Tout vient à point à qui sait attendre ... S'adressant à la population ivoirienne dans le cadre de ses voeux pour la nouvelle année, le président de la Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, a annoncé jeudi soir que 2010 sera l'année des élections générales.
Selon lui, tout est fin prêt désormais pour pouvoir organiser les consultations électorales.
"Pour nous, pour la Côte d'Ivoire, 2010 n'est pas une année ordinaire. Elle sera l'année d'événements importants qui marqueront l'histoire et la vie de notre nation" a souligné M. Gbagbo, annonçant la tenue d'élections générales durant l'année qui commence.
Selon le chef de l'Etat ivoirien, ces élections "permettront de fonder, une fois pour toutes, la légitimité du pouvoir sur la base du suffrage universel, c'est-à-dire sur la démocratie. Elles permettront, en un mot, de sortir de l'esprit et de la culture du parti unique. Elles ouvriront la voie à une révision de notre Constitution".
Une étape majeure qui serait selon lui attendue "non seulement par les Ivoiriens, mais aussi par l'ensemble des "partenaires" de la Côte d'Ivoire. Ce qui est loin d'être faux, ces élections ayant pour redoutable enjeu de mettre fin à la situation exceptionnelle, instaurée du fait de la guerre.
Objectif affiché par Gbagbo : "réussir le pari de sortir de la crise par les élections". Tant pour le peuple ivoirien ... que pour l'impact économique et financier.
En effet, selon le Président ivoirien, les partenaires du pays attendent ces scrutins pour intensifier leur coopération avec la Côte d'Ivoire. Rappelant par ailleurs qu'aucun partenaire "traditionnel" de la Côte d'Ivoire n'avait abandonné le pays durant la crise qu'il a traversé.
Selon Laurent Gbagbo, ces élections sont également importantes "parce qu'elles viendront mettre fin à la longue crise née de la guerre des héritiers qui a débuté en 1993, à la mort du Président Houphouët-Boigny". « Cette crise, dont nous avons subi la forme la plus aiguë, avec la guerre de septembre 2002, a longtemps couvé avant d'éclater ouvertement il y a dix ans, avec le coup d'Etat de décembre 1999. C'est une crise de la succession » a conclu le président ivoirien.
Selon les recommandations émises par le Cadre permanent de concertation (CPC) tenu début décembre en conformité avec l'accord politique de Ouagadougou (Burkina Faso), le premier tour de la présidentielle ivoirienne doit se tenir fin février début mars prochain.
Rappelons que cette échéance a sans cesse été reportée depuis octobre 2005, date de la fin du mandat constitutionnel du président Laurent Gbagbo.
Fin 2009, trois sondages successifs de l'agence française Sofres, ont donné Laurent Gbagbo vainqueur aux élections présidentielles, face à ses principaux rivaux, l'ancien Président Henri Konan Bédié, et l'ancien Premier ministre Alassane Dramane Ouattara.
Sources : APA, Abidjan.net

2 Commentaires
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En disant que la crise est né de la guerre des héritiers d'houphouet boigny,Gbagbo veut changer l'histoire de la COTE D'IVOIRE en sa faveur.En cela, il ment en évitant d'énumérer sa part de responsabilité.Ce n'est pas une crise de succession mais une crise né de la lutte pour le pouvoir des trois principaux partis important dont le parti de Gbagbo ( le FPI ) fait partie.C'est vraiment malheureux que pour Gbagbo chaque occasion qui lui est donnée est bonne pour faire de la politique,même une déclaration a la nation en fin d'année.Gbagbo n'a jamais su faire le différence entre le poste président de COTE D'IVOIRE et le président du FPI son parti politique .
04 janvier 2010 à 02:582
Merci pour ces précisions
04 janvier 2010 à 20:25Ajoutez un commentaire
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