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PSA : suspension temporaire de la production en Slovaquie

psa-peugeot-citroen-trnava.jpgAnnonce de mauvaise augure …. la branche slovaque de PSA Peugeot Citroën a annoncé vendredi à Trnava qu’elle allait suspendre sa production durant une période totale de 13 jours durant le deuxième trimestre.

Raisons avancées : une baisse de la demande.

A noter que PSA Peugeot Citroën est l’un des trois constructeurs automobiles présents en Slovaquie, avec le sud-coréen Kia et l’allemand Volkswagen.

Le constructeur français a ainsi indiqué dans un communiqué que PSA Peugeot Citroën s’attendait pour 2010 à un recul d’environ 9% de la demande sur le marché automobile européen. Une fois encore c’est la crise qui est invoquée … alors que l’arrêt progressif de la prime à la casse pourrait largement influer sur le contexte actuel.

Au final, La production du site de Trnava, en Slovaquie, sera suspendue pendant un jour en avril, puis pendant six jours en mai et en juin.

Mais quid des employés durant ces périodes de chomage technique ? La direction aurait semble-t-il trouvé la solution, cette dernière indiquant que les salariés concernés par lesdites mesures suivront une « formation professionnelle intense » (! ….) dans le but d’ »augmenter la compétitivité du site » (!….). Au moins, le message est clair …

Le groupe PSA tient par ailleurs à préciser qu’il restera fidèle à son engagement de ne licencier aucun de ses 3.000 employés pour des raisons d’organisation durant la période 2010-11

Rappelons tout de même que la branche slovaque de PSA Peugeot Citroën, laquelle produit les modèles Citroën C3 Picasso et Peugeot 207, a augmenté sa production  de 10% en 2009, à 205.000 unités. Le centre industriel de Trnava, implanté sur près de 192 hectares, avait été inauguré officiellement en octobre 2006 (production entamée en juin de la même année) après un investissement total de 700 millions d’euros.

En février 2009, les Tchèques et les Slovaques avaient qualifié de « protectionniste  » la proposition de Nicolas Sarkozy de « relocaliser » dans l’Hexagone les usines automobiles françaises, en réponse à la crise qui frappe durement le secteur. Ils réagissaient ainsi aux propos tenus par le Chef de l’Etat, laissant entendre qu’il souhaitait « qu’on arrête les délocalisations et que si possible on relocalise ». « Si on donne de l’argent aux industries automobiles pour se restructurer, ce n’est pas pour apprendre qu’une nouvelle usine va partir en Tchéquie ou ailleurs », avait alors ajouté le chef de l’Etat.

 

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