France telecom /suicides : l'Inspection du Travail accable le groupe

harcelement.jpgLe verdict est tombé : selon le rapport de l'Inspection du Travail sur les suicides à France Télécom, les faits seraient accablants pour la direction de l'entreprise.

C'est en tout cas, ce qu'affirme samedi Le Parisien/Aujourd'hui en France.

Le terme  de "harcèlement moral"  est ( enfin ?) lâché ....

Bien évidement le quotidien ne se base pas sur des rumeurs ou des ragots pour ce faire, bien au contraire ... Il publie des extraits du document de 82 pages remis le 4 février au parquet de Paris.

Lequel évoque une "mise en danger d'autrui du fait de la mise en oeuvre d'organisations du travail de nature à porter des atteintes graves à la santé des travailleurs" et des "méthodes de gestion caractérisant le harcèlement moral". Cela a le mérite d'être clair ... Rien que cette affirmation de l'Inspection du Travail pourrait soulager plus d'un salarié en mettant un nom sur sa souffrance, en l'identifiant et en la reconnaissant au grand jour. Car le déni de la personne va parfois juqu'au déni de sa souffrance elle-même ....

Pour l'inspectrice du travail Sylvie Catala, les tentatives de suicide qui "ne sont pas des cas particuliers" sont liées à "la politique de réorganisation et de management" menée dans l'entreprise. Merci Madame de préciser qui ne s'agit pas de cas isolés ... l'entreprise tentant de nous faire croire le contraire en martelant autant que faire se peut que ce sont des situations personnelles qui ont entraîné ces actes désespérés ... les "managers de proximité" se refusant à admettre l'once d'une responsabilité dans le processus infernal qui a conduit le salarié à l'acte fatal.

Toujours selon Le Parisien, trois personnes seraient mises en cause dans le rapport, notamment Didier Lombard, ancien P-DG du groupe, récemment remplacé par Stéphane Richard, à la "faveur" si j'ose dire ... des suicides des salariés .... et de la pression médiatique qui s'en est suivie. Selon le Figaro, Louis-Pierre Wenès, l'ancien directeur des opérations France, et Olivier Barberot, l'ancien directeur des ressources humaines, seraient également pointés du doigt par l'Inspection du Travail.

S'appuyant sur l'enquête menée par le cabinet Technologia depuis décembre dernier, auprès des salariés de France Télécom, l'inspectrice du travail, Sylvie Catala, souligne que l'ex-direction a été alertée "à maintes reprises" des effets produits par sa politique de management sur «la santé des travailleurs». Médecins du travail, représentants syndicaux, caisses régionales d'assurance-maladie et «même la justice» auraient tiré la sonnette d'alarme depuis 2006. Chose que nous faisions ici-même dès 2007 ... voire même 2006, nous alarmant de la méthode employée par la direction pour annoncer la "vague" de 22.000 suppressions d'emplois.

Rappelons par ailleurs que fin février, une salariée de France Télécom, rattachée à l'Unité d'Intervention (UI) Nord-pas-de-Calais située à Lens, s'est suicidée à son domicile, une semaine après le suicide d'un autre employé du groupe à Lens.

"On ne peut pas accuser France Télécom d'être la cause de son suicide, mais on ne peut pour autant pas exclure qu'ils aient une part de responsabilité dans tout ça", avait alors déclaré Didier Castelain, délégué CGT de France Télécom pour la région. Le syndicaliste ajoutant que la salariée avait "subi différents changements de métier au sein de France Télécom et que le service pour lequel elle travaillait était en train d'être restructuré".

Un salarié de 54 ans de la plate-forme client Orange France Télécom de Lens s'était suicidé dans son véhicule, en dehors de l'enceinte de l'entreprise, le 19 février dernier.

A cette date, huit suicides de salariés de l'entreprise avaient été "comptabilisés" depuis début janvier, tous en dehors de leur lieu de travail, selon les syndicats.

Mais des comportements aussi désespérés ne semblent pas faire oublier les intérêts financiers de telle ou entité du groupe, l'objectif prioritaire semblant tout de même demeurer la maîtrise du budget coûte que coûte ...

C'est ainsi que missionné par le CHSCT d'un centre d'appel de France Télécom implanté à Annecy-le-Vieux pour analyser les conditions du suicide, fin septembre, d'une personne de 51 ans, le cabinet Secafi s'est vu demander par la direction du site - laquelle est redevable des frais d'expertise en vertu de la loi - de réduire la note par deux.

La direction considérait en effet en partie injustifiée le montant global des prestations du cabinet Secafi. L'objet de la mésentente : le temps dévolu à l'analyse du poste de travail d'administrateur des ventes qu'exerçait la victime avant de devenir conseiller clientèle. "Ce sont des postes simples. Il n'était pas ingénieur dans une centrale nucléaire" avait ainsi argué la direction.

Secafi a alors renvoyé une nouveau devis à hauteur de 64 jours/homme en faisant la distinction entre les analyses spécifiques au site et les références nationales. La DRH du groupe aurait accepté de prendre à sa charge les 30 jours/homme dont la dimension est nationale. Sur la partie analyses des postes, ce sera 50/50 entre le local et le national, soit un total de 10 jours/homme.  

Nous sommes si peu de choses ...

 

Sources : Reuters, JDD, Miroir Social, Le Figaro

A lire également :

France Telecom: intox sur la suppression d'emploi ?

. Nouveau suicide à France Telecom : les syndicats en appellent à l'Etat actionnaire

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20 Commentaires

  1. 1

    Elisabeth

    RTL info
    12 mars 2010

    L'Inspection du travail accuse France Telecom d'homicide involontaire

    Un salarié de Lille, dans le Nord, a mis fin à ses jours dans la nuit de mercredi à jeudi, à son domicile. La direction n'exclut aucune piste pour expliquer ce geste, chez un employé pourtant très apprécié. Selon les syndicats, ce suicide est le 10ème depuis le début de l'année. Elément nouveau : un rapport de l'inspection générale des affaires sociales demande de qualifier en accident de service quatre suicides ou tentatives de suicide. Un rapport de l'inspection du travail va plus loin : il parle carrément d'homicide involontaire pour l'un d'eux.tous les sonsFlorence Cohen
    12 mars 2010
    Dans un rapport, l'organisme explique le suicide d'un salarié du Doubs par ses conditions de travail L'inspection du travail recommande au parquet de Besançon de retenir la qualification d'"homicide involontaire par imprudence" dans l'enquête sur le suicide en août dernier d'un salarié, a dit Jean-Michel Bénichou, délégué syndical Sud-PTT.

    Le parquet est libre de retenir ou non cette qualification et peut aussi ne pas engager de poursuites.

    L'entreprise a confirmé avoir reçu une lettre de l'inspection du travail évoquant différents points dont "le lien supposé entre le suicide d'un salarié du groupe et son travail".

    France Télécom est accusé d'avoir muté le salarié dans une unité de dépannage sans l'avoir formé pour ce poste.

    "Dans divers courriers, il accusait le travail, les conditions de formation, ses horaires, sa charge de travail", détaille Jean-Michel Bénichou.

    La vague de suicides à l'origine de la remise en cause des conditions de travail dans l'entreprise n'est pas terminée, soulignait la semaine dernière le cabinet Technologia, chargé d'un audit sur le stress des agents de l'opérateur.

    Un salarié de France Télécom à Lille s'est donné la mort dans la nuit de mercredi à jeudi, portant le nombre de suicides depuis le début de l'année à neuf selon la direction, dix selon les syndicats.


  2. 2

    Elisabeth

    Sur le rapport de l'ITravail

    En revanche, l’inspectrice dédouane les directions régionales, « qui n’ont fait qu’appliquer des décisions et des méthodes prises au plus haut niveau du groupe ». Selon elle, la souffrance à France Télécom provient de la mise en place du plan Next en 2006, qui visait à « améliorer le rendement, l’efficacité et la productivité du groupe » en supprimant 22 000 emplois en trois ans et en mutant 10 000 personnes de métier. Mais surtout, il fallait aller vite pour améliorer les résultats. « J’aurai échoué si on ne fait pas les 22 000 départs. Pour le groupe, c’est 7 milliards de cash-flow » », a ainsi déclaré Olivier Barberot devant des cadres en 2006, comme le rapporte l’enquête.
    Pour elle, il ne fait aucun doute : « Dès la phase de mise en route du plan ACT (NDLR : déclinaison du plan Next au niveau des ressources humaines), la direction de France Télécom savait que certains salariés resteraient « au bord de la route », selon l’expression employée par Louis-Pierre Wenès lors d’une convention en 2006. C’est ce que confirme le contenu des modules de formation de 4 000 manageurs cette année-là. « Les cadres sont formés pour mettre en mouvement leurs collaborateurs. (…) Les résistances et les moyens de les faire céder sont développés, ses effets sur la santé mentale des travailleurs y sont également abordés », écrit-elle. Détail aggravant : les cadres ont appris que, lors des mutations, les salariés succombaient à « la phase de décompression qui se caractérise par la tristesse, l’absence de ressort, le désespoir, la dépression ».

  3. 3

    Elisabeth

    A lire absolument

    Déclarations de Olivier Barberot et Louis Pierre Wenes devant l’ACSED
    ------------------------------------------------------------------------
    La transformation de l'Entreprise
    Convention du 20 octobre 2006
    Maison de la Chimie
    2ème table ronde
    Accompagnement de la transformation et l'emploi chez FT

    http://www.sudptt.org/IMG/pdf/acsed-OBLPW.pdf

  4. 4

    Elisabeth

    A lire également

    Intervention de Didier Lombard devant l’ACSED

    La transformation de l’Entreprise

    Convention du 20 octobre 2006

    Maison de la Chimie


    http://cfc.bis.free.fr/annonce%20suppression%20emploi%20france%20telecom.htm

  5. 5

    Jissé

    Ces cas de suicides ne sont que l'arbre qui cache la forêt.

    Ne pas parler de France Télécom, c'est laisser ce genre d'agissements impunis, mais se focaliser sur France Télécom, comme je lis et regarde un peu partout pour les médias français, c'est oublier plus ou moins volontairement que l'on peut retrouver des circonstances similaires dans bien d'autres entreprises.

    Il y a un climat d'anxiété général qui s'installe avec la crise, et les ressources humaines s'en servent / en sont l'expression à leur niveau.

    J'ai moi-même été muté si on peut dire dans le cadre d'une réorganisation, avec une formation survolée à une vitesse ridicule, et je dois maintenant travailler avec des outils inadaptés et dans des conditions de travail difficilement supportables, et la seule réponse que je n'ai jamais eut de mon encadrement lorsque je me plaint des difficultés à essayer de faire mon travail, c'est "C'est un client important, il faut le faire", "Cela fait partie de tes nouvelles responsabilités, tu dois le faire", "Fais ça en priorité", "Tu devrais être plus constructif" etc, du generic management comme on dit. Cette semaine par exemple, je travaille 70 heures.

    Mais je ne me plains pas. Pourquoi ? Parce que je suis libre de prendre la porte si je le souhaite. Mais je ne la prends pas. Pourquoi ? Parce que je ne suis pas sûr de retrouver un travail ailleurs, et que je me dis que ça n'est peut-être pas si mal que ça quand je touche ma paie.

    Si ces malheureux sont aussi peu satisfaits de leur sort, ils sont libres de quitter leur entreprise, et s'ils ne le font pas, c'est peut-être qu'ils ne sont pas aussi capables que ça, et qu'ils ont peut-être leur part de responsabilités dans ce qui leur arrive.

  6. 6

    Elisabeth

    @Jissé, lisez cela
    lire absolument

    Déclarations de Olivier Barberot et Louis Pierre Wenes devant l’ACSED
    ------------------------------------------------------------------------
    La transformation de l'Entreprise
    Convention du 20 octobre 2006
    Maison de la Chimie
    2ème table ronde
    Accompagnement de la transformation et l'emploi chez FT

    http://www.sudptt.org/IMG/pdf/acsed-OBLPW.pdf


    et on en reparle ....

  7. 7

    Elisabeth

    Financial Times 04 02 2010 repris par Courrier international

    Extrait

    Le gouvernement français, qui détient 27 % des parts de France Télécom, a sa part de responsabilité dans ce qui s’est passé. L’Etat a été un actionnaire déraisonnable. Il a provoqué des tensions insupportables en exigeant de France Télécom qu’il devienne un champion d’envergure mondiale, mais sans que des emplois français se trouvent sacrifiés. Il n’est pas étonnant que France Télécom ait eu des difficultés. Réduire les coûts aurait déjà été douloureux si le groupe avait eu les mains libres ; réduire les coûts tout en protégeant l’emploi ne pouvait que finir dans les larmes.

    Un gouvernement peut très bien décider qu’une entreprise publique – ou partiellement publique – adopte des normes différentes de celles de ses concurrents privés dans la gestion de son personnel ou de ses clients. Il ne peut toutefois pas en exiger par la suite des performances égales ou supérieures à celles de concurrents qui ne sont pas soumis aux mêmes contraintes. Pour que France Télécom prenne un nouveau départ, il faut d’abord que les responsables politiques français reconnaissent qu’ils ne peuvent pas avoir le beurre et l’argent du beurre.

  8. 8

    nicolas denis

    France Telecom a fait des émules dans le même métier :
    Alcatel est entrain de mettre en oeuvre un plan analogue, en poussant ses salariés au départ, par tous les moyens.
    Sa DRH Claire Pedini complice du DG france Pierre Barnabé, a inventé le flex-office qui consiste à dégouter les employés en leur imposant le système suivant:
    Chaque matin, les salariés arrivent et ne savent pas quel bureau ils vont occuper. Le but est de supprimer tout côté humain de leur travail. Ils se voient donc attribuer un bureau tiré au sort qu'ils doivent vider chaque soir de leur effets personnels, de façon à éliminer tout rapport de convivialité et de solidarité entre salariés, et faire en sorte qu'ils comprennent qu'ils ne sont plus considérés à leur juste valeur.
    Pour en rajouter une couche, Pierre barnabé a décidé d'organiser un vaste jeu de chaises musicales entre les différents sites français, de façon à dégouter les salariés. Sous le prétexte hypocrite d'une rationnalisation, il a décidé de transférer des postes de province vers Paris, puis d'autres de Paris vers la province, et enfin entre sites de province.
    Pas besoin d'être devin pour imaginer les conséquences sur la vie familiale des victimes: on leur supprime leur métier en leur faisant comprendre que s'ils veulent le conserver, il suffit de déménager à 500 kms.
    Il est intéressant de voir que les DRH coupables de ce genre de manipulations sont enfin pointés du doigt et accusés d'homicide volontaire. Ils sont en effet coupables de violences qui ne se voient pas autant que lors d'un braquage à main armée, mais qui ont des conséquences au moins aussi dramatiques.
    Mais comme tout se passe en catimini, on assiste au même moment à des décisions carrément écoeurantes: Claire Pedini vient de se voir attribuer la légion d'honneur par le ministère censé défendre l'emploi en France !
    Bienvenue dans un pays ou on vous fait croire que tout est mis en oeuvre pour sauver l'emploi industriel, alors que l'état se rend complice des destructeurs de la santé au travail.

  9. 9

    Jissé

    Il s'agit de techniques de management pour faire partir les gens sans passer par le licensiement officiel. Les directions aux US ont commencé à s'intéresser à ça au début des années 80, dans les corporations où l'administration a commencé à se développer au point de se perdre avec les niveaux de hiérarchie et quand les salariés ont commencé à prétendre à des droits du travail. C'est maintenant devenu une institution, que l'on peut retrouver de façon satyrique aujourd'hui dans des films comme "Office Space" et dans des cartoons comme Dilbert.

    Les niveaux de management intermédiaires dans les grosses entreprises peuvent être de véritables nids de sociopathes. Des gens complètement déconnectés d'une certaine réalité sociale, et dont les objectifs de carrière peuvent prendre le dessus sur toute sensibilité humaine. L'anonymat et la responsabilité diluée ou déléguée aide beaucoup ici.

    Les méthodes les plus courantes pour ce que j'en sais consiste à donner des objectifs presque impossibles à atteindre, couplés à une répartition déséquilibrée de la charge de travail dans le service. Rajoutez à ça un deni systématique des décideurs et un manque de soutien dans l'accomplissement de ces objectifs, une récompense bien officielle de l'encadrement pour l'employé qui passe ses journées en pause et un blâme pour celui surchargé de travail et vous obtenez un sentiment d'injustice constant sur le sujet. Le management est gagnant dans tout les cas de figure ici : tant que la victime reste, ils gagnent une charge de travail effectuée conséquente pour un coût de fonctionnement minimal, et si il/elle démissionne, on évite les tracas du licensiement. Le seul problème, c'est l'éventuel plan d'action si les victimes se réunissent entre elles : c'est pour ça qu'il est important d'isoler les sujets. Une reformulation systématique des faits officiels et tout passe comme une lettre à la poste.

  10. 10

    Dédé73

    Le harcèlement moral est devenu un mode de gestion systématique. Ou plus exactement, la gestion du personnel de bureau (pour les ouvriers c'est plus simple, on ferme le site industriel) comprend le harcèlement moral comme outil généralisé pour obtenir le départ des salariés "inutiles" sans avoir à leur payer quoi que ce soit, puisqu'ils démissionnent. Cette destruction psychologique a aussi un deuxième avantage. Les victimes sont tellement affaiblies qu'elles laissent passer tous les délais légaux leur permettant d'agir en justice. Enfin, elles ne touchent pas d'indemnités de chômage, ce qui contribue à fragiliser eux-mêmes et leur famille et à les affaiblir encore plus.
    L'ironie (noire) de l'affaire, c'est en général que les chéfaillons qui ont mis en oeuvre cette politique sont à leur tour virés au bout de quelque mois, car ce n'est pas au salarié nommément que les réducteurs de coûts s'attaquent, mais bien à la structure d'emploi et donc à tous ceux qui la composent.

    Une petite satisfaction quand même. J'ai aidé récemment une personne victime d'un harcèlement moral. Après 7 mois de bataille féroce, elle a été licenciée avec une indemnité transactionnelle de 9 mois de salaire en plus des indemnités conventionnelles. De plus cette bataille lui a permis de retrouver sa propre estime et de retrouver très vite un emploi (ironie rose) 20 % mieux payé que l'emploi précédent.

  11. 11

    Elisabeth

    @Jissé : 100 % d'accord
    le but est de faire partir "volontairement" les gens , sans plan social
    , chez France telecom, tout est fait pour faire croire aux salariés que c'est eux qui ont choisi , le principe étant celui du "volontariat" ...mais un volontariat force pour des personnes poussées à bout , et qui ont choix entre le placard, le denigrement , l'harcelement ou la porte "salvatrice" ....

  12. 12

  13. 13

    famille de suicidé, famille de depréssifs

    Bonjour,
    Oui la responsabilité de France Télécom est bien mise en cause.
    Tout le monde souffre...
    Entre temps les actionnaires ont bien touchés leurs dividendes.
    Nos maris, Nos femmes, Nos Parents Nos enfants, ne sont pas partis à la guerre, mais simplement au travail.
    qui nous les rendra.
    Savez vous s'il existe une association des victimes de cette société ?
    Savez vous s'il existe des procédures judiciaire en cours sur lesquelles on pourrait se joindre ?
    Merci.

  14. 14

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  15. 15

    LEParisien

    « Homicide involontaire par imprudence » à France Télécom

    Dans l’enquête sur le suicide d’un salarié de France Télécom, dans le Doubs en août dernier, l’inspecteur du travail a rendu un rapport concluant à un « homicide involontaire par imprudence », indique le Parisien (12/03/2010).

    La direction de France Télécom aurait envoyé le salarié victime sur le terrain sans formation et avec des objectifs irréalisables pour lui, d’où une situation très stressante. FT aura été avertie des risques apr médecine du travail et le cabinet Technologia, sans suite.

    La qualification choisie par l’inspection du travail pourrait avoir des suites au pénal si le parquet de Besançon suivait ces conclusions.
    Cette procédure serait la première de ce type à France Télécom. Le syndicat SUD a cependant engagé des poursuites contre le groupe et certains de ces dirigeants pour « mise en danger de la vie d’autrui », en décembre 2009.


    [12.03.10]

    www.leparisien.fr

  16. 16

    ancien interimaire France Télécom

    Homicide involontaire par imprudence....
    Il y a longtemps que France télécom pourrait être accusé de cela.
    Quand j'étais intérimaire chez MANPOWER pour l'entreprise utilisatrice FRANCE TELECOM j'aurais pu mourir plusieurs fois et j'ai mis ma vie en danger à de multiples reprise..... dans le cadre normal du travail.
    Egalement j'ai été exposé aux rayonnements des antennes-relaisà une distance très courte.... A cette époque là: interdiction de couper les émissions lors des interventions sur une toiture....
    j'ai vu des collègues intérimaires, travailler CONTRE l'antenne en service pour changer un tilt ou un azimut.... et cela plusieurs fois dans la journée...
    L'antenne mesure 2 metres, tous le long du corps est plaqué à l'antenne pendant 10 minutes.....
    Le soir à l'hôtel les techniciens vommissaient, avaient mal au crane....
    Aujourd'hui oui, il suffit d'appeler la supervision pour couper les émissions....
    ET si un jour j'ai des problèmes... alzheimer ou autres encore...
    On me dira quoi ? allez circulez y'a rien à voir !!
    Comment faire pour se plaindre ,Comment faire poursimplement prendre date... aujourd'hui en prévision des malheurs qui vont survenir à coup sur... cancer et autres joyeusetés..
    France télécom ASSASSIN. MANAGEMENT depuis 15 ans Complice !!!
    ORANGE CRIMINEL !!! C'est réhabiliter la guillotine qu'il faut pour ses cadres.

  17. 17

    GALLOT Jacques

    Harcèlement et mise « au placard » à La Poste
    Je viens de voir plusieurs reportages et articles de presse concernant les comportements odieux de la Poste à l'encontre de son personnel et je voudrais vous apporter mon témoignage.
    Malgré déjà tous les suicides, la Poste fait toujours la Sourde oreille.
    En effet depuis presqu'un an, je fais l’objet de harcèlement et d’une mise « au placard » au sein de mon travail à La Poste.
    J’ai 52 ans et je travaille à la Poste depuis 36 ans. Durant toutes ces années J’ai eu un parcours professionnel exemplaire et irréprochable. Depuis septembre 2009, je ne cesse de subir des pressions sachant que mes conditions de travail et moral se sont considérablement dégradées. Malgré mes bons et loyaux services dédiés à la Poste, force est de constater que maintenant je suis un élément devenu indésirable à la télévente où j’exerce la fonction de superviseur télévente. Petit à petit on m’a dépouillé de l’ensemble des attributions liées à ma fonction de superviseur télévente. Je dois faire face au mépris de mes responsables hiérarchiques, et supporter leurs humiliations. Je n'ai plus droit aux formations données par mon entraineur des ventes qui me dit que je ne fais plus partie de son périmètre de compétence et mon directeur me dit que je n'ai plus les compétences pour être cadre. Je suis discrédité face à mes collègues de travail et je me sens bien seul. Ma hiérarchie n'hésite pas à bafouer les règles en vigueur à La Poste pour arriver à me faire craquer. Ma situation financière se dégrade, mon avenir professionnel est compromis et ma situation physique et psychologique se détériore de jour en jour. Plusieurs conciliations avec le responsable syndical Sud et représentant du CHSCT de la télévente sont restées sans issue. J'en suis maintenant à entreprendre une action judiciaire pour respecter mon honneur et mes droits.
    Je tiens à votre disposition le recours de mon avocat transmis à Monsieur Drillet directeur national de la télévente à Paris.
    Jacques GALLOT
    01 48 45 69 38

  18. 18

    citron préssé

    Monsieur,
    je suis moi même salarié de France télécom, et je vous apporte mon soutient total.
    Je souhaite cependant vous mettre en garde, afin de ne pas mettre des coordonnées ou autres sur internet et sur ce site y compris.
    comme vous le savez, la campagne de presse anti-fonctionnaire dure depuis déjà très longtemps, même coluche parlait de la montre que tout le monde regarde dans l'administration...
    Bref cette campagne très longue,agressive à hélas porté ses fruits.
    Normal nous somme dans une période de crise, les français se cherchent des responsables, et le petit fonctionnaire devient un bouc émissaire idéal comme Le Fainéant, Le planqué, Le privilégié...
    Un grande majorite de français ont hélas étaient sensible à ces messages, et témoigner de son vécu dans les blogs peut vous attirer des remarques désobligeantes de la part de malotrus.
    Concernant France télécom, je peux vous dire qu'après 6 /9 mois de répis ou on a claironné construire un NOUVEAU france télécom..., il semble que ce truc soit terminé, les chefs et managers ont été tournés et les choses vont pouvoir reprendre comme avant , avant qu'on vienne les emmer.. avec cette mode de suicides.
    Bon courrage à vous.

  19. 19

    citron préssé

    voici par exemple un peu de propagande anti fonctionnaire et ultra libérale;
    http://www.youtube.com/watch?v=DMKb9A6Kouk
    sous la forme d'une interwiew d'un éminent proffesseur d'économie chinois, sous titrée en français.
    c'est assez édifiant en plus notez les petits ricannement des chinois.
    réponse trouvé dans le blog de Tropical bear;
    sur file trading juin2010 comm n)192:
    cet interview sur le declin de l'europe est un fake, la traduction est bidon, en fait ils parlent de l'expo de shangai...

  20. 20

    Dadounet

    Citron pressé, c'est à cause des millions comme toi que France Telecom est OBLIGÉ de chercher des poux dans la tête de Jacques Gallot, simplement parce qu'arrivé en fin de carrière, il a un salaire décent.
    Un pays ne peut nourrir plus de gens que son économie le permet ; la France a des millions d'immigrés - parce que la racaille patronale les a fait venir afin de baisser les salaires du privé, puisqu'on ne peut réorienter les millions de ponctionnaires qui s'imaginent avoir acquis un droit inaliénable au parasitage des Français - dont seule une toute petite partie est nécessaire.
    Il y a d'abord un statut de la fonction publique à supprimer, à dénaturaliser les gens qui ne sont Français que par le droit du sol, puis à mettre en place la préférence nationale à l'embauche, la préférence étrangère à la débauche, en clair à détricoter toutes les cochonneries concoctées par la racaille des soixante-huit tares.
    Là, on retrouvera un nombre décent de gens cherchant un emploi et donc un comportement décent des employeurs.
    Il faut bien comprendre qu'au-delà d'un certain nombre, on passe d'une complicité objective à une concurrence entre parasites - comme France Telecom qui a 4 fois moins de chiffre d'affaires par salarié que SFR.

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