Véhicules électriques : Toyota tente de maitriser ses approvisionnements en lithium

batteries-lithium-vehicules-electriq.jpgIl n'y a pas que Bolloré pour tenter de blinder ses achats en lithium, en vue d'obtenir une des meilleures places sur le marché des véhicules électriques.

Lui emboîtant le pas dans sa stratégie, un groupe affilié à Toyota a récemment conclu en Argentine un accord d'approvisionnement en cette matière première indispensable pour pouvoir développer ses ventes de voitures hybrides. Objectif : demeurer en tête de ce marché fort porteur.

La société d'import-export Toyota Tsusho, détenue à 22% par Toyota, a ainsi récemment annoncé sa participation dans un projet d'exploitation de lithium. Le propriétaire et gestionnaire en sera le groupe australien Orocobre.

Olaroz_Location_HR.jpgLe coût du projet de Salar de Olaroz, situé en Argentine est estimé dans une fourchette variant 80 et 100 millions de dollars. Le montant définitif sera déterminé après une étude de faisabilité qui devrait être achevée fin septembre 2010.

Si les termes du contrat n'ont pas encore été finalisés, Toyota Tsusho prévoit à l'heure actuelle d'acquérir 25% de la coentreprise. Orocobre, qui resterait propriétaire du solde de 75%, garderait la maîtrise opérationnelle du projet.

Rappelons que si Toyota utilise actuellement des batteries nickel-métal pour sa Prius, le constructeur japonais a décidé d'équiper les prochaines versions de son modèle hybride de batteries lithium-ion. Or, selon de nombreux analystes, le risque de pénurie de batteries constitue la principale difficulté dans la production de masse de voitures hybrides.

Un constat qui vient d'inciter Toyota à préparer l'avenir en s'assurant dès à présent de pouvoir disposer des matériaux nécessaires pour pouvoir atteindre ses objectifs de production à court et moyen terme.

Une stratégie que souhaite suivre également le gouvernement japonais, en quête de sources stables d'approvisionnement en métaux rares.

Précisons par ailleurs que si Vincent Bolloré avait d'abord fondé tous ses espoirs sur le lithium de Bolivie, l'homme d'affaires pourrait finalement se tourner lui aussi de manière plus soutenue vers les ressources de l'Argentine.

Certes, si Bolloré a d'ores et déjà signé un premier accord avec les Argentins, en partenariat avec le groupe minier Eramet, il tente néanmoins de séduire la Bolivie d'Evo Morales en vue d'obtenir des droits d'exploitation de mines, et ce au détriment de concurrents tels que Mitsubishi-Sumitomo, LG, General Motors.

Il est vrai que le nouvel eldorado bolivien concentre quelque 40% des réserves mondiales de lithium ... la bataille ne fait que commencer.

Sources : AFP, Reuters, JDF

 

 

 

2 Commentaires

  1. 1

    Dadounet

    Je ne crois pas qu'il faille s'affoler sur le lithium :
    * les batteries vont progresser en technologie ou être reléguées à des utilisations périphériques, car elles sont par trop la partie faible de l'utilisation de l'électricité actuelle; le lithium n'y jouera peut-être alors plus aucun rôle (par exemple si on trouve en fin un supraconducteur à température ambiante) ;
    * le lithium est le 33ème élément le plus abondant sur terre, mais dans l'eau de mer où il se trouve, on ne sait pas l'exploiter actuellement (pas plus que l'or, qui s'y trouve bien davantage que sur terre) ; ceci changera sans doute si son besoin se confirme ;
    * la Méditerranée s'étant ouverte et refermée plusieurs fois, elle s'est évaporée de même et contient une couche d'un kilomètre de sel au fond, ce qui fait qu'elle contient plus de lithium actuellement exploitable que tous les salars d'Amérique du sud réunis ; il y en a aussi beaucoup au Tibet.

  2. 2

    Elisabeth

    Merci bcp pour toutes ces infos, à suivre de très pres

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