Rarement vente d'avions militaires aura créé autant de suspens .... et de rumeurs.
Alors qu'un journal brésilien a suscité le plus vive émoi en rapportant cette semaine que le président Lula da Silva avait tranché en faveur du Rafale pour équiper l'armée de l'air brésilienne, la secrétaire d'État en charge du Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac, a déclaré vendredi disposer d'informations encourageantes concernant cette transaction. Un enjeu de taille : si la vente se concrétisait, elle permettrait à l'avionneur d'acquérir une première référence à l'exportation pour son avion rafale.
Dassault espère dur comme fer remporter cet appel d'offres destiné à l'équipement de l'armée de l'air brésilienne, l'objectif étant de démarrer des négociations exclusives cette année.
Mais ne rêvons pas : le groupe est en compétition avec le F-18 Hornet de l'américain Boeing et le Gripen du suédois Saab et la partie se joue serrée ...
Intervenant avant les élections régionales .... Anne-Marie Idrac pourrait certes être tentée de redorer le blason quelque peu écorné de Nicoals Sarkozy ... Quoi qu'il en soit, en marge de la présentation des chiffres du commerce extérieur, la secrétaire d'État a déclaré à des journalistes que si le choix du Brésil n'était pas confirmé, le gouvernement disposait "d'informations qui le mettent en confiance".
"Il ne m'appartient pas de commenter les raisons qui pousseraient le Brésil à choisir cet avion qui nous paraît le meilleur et le plus adapté à ses besoins. Nous pensons que notre avion a tellement de qualités que nous pouvons avoir des raisons d'être optimistes", a-t-elle ajouté. Ben voyons ...
Précisons toutefois que l'appareil pourrait être doté d'un nouvel atout : son prix. Le quotidien Folha de Sao Paulo a en effet affirmé jeudi que Dassault avait baissé de deux milliards de dollars, à 6,2 milliards de dollars, le prix de vente des 36 avions Rafale.
Selon le journal, la baisse du prix du contrat Rafale aurait été conclue samedi. Le ministre de la Défense brésilien Nelson Jobim ayant en effet effectué une courte visite à Paris, en revenant d'un voyage en Israël. Le secrétaire de l'Economie et des Finances de l'armée de l'air, le général Aprigio Azevedo, se serait rendu à Paris pour participer à la négociation, ajoute également Folha.
Quoi qu'il en soit, même accompagné d'une intéressante "ristourne", le Rafale demeurerait l'avion "le plus cher". En effet, si la proposition de Saab s'établit à 4,5 milliards de dollars, les américains affichent quant à eux un montant de 5,7 milliards de dollars.
Jeudi, le ministre de la Défense du Brésil, Nelson Jobim, a précisé pour sa part qu'aucune décision n'avait été prise en la matière par son gouvernement. Bien au contraire, il a démenti l'information, la qualifiant de "sans fondement". "La vente n'est pas décidée. Le processus est en cours au ministère de la Défense", a-t-il ajouté.
D'après le quotidien économique Valor, le ministre de la Défense doit remettre son rapport au président Lula. après le Carnaval, soit dans une quinzaine de jours.
Vendredi, Lula da Silva a été encore plus clair : "je veux réaffirmer que, jusqu'à présent, aucune décision n'a été prise au sujet de l'achat des avions de chasse", a-t-il dit affirmé dans une interview au quotidien Jornal do Comercio de la ville de Porto Alegre.
"Il s'agit d'un choix très important pour le gouvernement et le Brésil, étant donné notre détermination à faire de la politique nationale de défense un axe de développement économique et d'indépendance technologique", a par ailleurs ajouté le président.
Sources : AFP, Reuters, DowJones Newswires

7 Commentaires
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05/02/2010 - 20h59min
Para Lula, vazamento do novo preço do Rafale prejudica negócio
Agência Estado
O presidente Luiz Inácio Lula da Silva ficou muito irritado com o vazamento da informação da redução do preço do pacote de 36 aviões que está sendo negociado para a Força Aérea Brasileira. Para o presidente Lula, o valor apresentado "ainda é insuficiente" para fechar o contrato. Por isso o Palácio do Planalto, embora insista que há uma "assumida preferência" pelo modelo francês Rafale, quer continuar negociando e insiste que só fechará o contrato se o preço cair ainda mais.
"Tem de reduzir mais. Tem de melhorar as condições", afirmou um auxiliar direto do presidente Lula ao ressaltar que esta questão "é muito mais do que preço e contra-preço". Por conta desta insatisfação que chamou de "plantação de informação", que poderia levar os franceses "a se acomodarem", o presidente Lula avisou e reiterou que o contrato não está fechado e que as negociações ainda estão em curso, podendo levar ainda algum tempo.
O argumento do governo é que este negócio tem de ser bom para os dois lados. O Brasil precisa do avião, quer comprá-lo, quer a transferência de tecnologia. Além disso, o presidente Lula já classificou a França como o "parceiro estratégico" do Brasil, revelando a preferência pelo caça da empresa francesa Dassault. Mas, por outro lado, o governo brasileiro tem reiterado que a França, para deslanchar o seu projeto, precisa que o avião seja comprado pelo Brasil, já que o caça não ganhou nenhuma outra concorrência no mundo e que outros países estão à espera da decisão brasileira para encaminharem suas decisões. O Brasil tem o trunfo ainda maior para baixar o preço do pacote. É que, embora o pacote inicial seja de 36 aeronaves, a ideia posterior é de se chegar a 120 aeronaves, unificando a frota da FAB substituindo os Mirage, F-5 e A-1 pelos Rafale.
No relatório preparado pela Comissão da Aeronáutica, entregue ao ministro Nelson Jobim em janeiro, os preços apresentados pelas empresas foram de US$ 8,2 bilhões para o pacote da Dassault, US$ 5,7 bilhões, da Boeing e US$ 4,5 bilhões da SAAB. De posse destes valores, com o pacote do Rafale considerado ainda muito alto, o governo saiu em campo para reduzi-lo e teria chegado ao valor de US$ 6,2 bilhões, que o Planalto ainda considera alto e quer nova redução para garantir o fechamento do contrato. Também está sendo considerado muito alto o valor do US$ 4 bilhões para a manutenção dos aviões por 30 anos. O pacote inclui, além do avião, com transferência de tecnologia, peças de reposição, armas e logística.
O presidente brasileiro não tem conversado ultimamente com seu colega francês Nicolas Sarkozy. Mas Lula não se furtará de voltar a dizer a Sarkozy o que lhe disse em setembro, em Brasília, quando os dois se reuniram no Alvorada: que a França é o parceiro estratégico do Brasil, mas que o preço do Rafale é exageradamente alto e precisa ser muito reduzido. Agora, insistirá na sua tese que esta redução ainda é insuficiente. "Eles reduziram, mas nós precisamos trabalhar mais ainda este valor. Tem de seguir tensionando. Quando se faz um contrato deste tamanho, você segue discutindo um monte de cláusulas, mesmo depois de fechado o contrato", advertiu um auxiliar do presidente, salientando que o contrato "não está fechado e só vai fechar lá na ponta, quando tudo der certo".
06 février 2010 à 00:512
le brésil est en train de devenir l'une des plus grandes puissances du monde, il faudra faire avec...
09 février 2010 à 18:003
Attention au changement de gouvernement, election presidentielle en 2010 ...
09 février 2010 à 18:114
BRÉSIL. Le 3 octobre, élection présidentielle au Brésil. Le Président sortant, Lula da Silva, n'a pas le droit de se représenter une troisième fois. Dans ces conditions, il n'est pas certain que la gauche l'emporte de nouveau. Si la droite reprend la présidence au Brésil, cela marquera la fin d'une époque au cours de laquelle la plupart des pays d'Amérique du Sud étaient dirigés par des forces de gauche.
09 février 2010 à 18:125
Le Rafale serait "une belle aventure" pour le Brésil (ministre brésilien)
PARIS, 24 mars 2010 (AFP)
Le ministre brésilien des Affaires stratégiques, Samuel Pinheiro Guimaraes, a affirmé que l'acquisition du Rafale par son pays serait le point de départ d'une "belle aventure" pour le Brésil et son industrie de défense, dans une interview à la revue Défense à paraître début avril.
"Dans la mesure où certaines pièces seront produites au Brésil, le programme Rafale nous fait accomplir des progrès substantiels en matière scientifique, technologique et commerciale sans compter toutes les retombées en matière de sous-traitance", fait-il valoir.
Une décision brésilienne est attendue très prochainement sur l'acquisition du Rafale. L'avion de combat du français Dassault Aviation, qui n'a jamais encore été vendu à l'étranger, est en compétition avec le F/A-18 Super Hornet de l'Américain Boeing et le Gripen NG du suédois Saab pour un contrat de plusieurs milliards de dollars avec le Brésil, portant sur 36 appareils.
Samuel Pinheiro Guimaraes souligne que "l'option Rafale correspond tout à fait" à la "gestion" du vaste espace aérien brésilien, dans cet entretien accordé au bimestriel des anciens auditeurs de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN).
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a déclaré à plusieurs reprises que la décision finale serait politique et qu'il aurait le dernier mot alors qu'une solution suédoise aurait la préférence de l'armée de l'air, selon la presse brésilienne.
Le contrat fait l'objet d'intenses négociations. Ainsi, Aake Svenssonle PDG du suédois Saab, fabricant du Gripen, a dit redouter "une décision politique" alors qu'il se trouve au Brésil avec une délégation emmenée par le roi Carl XVI Gustaf et la reine Silvia.
"Lorsque le président Lula dit qu'il +achète un savoir plus qu'un avion+, il veut signifier toute l'importance qu'il accorde à l'échange de formation pour les pilotes et les mécaniciens mais aussi pour les ingénieurs", précise pour sa part le ministre brésilien des Affaires stratégiques.
"C'est une belle aventure !", s'exclame-t-il, soulignant qu'elle s'inscrirait dans un "partenariat stratégique franco-brésilien qui concerne aussi des hélicoptères, des transports de troupes terrestres, des sous-marins classiques et une participation à la conception du SNA brésilien (sous-marin nucléaire d'attaque) à l'horizon 2020".
Samuel Pinheiro Guimaraes insiste sur l'importance des "transferts de technologie" promis par le président Nicolas Sarkozy à l'occasion d'une visite en septembre à Brasilia.
"Le défi de la maîtrise de notre industrie de défense est capital pour l'ensemble de notre économie", insiste-t-il.
"Nous devons impérativement nous autonomiser vis-à-vis des Etats-Unis", souligne le ministre, rappelant qu'il s'agit d'une nouvelle "priorité stratégique" de son pays. Est-ce que le programme Rafale s'inscrirait dans cette stratégie ? "Certainement, certainement", répond-il.
24 mars 2010 à 23:496
Brésil: une demande d'enquête sur la sélection d'avions de chasse acceptée
BRASILIA, 7 avr 2010 (AFP)
Le ministère public de Brasilia a accepté une demande d'enquête d'un particulier sur le processus de sélection des avions de chasse américain, français et suédois visant à moderniser la flotte de l'armée de l'air, et la préférence pour le Rafale affichée par le gouvernement.
Une source du parquet a indiqué mercredi à l'AFP que le procureur José Alfredo de Paulo Silva avait accepté la demande présentée par un Brésilien qui affirme que la préférence de Brasilia pour le Rafale heurte "le principe visant à réaliser des économies" puisque les avions concurrents sont moins chers.
Le Rafale du Français Dassault, qui n'a encore jamais été vendu à l'étranger, est en lice avec le F/A-18 Super Hornet de l'Américain Boeing et le Gripen NG du suédois Saab pour fournir 36 avions de combat multi-rôles au géant sud-américain, un contrat de plusieurs milliards de dollars.
"Le gouvernement brésilien, en raison de critères de politique extérieure, a décidé de choisir le Rafale, écartant les concurrents Gripen et Super Hornet dont les propositions ont des prix inférieurs. Cela heurte le principe visant à réaliser des économies", affirme le Brésilien.
Le procureur va maintenant "recueillir des informations pour décider s'il classe le dossier ou s'il y a de fait des raisons pour une action de responsabilité civile", a dit le porte-parole du ministère public à l'AFP.
Cette enquête peut prendre un an, selon lui.
Lundi, le ministre de la Défense, Nelson Jobim, avait déclaré que le président Luiz Inacio Lula da Silva devrait annoncer son choix après la mi-mai, et non en avril comme prévu initialement.
Le ministre avait réitéré sa préférence pour le Rafale tout en précisant être encore "au milieu (de l'élaboration) du rapport" technique sur les avions qu'il doit soumettre à Lula.
"L'enquête n'est pas encore ouverte, parce que le procureur est en vacances. Quoi qu'il en soit, si le gouvernement formule son annonce sur le modèle vainqueur, cela n'arrêtera pas l'enquête", a précisé le porte-parole du ministère public de Brasilia.
Lula a déclaré à plusieurs reprises que le Rafale avait plus d'avantages pour le Brésil en raison des transferts de technologie promis sans restriction par le président français Nicolas Sarkozy lors d'une visite en septembre 2009 à Brasilia.
Le Gripen a reçu lundi l'appui du puissant syndicat des métallurgistes de Sao Paulo, qui a affirmé que le projet suédois pourrait créer 28.000 emplois au Brésil. Ce syndicat avait été dirigé par Lula à la fin des années 70, en pleine dictature militaire.
07 avril 2010 à 23:377
Vente du Rafale aux Emirats : une note salée pour la France
La vente des 60 avions de combats aux Emirats arabes unis risque de se révèler coûteuse pour le ministère de la Défense, qui doit moderniser ses appareils à la demande d'Abou Dhabi.
La vente de 60 avions Rafale aux Emirats arabes unis risque d'avoir un goût amer pour le France. Selon le journal La Tribune du mardi 14 juin citant plusieurs sources concordantes, Abou Dhabi réclame en effet une modernisation de l'avion avant tout achat. Mais cette demande a un coût, et pas des moindres : l'addition plutôt salée s'élèverait entre 4 et 5 milliards d'euros, dont un milliard d'euros pour le seul moteur dont la poussée doit passer de 7,5 à 9 tonnes.
Une mauvaise surprise pour le gouvernement français en pleine période de crise. La France a bien tenté de faire baisser les coûts, mais les Emirats rejettent toute négociation refusant catégoriquement d'avoir un avion bas de gamme.
L'Emirat compte prendre à sa charge une partie des frais, mais seulement la moitié. Le reste devant être payé par le ministère français de la Défense et des industriels qui "partageront au prorata de leur participation industrielle dans le Rafale". Soit environ 37,5% pour Dassault Aviation, 37,5% pour Thales et 25% pour Safran.
Déconvenues en rafale
Le rafale n'en est pas à ses premières déconvenues : Dassault qui attend depuis plusieurs années le fameux ticket export enchaine en effet les échecs avec notamment le Maroc et la Corée du Sud. Tout deux ont en effet privilégiés les F-16 américains.
Plus récemment, ce sont les ventes de 36 avions avec le Brésil qui seraient compromises, et ce malgré un dossier bien avancé. Aux côtés du Rafale de Dassault Aviation annoncé favori, le Gripen du suédois Saab et le F-18 Super Hornet de l'américain Boeing sont finalistes pour un contrat estimé à quelque cinq milliards d'euros.
Malgré l'appui du président brésilien actuel, Lula, le contrat est loin d'être gagné. Tout d'abord, parce que l'armée brésilienne s'y oppose, et parce qu'il est peu probable qu'une négociation aboutisse avant la présidentielle brésilienne prévue fin octobre. Impossible en effet pour Lula de voter un budget qui pèsera lourd sur les finances, en pleine campagne présidentielle.
Ensuite peu importe l'étiquette du président élu, mais ce dernier pourrait exiger une pause de la négociation, voire le lancement d'un nouvel appel d'offres, et tout sera alors à recommencer.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/economie/20100615.OBS5562/vente-du-rafale-aux-emirats-une-note-salee-pour-la-france.html
Il faut aussi ajouter à ce chiffre le coût du rachat des 63 Mirage 2000 des Emirats par la France qui sont quasiment invendables sur le marché et qui risque fort de finir dans l'armée de l'Air (qui n'en veut absolument pas) à la place des Rafales.
16 juin 2010 à 00:13Ajoutez un commentaire
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