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Hongrie : croissance du PIB de 0,9% au T1

Elisabeth Studer Economie Pas de commentaire

515108rasoir2.jpgQui croire et que croire ?

Alors qu’en fin de semaine dernière la Hongrie a affolé les marchés -  lesquels s’inquiétaient de l’état réel de ses finances publiques -  si l’on en croit les chiffres officiels définitifs publiés mercredi, l’économie hongroise serait sortie de la récession au premier trimestre 2010.

Mieux encore, le PIB afficherait une croissance de 0,9% par rapport au trimestre précédent. On ne demande qu’à voir … En tout cas, le moins que l’on puisse dire c’est que ces données arrivent à point nommé.

Quoiqu’il en soit, ces chiffres – identiques aux chiffres provisoires publiés le 12 mai – s’avèrent tout de même être sur le fil du rasoir,  la hausse affichée n’est que de 0,2% en valeur glissante annuelle selon le Bureau central des statistiques KSH.

Précisons que les analystes tablaient quant à eux sur une récession de 0,1 à 0,3% au T1, ne voyant un retour à la croissance que pour le deuxième ou le troisième trimestre 2010.

Afin de mieux juger de l’ampleur d’une telle “performance”, rappelons que depuis le 4e trimestre 2008, soit depuis cinq trimestres consécutifs, le Produit intérieur brut hongrois affichait une baisse.

Dans un rapport publié le 31 mai dernier, la banque centrale hongroise a revu quant à elle à la hausse sa prévision de croissance pour 2010, à 0,9% du PIB, et à 3 % pour 2011.

En début de semaine, le Premier ministre hongrois, Viktor Orban avait annoncé l’introduction d’une taxe sur les banques, des mesures d’austérité et des baisses d”impôts  pour  les entreprises. Objectif : générer de la croissance et de nouvelles recettes. Des mesures prises alors que le pays se trouve confronté à son tour à une crise de crédibilité de sess finances publiques après des déclarations alarmistes de proches du Premier ministre, lequel avait comparé la Hongrie à la Grèce. De quoi sérieusement perturber les marchés.

Dans un entretien accordé à la télévision nationale, Viktor Orban a par ailleurs déclaré qu’il ferait tout pour maintenir le déficit à 3,8% du produit intérieur brut (PIB) comme convenu avec le Fonds monétaire international (FMI).

“L’objectif en termes de déficit est un héritage et, selon moi, surtout dans le contexte économique mondial actuel, il est impossible de changer cet objectif au cours de l’année, donc si cet héritage est de 3,8%, alors je ferai tout pour que cet objectif soit atteint”, a-t-il ainsi affirmé.

Cet objectif avait été négocié en 2008 par son prédécesseur Gordon Bajnaï, avec le FMI, l’Union européenne et la Banque mondiale lors de l’octroi d’une véritable bouée de sauvetage de 20 milliards d’euros.

Sources : AFP, AWP

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