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BCE / rachat de la dette : Trichet persiste et signe

Elisabeth Studer Devises, Economie 4 commentaires

planche-billet.jpgRassurant ou inquiétant ? That’s the question. Dans une interview au journal allemand Welt am Sonntag, le président de la Banque centrale européenne,  Jean-Claude Trichet a déclaré que l’Europe ne permettra pas qu’un de ses membres en difficultés ne s’écroule sous le poids de sa dette.

Ce qui sous-entendrait tout de même qu’un des pays membres serait au bord du gouffre ?

Selon l’hebdomadaire, le patron de la BCE exclut par ailleurs tout risque de défaut de la Grèce, de l’Espagne ou du Portugal.

La méthode “miracle” ? Jean-Claude Trichet a de nouveau défendu la décision de la BCE de racheter la dette. Une position affichée le mois dernier afin de ramener les marchés obligataires vers plus de sérénité …. et de faire baisser le coût de l’emprunt pour la Grèce et les autres pays endettés de la zone euro.

A la mi-mai, les banques centrales de la zone euro ont commencé à acheter des emprunts d’Etat, marquant un revirement de la stratégie de la Banque centrale européenne, opposée jusque-là à une telle mesure.

Jean-Claude Trichet avait alors assuré que la banque centrale européenne n’avait pas cédé aux pressions en acceptant de racheter des obligations souveraines sur les marchés. “Nous sommes farouchement et totalement indépendants. Cette décision est la décision du conseil des gouverneurs et non le résultat de quelque pression que ce soit”, avait déclaré le président de la BCE à la presse, en marge d’une réunion de la Banque des règlements internationaux (BRI) à Bâle.

Ce changement de cap avait toutefois provoqué des divergences au sein même de la BCE, parmi les 22 membres du conseil des gouverneurs. Ainsi, Axel Weber, le président de la Bundesbank a déclaré publiquement que cette nouvelle stratégie – qui équivaut pour lui à “faire marcher la planche à billets” – pourrait engendrer “de graves risques pour la stabilité”.

Face à de tels propos, Jean-Claude Trichet rétorque qu’il a désormais compris qu’” en Allemagne, certaines choses sont interprétées différemment.

 

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4 commentaires

  1. jallatte 21 juin 2010 à 06:33

    Dans ces histoires de dettes et de crise il est surprenant de voir occultés les rôles de nos dirigeants (actuels N.Sarkozy était déjà en responsabilités) et de Mr Trichet qui n’étaient pas des inconnus en 1998
    On peut se forger une opinion de leurs responsabilités de 1998 à ce jour.
    Ou il s’agit d’une véritable tartufferie ou il s’agit d’incompétence
    Relisez l’article du
    Monde Diplomatique de Nov 1998
    Le Système bancaire de Dans la tourmente, par Ibrahim Warde (Le Monde diplomatique) http://bit.ly/7oBBpJ
    A croire qu’ils ne sont pas au courant de l’effet domino provoqué par la menace de faillite du fonds spéculatif LTCM et de son sauvetage.
    Il faut qu’on m’explique

  2. BA 21 juin 2010 à 08:28

    Lundi 10 mai 2010, la BCE annonce qu’elle va racheter des obligations d’Etat sur le marché secondaire. La BCE explique qu’elle le fait pour rassurer les marchés internationaux et pour faire baisser les taux d’intérêt des emprunts des PIIGS.
    Or, que constate-t-on ?
    On constate que ces rachats d’obligations d’Etat par la BCE n’ont pas du tout rassuré les marchés internationaux, au contraire.
    Depuis le 12 mai 2010, les taux d’intérêt des obligations des PIIGS ont explosé.
    Voici les chiffres au vendredi 18 juin 2010 :
    - Si l

  3. Dadounet 21 juin 2010 à 11:10

    Racheter la dette fait baisser la valeur de la monnaie, c’est donc nous voler.
    Que les taux d’intérêts augmentent implique que les états ne doivent plus emprunter ; qu’ils le fassent quand même prouve que leur politique socialiste est mauvaise.

  4. el gringo 21 juin 2010 à 22:09

    Claude Guéant annonce la rigueur… à la presse anglo-saxonne
    “La France se prépare à d’importantes coupes budgétaires.” L’information est à la une, lundi 21 juin, d’un grand quotidien économique