortège pour ramener l'hôte de l'élysée en cas de panne"
15 juillet 2010 à 22:04Ajoutez un commentaire
Merci de consulter notre charte de modération avant de poster votre commentaire.