Pétrole : l'Irak mise sur une hausse importante de production pour 2011

irak.jpgImportant impact à prévoir sur les cours du pétrole et sur les quotas de production alloués aux pays membres de l'Opep.

Le porte-parole du ministère irakien du Pétrole Assim Jihad a indiqué à la presse russe que l''Irak envisageait d'augmenter de près d'un tiers sa production de pétrole en 2011.

"Le ministère a décidé d'accroître la production pétrolière de 150.000 barils par jour en 2010 et d'environ 600.000 barils par jour au cours de l'année prochaine", a ainsi déclaré Assim Jihad à Ria Novosti. Tout en précisant que de janvier à avril 2010, les exportations pétrolières ont rapporté à l'Irak 17 milliards 218 millions de dollars.

Pour rappel, l'Irak détient la 3eme place mondiale des réserves prouvées de pétrole, après l'Arabie Saoudite et l'Iran.

Fin 2009, les autorités irakiennes ont conclu avec des compagnies étrangères - dont les russes Lukoil et Gazprom Neft - une série de contrats portant sur la mise en valeur de champs pétrolifères. L'ensemble de ces accords devraient permettre d'accroître la production de pétrole irakienne de 10 à 12 millions de barils par jour en 2016.

Mais des analystes tirent d'ores et déjà la sonnette d'alarme : l'ambition affichée par l'Irak de quintupler sa production d'ici à 2016 devrait rapidement créer des difficultés au sein de l'Opep et pourait même menacer la cohésion du cartel.

L'Irak pourrait en effet redevenir un géant pétrolier de la taille de l'Arabie saoudite ... diminuant de facto les parts de marché des autres pays membres de l'Organisation.

Mais, en contrepartie, Bagdad devrait se voir contraint - comme les autres États membres - à respecter un quota de production, obligation dont il est exempté depuis près de 20 ans en raison de la guerre et de l'embargo.

"Je ne m'attends à aucune discussion sur la fixation de quotas avant que la production irakienne n'augmente de façon significative"   avait affirmé en décembre 2009 ministre irakien du Pétrole, Hussein Chahristani, à l'avant-veille d'une réunion de l'Opep à Luanda (Angola).

Le ministre avait toutefois laissé entendre que son pays entendait obtenir une autorisation de production élevée, à la mesure de ses besoins de reconstruction ...

Sources : Ria Novosti, AFP, Reuters

 

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