Dossier à suivre de très près, tant pour la population locale, que pour les impacts sur de grandes entreprises telles qu'Areva, très présente dans le pays, avec ses "avantages" et ses "inconvénients" d'ailleurs ...
Selon des sources militaires, le président nigérien, Mamadou Tandja, a été arrêté jeudi par des soldats mutins. L'opération faisant suit à putsch dirigé par un officier, le commandant Adamou Harouna.
Après ce qu'on peut appeler un véritable coup d'état, les ministres sont par ailleurs détenus non loin du palais présidentiel.
Deux ministres nigériens, eux mêmes arrêtés, ont indiqué à l'AFP, sous couvert de l'anonymat, que des militaires avaient "emmené" le président Mamadou Tandja et arrêté plusieurs membres du gouvernement.
"Nous voulons savoir ce qui se passe, c'est notre pays et personne ne veut le brûler. Nous ne sommes pas libres de nos mouvements, nous ne pouvons pas sortir. Ils ont emmené Mamadou Tandja", a indiqué par téléphone portable depuis Niamey un ministre.
Le président Tandja et son aide de camp seraient retenus dans la garnison de Tondibia, située à une vingtaine de kilomètres de la capitale .Plusieurs ministres seraient quant à eux retenus dans les locaux du Conseil supérieur de la communication, non loin du palais présidentiel.
Dans l'après-midi, ce dernier a été attaqué par des soldats alors que le Président y tenait une réunion. Des tirs à la mitrailleuse et à l'arme lourde ont retenti pendant plusieurs heures dans la capitale, Niamey.
Selon des sources policières, les assaillants semblaient être venus de l'extérieur de la ville à bord de véhicules blindés.
Rappelons que le président Mamadou Tandja, au pouvoir depuis 1999, a dissous le Parlement en 2009 et fait adopter par référendum une réforme constitutionnelle, certes condamné par l'opposition nigérienne et la communauté internationale.
Le nouveau texte lui a ainsi permis de se maintenir au pouvoir au-delà du terme de son deuxième mandat de cinq ans, lequel a expiré en décembre. Car avec la réforme, la limitation du nombre de mandats présidentiels n'est plus qu'un vieux souvenir. Désormais Mamadou Tandja dispose de trois ans de pouvoir supplémentaires sans avoir à se présenter à nouveau devant les électeurs.
Mais la Cour constitutionnelle ne l'entend pas de la sorte et a déclaré ce vote illégal. Qu'à cela tienne, en retour, le Président a répliqué en remplaçant tous ses membres par des personnes nommés par ses soins.
En octobre dernier, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) a suspendu le Niger, après la tenue de législatives, boycottées par l'opposition. Les Etats-Unis ont quant à eux supprimé en décembre les avantages commerciaux qu'ils accordaient au pays. L'Union européenne a quant à elle suspendu son aide au développement. Le dialogue internigérien de sortie de crise entre pouvoir et opposition, sous l'égide d'un médiateur de la Cedeao, a été suspendu la semaine dernière.
Rappelons également que le groupe nucléaire français Areva et le canadien Cameco ont investi des milliards de dollars au Niger, pays qui recèle d'importants gisements d'uranium. Le groupe chinois China National Petroleum a quant à lui signé en juin dernier un contrat d'exploitation pétrolière de cinq milliards de dollars (3,7 milliards d'euros).
Le Niger est en effet un partenaire incontournable du géant français Areva, près de 40% de l'uranium acheté par le groupe provenait de ce pays début 2008.
Après des relations pour le moins houleuses , Areva avait en effet renouvelé son partenariat avec le Niger en janvier 2008, lequel prévoyait notamment une hausse du prix d'achat de l'uranium de 50% - la mesure étant destinée à refléter la hausse des prix à long terme - et des investissement de plus d'1 milliard d'euros dans la mine d'uranium d'Imouraren.
Ces accords mettaient un terme à des mois de tensions entre Niamey et le groupe nucléaire, dont le point d'orgue avait été l'expulsion, à l'été 2007, du représentant d'Areva au Niger.
Le groupe nucléaire français exploite depuis 40 ans deux mines dans le nord-ouest du pays, Cominak et Somair.
Sources : Reuters, AFP

5 Commentaires
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Niger : Dijibrilla Hima Hamidou dit «Pelé », nouvel homme fort
18 février 2010 à 23:44C’est Dijibrilla Hima Hamidou dit «Pelé », 45 ans, commandant de la compagnie d’appui des blindés de Niamey, qui est à la tête du putsch qui vient de s’achever à Niamey.
Ce haut gradé, originaire de l’ethnie Djerma, est à la tête d’un comité de 12 officiers. Formé à l’académie royale de Meknès, Djibrilla Hima Hamidou n’avait pas approuvé les changements portés à la Constitution qui ouvraient une présidence à vie pour ce pays du Sahel, principal fournisseur d’uranium au français Areva.
Selon nos informations, la décision de renverser le président Mamadou Tandja n’a été prise qu’aujourd’hui même à 12 heures alors que commençait un conseil de ministres exceptionnel.
Dès les premières minutes de l’opération, le chef d’Etat major des armées, Moumini Bouraima, a été arrêté chez lui. Il n’aurait opposé aucune résistance.
Les putschistes ont aussi arrêté plusieurs personnalités dont le porte-parole du palais présidentiel. Quant au président de la république, Mamadou Tandia, il a été conduit en « lieu sûr », selon les termes d’un des putschistes joint par téléphone par Les Afriques.
Selon des sources probantes, le président a été emmené à la garnison de Zinder, deuxième ville du pays, à 700 km de Niamey.
Dès 17 heures, la télévision et la radio ont commencé à diffuser de la musique militaire. Le colonel Pelé devrait, lui, prononcer un discours très attendu à 20 heures GMT.
Aidara Chérif
sur lesafriques.com
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Guère de l'uranium ? qui sait ....
Moscou va renforcer sa coopération avec Niamey, selon un diplomate russe
APA-Niamey (Niger) La Russie et le Niger, deux pays qui entretiennent un « très bon dialogue politique au plan bilatéral et international », vont davantage renforcer leur coopération dans divers domaines liés à l’éducation et aux affaires, a indiqué l’ambassadeur de Russie au Niger, Anatoly Smirnov, cité mercredi par les médias nationaux.
Le diplomate russe qui a été reçu par le chef de l’Etat nigérien, Mamadou Tandja, a affirmé avoir évoqué avec celui-ci l’état de la coopération bilatérale dans les différents domaines qui lient les deux pays.
Cette coopération, a-t-il souligné « se porte à merveille (…) avec un très bon dialogue politique au plan bilatéral et international ».
Dans le domaine de l’éducation, a dit M. Smirnov, Moscou a décidé de reprendre l’octroi des bourses d’études aux étudiants nigériens, tandis que sur le pan de la lutte contre le terrorisme, la criminalité organisée et le trafic des drogues, cette année, plusieurs officiers nigériens ont bénéficié d’un stage de formation en Russie.
L’ambassadeur russe, qui est arrivé en compagnie d’une délégation d’hommes d’affaires de son pays a affirmé que ceux-ci sont des responsables d’une grande entreprise spécialisée dans l’hydraulique disposés à aider le peuple nigérien dans la lutte contre la pauvreté.
18 février 2010 à 23:48DS/od/APA
25-11-2009
3
18/02/2010 par RFI
Les dirigeants du putsch ont annoncé dans la soirée qu'ils suspendaient la Constitution.
L’annonce a été lue à la télévision publique nationale par le colonel Abdoulakarim Goukoye qui se présente comme le porte-parole des insurgés.
Le porte-parole des putschistes a annoncé la constitution d’un Conseil supérieur pour la restauration de la démocratie, le CSRD.
Les noms commencent donc à se confirmer. Il y a 3 militaires 3 colonels, le colonel Pelé, de son vrai nom Djibrilla Hima Hamidou, commandant de la zone militaire de Niamey, le colonel Harouna Adamou, commandant de la compagnie d'appui, c’est-à-dire des blindés.
18 février 2010 à 23:52Et enfin le colonel Goukoye Abdul Karim, chef du renseignement militaire, jusque-là porte-parole de l'armée c'est lui le porte-parole du Conseil supérieur pour la restauration de la démocratie. Derrière eux, des officiers et particulièrement des officiers des unités blindés ce sont les blindés qui selon nos informations ont mené l'opération jeudi 18 février. Ce sont eux qui ont réussi notamment à dissuader la garde républicaine de riposter.
4
Volonté de la Russie de "ralentir" le projet
Gazoduc trans-saharien : accord Nigeria, Algérie, Niger ??
qui sait ....
extrait :
Le Nigeria, le Niger et l'Algérie ont signé vendredi à Abuja un accord pour construire un gazoduc à travers le Sahara à destination de l'Europe, appelé également NIGAL (pour Niger/Algérie).
Montant estimé : entre 10 et 13 milliards de dollars selon les sources.
En 2007, l’Algérie et le Nigeria avaient mené une campagne de promotion de ce méga projet, auprès de la Commission européenne en vue de rapprocher des partenaires et investisseurs potentiels, d’expliciter les avantages de ce projet dans toutes ses dimensions et à installer le projet dans l’axe des sources d’approvisionnement énergétique de l’Union européenne.
Selon l'accord, le futur gazoduc partira du Delta du Niger, zone de production d'hydrocarbures au sud du Nigeria actuellement en proie à d'importantes violences. Il parcourera ensuite plus de 4.000 kilomètres à travers le Niger et l'Algérie, l'objectif final étant d'alimenter l'Europe en gaz.
[...]
Les premières livraisons de gaz devraient intervenir en 2015. Le gazoduc devrait transporter en année pleine 30 milliards de mètres cubes de gaz vers l'Europe. rappelons que les réserves de gaz naturel du Nigeria sont estimées à 180.000 milliards de mètres cubes, les septièmes de la planète.
[...]
Plusieurs groupes pétroliers, le français Total, l'anglo-néerlandais Royal Dutch Shell, l'italien Eni et le russe Gazprom ont d'ores et déjà exprimé leur intérêt à participer à ce projet piloté par les compagnies publiques nigérianes NNPC et algérienne Sonatrach.
Lors de la visite du président russe Dmitri Medvedev en Afrique le mois dernier, Gazprom et NNPC ont convenu d'investir au moins 2,5 milliards de dollars dans l'exploration et le développement du pétrole et du gaz nigérians et dans la construction du premier segment du gazoduc.
Le projet de Gazoduc transsaharien intéresse la Russie, mais cela n'a rien à voir avec la politique, a déclaré fin juin le président russe Dmitri Medvedev lors de sa tournée africaine. Selon le chef de l'Etat russe, cet intérêt est purement économique. Alors pourquoi a-t-il besoin de le préciser ?
Alors que, d'une certaine manière, avoir un "pied" dans le gazoduc Transsaharien, permet de maitriser les approvisionnements gaziers de l'Europe, chose qui ne déplaît pas à Moscou ....
Rappelons par ailleurs que d'un point de vue géographique, le Delta du Niger est deux fois plus près du centre de l'Europe que ne l'est la Sibérie occidentale - lequel est actuellement le grand réservoir de gaz russe - et presque aussi près que ne le sont les gisements off-shore norvégiens.
Sources : AFP, Reuters, Ria Novosti
19 février 2010 à 00:005
Le Niger a émis son souhait de participer au projet du Gazoduc Nigal ou TSGP (Transsaharian Gas Pipeline), qui relie les champs gaziers du Nigéria, via le Niger, au grand complexe du GNL d’Arzew.
La population locale nigérienne estiment que les retombées économiques pour la population locale ne peuvent être que bénéfiques. L’alimentation en gaz et en électricité- très perturbée aujourd’hui- pourrait être renflouée grâce au gazoduc Nigal.
En effet, le Centre et le Nord du Nigeria, comme le grand Sud algérien, bénéficieront -grâce au TSGP- de l’alimentation en cette matière, tandis que le Niger, pays de transit, et les pays limitrophes tels que le Mali et le Burkina Faso, pourront tirer profit du «rapprochement» de cette source d’énergie.
Egalement, l’arrivée du gaz naturel dans ces contrées, dépourvues d’infrastructures gazières, favorisera la création de zones économiques viables et propres et, partant, la fixation des populations et la diminution des flux migratoires vers l’Europe, relève-t-on.
19 février 2010 à 00:06Selon les cahiers des charges du projet, le TSGP, dont la capacité de transport sera de vingt à trente milliards de mètres cubes par an, aura une longueur de 4 128 km, dont 1 037 km au Nigeria, 841 km au Niger et 2 310 km en territoire algérien jusqu’à la côte méditerranéenne, soit le tronçon le plus long.
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