Airbus A350 : l'Espagne accorde enfin des avances remboursables

EADS_Airbus_A350-slide.JPGBel effort ! Et important message politique à la clé !

Alors que l'Espagne est en proie à de graves difficultés financières, le gouvernement espagnol a autorisé vendredi le ministère de l'Industrie à octroyer des avances remboursables à Airbus (filiale d'EADS) pour le développement de l'A350 XWB.

"Le Conseil des ministres a autorisé le ministère de l'Industrie à concéder des avances remboursables à Airbus Opérations pour un montant total de 332 millions d'euros pour le développement de l'avion A350 XWB sur la période 2009-2015", a ainsi précisé le ministère de l'Industrie.

Un engagement ferme qui intervient alors que la semaine dernière, dans un entretien publié dans le Financial Times, le PDG d'EADS Louis Gallois avait reconnu que les retards pris par le programme A350 avaient un impact sur les finances de l'avionneur.

Rappelons que l'A350 XWB ("extra-wide body") est un avion construit en grande partie via des matériaux composites, lesquels offrent certes des avantages de poids (dans tous les sens du terme) tout en induisant des problèmes techniques - désormais résolus selon la presse - liés au risque de foudroiement. Sa production devrait commencer début 2010, ses premières livraisons devant débuter à partir de la mi-2013, alors que son coût de développement est évalué à quelque 10 milliards d'euros.

Ce programme est financé, en partie par des prêts des pays européens comme l'Espagne, l'Angleterre, la France et l'Allemagne, et en grande partie par EADS lui-même avait tenu alors à préciser Louis Gallois.

Des propos qui raisonnent de manière toute particulière alors que le journal Les Echos affirmait parallèlement qu'"après des années de discussions, le versement des avances remboursables promises pour un total d'au moins 3,1 milliards d'euros devrait débuter dès l'an prochain". "La France et l'Espagne devraient signer les premiers chèques", ajoutait ainsi il y a quelques jours le quotidien.

Au total, la France devrait consentir une avance de 1,4 milliard, contre 1,1 milliard pour l'Allemagne, si l'on en croit Les Echos. De son côté, l'Espagne avait déjà fait voter une avance de 278 millions. L'Allemagne et le Royaume-Uni "ne sont pas encore prêts à payer, même si leur contribution paraît acquise sur le principe" précisait également le journal, un "contexte" qui pourrait en partie motiver le discours de Louis Gallois, en une sorte d'appel du pied pour faire "bouger" les "retardataires" ...

Sources : AFP, Reuters, Les Echos

 

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