Aïe les choses se précisent ... Le gouvernement portugais a annoncé jeudi une hausse des impôts et une baisse des salaires dans la haute fonction publique. Objectif : accélérer la réduction du déficit budgétaire mais avant tout rassurer les marchés.
José Socrates, le Premier ministre portugais, a dû ainsi se résoudre à revenir sur ses engagements, pressé par les investisseurs et ses partenaires de la zone euro, lesquels redoutent que le Portugal ne suive le chemin de la Grèce.
Fort égoistement on pourrait se réjouir que Lisbonne agisse de la sorte sans que la vague de la rigueur n'atteigne les côtes françaises. Mais l'on doit bien se douter que tel n'est plus possible désormais ... A quand l'augmentation des "ponctions" de l'Etat dans l'Hexagone ?
Le Premier ministre, José Socrates, a déclaré que ce nouveau plan visait à ramener le déficit budgétaire à 7,3% du produit intérieur brut (PIB) pour 2010, contre 8,3% initialement prévu en mars dernier, l'objectif pour 2011 étant désormais fixé à 4,6%, contre 6,6% auparavant.
Rappelons que le déficit portugais a atteint 9,4% du PIB l'an dernier.
Essyant de faire passer la pilule, le chef de gouvernement a laissé entendre que ces mesures étaient cruciales pour rétablir la confiance et assurer le financement de l'économie. M. Socrates a fait également valoir que l'effort serait "justement réparti entre les Portugais, entre l'Etat et la société" et que les mesures ne seraient "en vigueur que jusqu'à la fin de l'année 2011". Il a en outre rappelé que le Portugal avait enregistré "la plus forte croissance de l'Union européenne" (+1% du PIB) au 1er trimestre.
Particuliers et entreprises devront mettre la main à la pâte. Les revenus des ménages seront assujettis à une surtaxe extraordinaire, de 1 ou 1,5% selon le niveau de revenu. Les nouvelles mesures prévoient également une hausse de la TVA d'un point de base (à 21% pour le taux normal).
Une surtaxe de 2,5% sera mise en place sur les bénéfices des grandes entreprises supérieurs à 2 millions d'euros.
Les plus hauts salaires de la fonction publique et les rémunérations des élus et des membres du gouvernement seront par ailleurs amputés de 5%, a ajouté le Premier ministre.
Le PSD, principal parti d'opposition a apporté son soutien au projet, garantissant ainsi l'adoption prochaine du nouveau plan d'austérité au Parlement.
Toutefois, ces annonces ont suscité l'indignation des syndicats. La journée de congés "généreusement" offerte à tous les fonctionnaires par le gouvernement, pour que ces derniers profitent en plein de la visite du pape Benoît XVI au Portugal n'y changeant rien.
Le secrétaire général de la centrale syndicale CGTP, Carvalho da Silva, a qualifié ces mesures de "très violentes" et a appelé à la mobilisation.
L'ensemble des nouvelles mesures annoncées devrait représenter deux milliards d'euros. Un effort budgétaire certes très conséquent mais très inférieur à celui de la Grèce ou de l'Irlande, soulignent toutefois quelques analystes.
Rappelons que fin avril, l'agence Standard & Poor's a abaissé la note souveraine du Portugal de deux échelons, à A-, Moody's déclarant pour sa part la semaine dernière qu'il était très probable qu'elle abaisse sa propre note, actuellement à Aa2.
Sources : Reuters, AFP
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11 Commentaires
1
Grèce : "comité de crise" après des "annulations massives" de touristes.
Le gouvernement grec a annoncé jeudi la création d'un "comité de crise" face aux "annulations massives de réservations" touristiques dans le pays, l'Association des hôteliers d'Athènes (AHA) évoquant près de 20.000 nuits d'hôtels annulées dans la capitale et ses environs.
"Après les annulations massives de réservations, un comité de crise piloté par l'Organisme grec du tourisme a été mis en place", a annoncé un porte-parole du gouvernement à la presse, estimant le coût de ces annulations à "des dizaines de millions d'euros".
Près de 20.000 nuits d'hôtel ont été annulées depuis les violences qui ont fait trois morts en marge des manifestations du 5 mai contre le plan de rigueur du gouvernement et "ce chiffre continue d'augmenter", avait auparavant affirmé à l'AFP le directeur de l'AHA, Loukas Douvas.
http://www.romandie.com/ats/news/100513154406.i1jrpoyr.asp
13 mai 2010 à 20:552
Josef Ackermann (Deutsche Bank) a des doutes sur la solvabilité de la Grèce.
Le président du directoire de Deutsche Bank a déclaré jeudi 13 mai qu'il doutait de la capacité de la Grèce à rembourser sa dette, tout en expliquant que le plan de stabilisation de la zone euro serait utile pour l'Espagne et l'Italie, mais que la situation portugaise restait "difficile".
Josef Ackermann, qui a participé à la coordination des initiatives du secteur privé allemand en vue d'aider la Grèce, a remis en question la capacité d'Athènes à sortir de la crise budgétaire, selon des extraits d'un entretien que devait diffuser jeudi soir la chaîne de télévision ZDF.
"Pour ce qui est de savoir si la Grèce est à l'heure actuelle réellement en mesure de fournir l'effort nécessaire, j'ai des doutes", a-t-il déclaré, ajoutant qu'il s'agissait là "d'efforts incroyables".
Mais, si la Grèce venait à s'effondrer, il y aurait une contagion à d'autres pays et cela pourrait se traduire par "une sorte d'effondrement".
Grâce au plan de 750 milliards d'euros, l'Italie et l'Espagne seront "suffisamment fortes pour honorer leurs dettes", ce qui limite les risques de contagion. Pour le Portugal, en revanche, la situation est plus "difficile", a-t-il ajouté.
En dépit des turbulences qui secouent la zone euro, cette dernière reste plus forte que les Etats-Unis ou l'Angleterre, a également déclaré Josef Ackermann, estimant que l'Allemagne, en particulier, bénéficierait de la chute de l'euro en raison du poids des exportations dans son économie.
http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE64C1P020100513
14 mai 2010 à 11:383
Pour ma part, je me demande si encore une fois l'Allemagne ne fait pas double jeu,
14 mai 2010 à 13:48cherchant à preter à la Grèce au taux le plus fort pour enrichir la Deutsche Bank, son discours actuel pouvant être en partie lié à sa volonté de faire garantir son prêt par la BCE.
4
Après l’Espagne, le gouvernement socialiste du Portugal a annoncé une série de mesures pour réduire son déficit : baisse de 5% du salaire des fonctionnaires, hausse généralisée des impôts. L’Italie s’apprêterait à prendre des mesures similaires, la France a déjà annoncé un plan de réduction des dépenses publiques et le premier objectif du nouveau Premier ministre anglais est la « réduction du déficit ».
Partout en Europe, pour financer les 750 milliards de garanties promises aux banquiers, les gouvernements présentent la note aux travailleurs !
15 mai 2010 à 00:005
vous travaillez vous ?
15 mai 2010 à 00:18Alors pourquoi dites vous que vous êts anti... ??
6
oui anti anti cons comme toi.
15 mai 2010 à 12:467
oui je suis salarie chez un marchand de cannon nomme dassault.
15 mai 2010 à 12:478
tiens, anticons, vous n'auriez pas des infos sur le projet de drone auquel participe la grece via Hellenic Aerospace Industry ?
15 mai 2010 à 16:079
Vendredi, 29 Mai 2009 14:04 Michael Colaone
Drones
Si les Européens ont été incapables de se mettre d'accords pour la production d'un avion de chasse commun et ont, au contraire, construit leur propre concurrence, en matière de drones les choses sont un peu différentes. Il existe bien-sûr des nations qui développent leurs propres systèmes, mais on peut observer des projets au sein desquels les Européens mettent en commun leurs compétences et savoir faire dans un esprit de collaboration jusque là assez peu observé. Le projet nEUROn est de ceux-là, puisque réunissant la France, la Suède, l'Italie, l'Espagne, la Grèce et la Suisse pour un UAV du futur.
Si les Américains ont compris depuis longtemps que la bonne réalisation de tels projets passe par la coopération entre les entreprises du secteur, ce n'est pas le cas pour les Européens.
[...]
De son côté, le projet porté par Dassault Aviation, Thales, Saab, EADS-CASA, RUAG, ALENIA et HAI porte beaucoup d'intérêt aux missions air-sol, à la furtivité et au tir d'armement. Beaucoup de nouveautés en Europe pour un projet ambitieux. nEUROn pourrait alors devenir le premier drone à réaction européen pleinement opérationnel. Un marché pourtant largement dominé par les Américains, et qui pourrait laisser de belles opportunités à cet UCAV doté des meilleures technologies du Vieux Continent.
15 mai 2010 à 16:10Le maître d'œuvre Dassault Aviation annonce que le premier vol du drone pourrait avoir lieu en 2012. Pour l'instant la réalisation est principalement dans les mains des Suédois. [...]
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Plus que la mise en commun de compétences technologiques et industrielles au niveau européen, le nEUROn représente le désir de l'Europe d'obtenir une complète autonomie sur des technologies qui seront surement au centre des conflits de demain.
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Des appareils qui migrent de plus en plus dans le monde civil avec des débouchés de plus en plus importants. On ne peut donc que saluer la manière dont est construit ce futur bijoux, gage de suprématie aérienne pour l'Europe
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La Tribune 31 juillet 2009
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Extrait :
La philosophie du projet Neuron, initié au Bourget 2003, est très différente : il s’agira d’un démonstrateur de drones de combat qui volera un jour (2010 ?), mais n’a pas vocation à équiper les forces armées. "Il s’agit de préfigurer l’avion de combat du futur, sans que l’on sache encore s’il sera piloté ou non. Le grand intérêt du programme sera de faire avancer la recherche sur la furtivité, l’armement et l’insertion de ces engins dans la guerre en réseau", explique Yves Robins, de Dassault. Le projet Neuron associera Thales. Mais il permettra surtout de faire travailler les bureaux d’études de l’avionneur, menacés de chômage technique après le Rafale.
15 mai 2010 à 16:14********
Là encore, le programme sera doté de 400 millions d’euros, dont la moitié supportée par la France : le reste du financement sera apporté par la Suède (Saab), la Grèce (HAI), la Suisse (Ruag), l’Espagne (EADS Casa) et l’Italie (Alenia).
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Pour Etienne Leray de la DGA, Euromale et Neuron "vont permettre à la France de se doter d’une véritable industrie des drones tout en contribuant à l’Europe de la défense".
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Le faux débat avec lequel les politiciens cherchent à embrouiller la population, c’est de savoir s’il faut augmenter les impôts ou bien réduire les dépenses publiques. En réalité, tout ce bla-bla n’est qu’un écran de fumée. Pour les classes populaires, le gouvernement fait les deux : il réduit les budgets des services publics et augmente les impôts. Pour les capitalistes, c’est l’inverse : il baisse l’impôt sur les bénéfices et il arrose de subventions comme jamais.
02 septembre 2010 à 13:30Ajoutez un commentaire
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