Cuivre : vente de 10 % du groupe KGHM par la Pologne ?

Kghm-7-copper Vente des bijoux de famille pour faire face à la crise ? Cela y ressemble ...

Le gouvernement polonais envisage de vendre en 2010 jusqu'à 10% du groupe KGHM, le premier producteur de cuivre en Europe. C'est en effet ce qu'a indiqué samedi Michal Boni, conseiller du Premier ministre Donald Tusk.

Selon le rapport consolidé du groupe, le bénéfice net de KGHM s'est chiffré à 705 millions de zlotys (168 millions d'euros) au premier trimestre de 2009, les ventes s'établissant à 2,6 milliards de zlotys (620 millions d'euros). Les actions du groupe demeurent attractives à l'heure actuelle en raison de la hausse des cours du cuivre.

L'Etat polonais, qui possède actuellement 41,79% des parts de KGHM - coté à la Bourse de Varsovie - souhaite néanmoins en rester le principal actionnaire, a précisé M. Boni, histoire peut-être de ne pas trop choquer les mentalités et de tenter de démonter qu'il ne s'agit pas d'une vente complète voire irrémédiable des bijoux de famille ... Car le projet de privatisation du géant du cuivre a provoqué au sein de KGHM une levée de boucliers des syndicats qui ont brandi une menace de grève.

Toutefois l'opération a le "mérite" de montrer aux grands jours l'état des finances de la Pologne. C'est en effet pour face à la crise, que le ministère du Trésor polonais a annoncé le 22 juillet dernier un plan amendé de privatisations pour les années 2008-2011. L'objectif affiché : une rentrée de 36,7 milliards de zlotys (8,7 milliards d'euros) avant la fin de 2010. Ce plan prévoit notamment la vente d'entre 10% et 41% de KGHM.

"Ce document, qui sera soumis au Conseil des ministres après toutes les analyses et recommandations, contient la proposition de privatiser KGHM à une échelle appropriée", a déclaré M. Boni, précisant que jusqu'à 10% des actions du groupe pourraient être cédées.

Pour faire face à une baisse des recettes fiscales engendrée par la crise, le gouvernement libéral de Donald Tusk cherche d'autres sources de revenus, en dehors de toute augmentation des impôts, pour le moment.

La Pologne connait en effet un net recul de la production industrielle et du chiffre d’affaires du commerce de détail. Les effets de l’affaiblissement global de la demande étrangère, consécutif à la crise financière se font nettement sentir.

Sources : AFP, CFO-news

A lire également :

Privatisation de la Bourse de Varsovie : le Qatar intéressé

 

Ajoutez un commentaire

Merci de consulter notre charte de modération avant de poster votre commentaire.

elle ne sera pas publiée