Pétrole : la baisse perdure malgré les tensions géopolitiques

oil_geopolitic.jpgL'heure est grave. Même les tensions géopolitiques n'arrivent plus désormais à faire remonter le cours du pétrole. C'est vous dire. 

Le prix du baril a même regressé lundi à New York. Causes principales : un dollar quelque peu requinqué, par rapport aux autres monnaies du globe.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en janvier a achevé son dernier jour de cotation en terminant à 72,47 dollars, en baisse de 89 cents par rapport à vendredi.

A Londres, sur l'Inter Continental Exchange, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février a cédé quant à lui 76 cents à 72,99 dollars.

Le marché s'est orienté à la baisse en fin de séance alors que le dollar se renforçait, l'euro repassant sous 1,43 dollars. Un contexte de nature à rendre l'or noir moins attractif pour les investisseurs traitant avec d'autres devises.

Pourtant de nouvelles tensions de part et d'autre de la planète auraient pu avoir des conséquences haussières sur le prix du baril.

Ainsi au Nigeria, le Mend - principal groupe armé du sud pétrolifère - a affirmé samedi avoir mené une attaque contre un oléoduc opéré par les groupes Shell et Chevron. Une opération qui intervient après une trêve de près de deux mois dans l'un des principaux pays producteurs de pétrole en Afrique.

L'Irak a été pour sa part contraint ce week-end à cesser les exportations du brut extrait dans le nord du pays, à la suite d'un sabotage sur l'oléoduc conduisant au terminal turc de Ceyhan.

Alors que l'Iran avait pris le contrôle d'un puits de pétrole dans une zone frontalière Iran/Irak disputée depuis de nombreux mois, l'armée iranienne s'est toutefois retirée pendant le week-end.

Certes, la neige qui sévit actuellement aux Etats-Unis est de nature à renforcer la demande de produits distillés (dont le fioul de chauffage), actuellement peu vigoureuse.

Toutefois, dans son rapport mensuel, le cabinet Centre for Global Energy Studies (CGES) estime pour sa part que la consommation mondiale de pétrole est repartie à la baisse depuis un mois après avoir recommencé à croître entre juillet et septembre.

 

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