Taxe professionnelle : le sujet qui fâche ....

Le-ciel-peut-attendre Rien ne va plus – ou presque - au sein de la majorité présidentielle. Secouée par les “affaires” Frédéric Mitterrand et Jean Sarkozy/EPAD, c'est désormais la taxe professionnelle qui provoque la scission .... entre partisans de Nicolas Sarkozy et de Dominique de Villepin ? L'affaire Clearmstream pourrait avoir des conséquences “inattendues” ....

Alors que vingt-quatre sénateurs UMP et non des moindres, dont l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, ont menacé dimanche de bloquer la réforme, le ministre du Budget, Eric Woerth a affirmé lundi que la réforme ne pouvait attendre.

L'enjeu : le financement des collectivités locales alors que les régionales approchent.

Mais Nicolas Sarkozy semble vouloir être ferme sur le sujet. Certes, concède un tantinet Eric Woerth, le gouvernement est prêt à discuter des modalités de la suppression de la taxe professionnelle mais cette dernière doit être votée cette année, martèle-t-il.

"La réforme doit être votée maintenant", a déclaré Eric Woerth sur RTL. "Cette réforme ne peut pas attendre." Sans donner d'arguments supplémentaires pour justifier sa position ...

Rappelons que dans une tribune intitulée "Pourquoi nous ne voterons pas la réforme en l'état" publiée dans le Journal du dimanche (JDD), les 24 sénateurs de la majorité présidentielle dénoncent "l'actuelle proposition” comme étant “ni claire, ni juste, ni conforme à nos convictions d'élus enracinés".

Seule concession actuelle du gouvernement : un “appel à la discussion” avec Jean-Pierre Raffarin et les sénateurs qui ont signé cette tribune". Mais un refus catégorique d'aborder la réforme elle-même.

Christine Lagarde, notre grand “testeur” de mesures devant l'éternel, spécialisée également dans le lancement de pavé dans la mare, a toutefois annoncé qu'elle s'expliquerait devant les sénateurs mercredi matin sur ce sujet. Jean-Pierre Raffarin s'en est félicité lundi.

L'ancien Premier ministre a répété qu'il était favorable au principe de la suppression de cette taxe le 1er janvier. Le sujet qui fâche : le financement des mesures censées la remplacer en terme de financement des collectivités locales.

Medef contre élus locaux ? Rappelons que la mesure en elle-même est destinée à soutenir la trésorerie des entreprises à hauteur de 12 milliards d'euros l'an prochain.

En tout état de cause, le projet de budget 2010, doit arriver fin novembre au Sénat, où la droite ne dispose pas de la majorité absolue.

Précisons également que lors de son passage à l'Assemblée nationale, le projet avait d'ores et déjà été critiquée par deux autres anciens Premiers ministres de droite, Edouard Balladur et Alain Juppé.

Le président du Parti radical de gauche (PRG) Jean-Michel Baylet  – par ailleurs patron de “La Dépêche du Midi” et Président du CG82 - a loué dimanche le courage de l'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin et des 23 autres sénateurs.

Dans un communiqué, M. Baylet "salue le courage et le sens des responsabilités de Jean-Pierre Raffarin et des sénateurs qui ont le courage de s'opposer à la néfaste réforme de la taxe professionnelle".

"Il faut vraiment que la suppression, sans concertation, de cet impôt porte une grave atteinte à l'équilibre institutionnel pour que 24 sénateurs UMP se dressent contre la volonté du président de la République", a souligné le patron du PRG.

S'insurgeant une nouvelle fois contre “cette tentative de recentralisation et de destruction des fondements républicains portés par les collectivités et les élus locaux, en particulier dans le service de proximité".

Le Parti socialiste s'est félicité quant à lui de “la révolte naissante” à l'UMP.

Sources : AFP, Reuters

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1 Commentaire

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    Le Gaulois

    U nion M itterandiste P -----ile

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