Un brin provoc, dame Lagarde ?
Alors que la suppression de la taxe professionnelle est loin de faire l'unanimité, et c'est un euphémisme, la ministre de l'Economie estime impératif que l'impôt précité soit supprimée au 1er janvier 2010.
Certes , au cours d'un entretien accordé au Journal du dimanche, Christine Lagarde affirme également que la taxe professionnelle devrait être remplacée par un système de compensation, mais tout de même, de tels propos pourraient enflammer à nouveau la polémique.
Même si la ministre assure que "la concertation se poursuivra". On ne demande qu'à voir.
Christine Lagarde estime "normal" qu'une réforme "de cette ampleur" génère des "questions et des inquiétudes", mais "cette réforme est nécessaire et ce n'est pas en la repoussant qu'on la rendra plus facile", martèle-t-elle.
Selon la ministre, la suppression de la taxe relève d'une "impérative nécessité" pour les emplois et pour l'investissement des entreprises françaises. Tout en rappelant que Nicolas Sarkozy s'y était engagé, c'est vous dire ...
Mme Lagarde estime que la critique selon laquelle la réforme serait menée sans concertation "n'est absolument pas justifiée", soulignant au contraire que "la concertation a démarré en mars".
Pour ceux qui seraient difficiles à convaincre, la ministre de l'Economie précise encore que "tous les calculs ont été fournis à l'Assemblée nationale et au Sénat, en tenant compte des évolutions du projet de loi".
"Chaque élu peut demander à mon cabinet une simulation des impacts de la réforme sur sa propre collectivité", déclare-t-elle. Ce qui signifie tout de même que impact il y aura ...
De quoi faire réagir les candidats aux prochaines élections régionales, même si Christine Lagarde affirme qu'"il n'y a pas de fronde" des élus locaux contre la réforme de la taxe professionnelle.
La ministre assure par ailleurs que "l'Etat compensera intégralement les pertes de recettes liées à la suppression de la taxe professionnelle, à travers un mécanisme "plus juste pour les entreprises". Et pour les collectivités ?
Sources : AFP, Associated Press

4 Commentaires
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Les collectivites depensent sans compter, et bien l'Etat va leur couper le robinet ......... (faites ce que je dit, pas ce que je fais).
Le gouvernement est a doite, les collectivites a gauche .......
15 novembre 2009 à 20:562
Il y a cela, Zigomar, mais il y a aussi le fait que les collectivités territoriales dépensent 2 fois plus d'impôt venant de l'état que de l'impôt prélevé par elles-mêmes ; les taxes locales n'ont pas fini d'augmenter !
15 novembre 2009 à 21:42Voir http://www.ifrap.org/Comment-les-collectivites-participent-a-la-dette-publique,11401.html et
http://www.ifrap.org/Reforme-La-suppression-de-la-taxe-professionnelle-profitera-t-elle-aux-entreprises,1377.html
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L'ETAT DE LA FRANK REICH DOIT VITE COUPER LE ROBINET LOL
15 novembre 2009 à 22:444
Bien sur Zigomar que les collectivités dépensent sans compter.
Les élus locaux, notamment de gauche, savent assurer leur promotion personnel par le simple fait de réalisations couteuses.
Les financements, largement pris en charge par les prélèvements sur les créateurs de richesses, sont indolores pour l'électeur local.
Trop facile d'assurer un fauteuil avec une gestion dépensière !
Alors oui Dadounet, je souhaite que les collectivités locales qui ont vécues depuis trop longtemps sur ces largesses soient obligées d'ajuster leur fiscalité locale à l'inconséquence de leurs élus.
L'électeur local réfléchira alors peut-être un peu plus avant de glisser son bulletin dans l'urne !
A mon sens, la compensation prévue par l'état ne doit être que transitoire.
17 novembre 2009 à 07:07Ajoutez un commentaire
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