Si le contenu des caisses de l'Etat
fond comme neige au soleil, la Caisse des dépôts n’est pas en reste.
Pire oserai-je même dire.
Selon le journal les Echos, cette dernière aurait affiché en 2008 le premier déficit de son histoire.
La perte nette de la Caisse des Dépôts pour l’année dernière approcherait ainsi 1,5 milliard d'euros. Une première – bien peu réjouissante - depuis sa fondation en 1816.
Selon les Echos, cette situation s’explique par l'effondrement des marchés mais également par des moins-values sur son portefeuille de participations en vertu des normes comptables IFRS.
Ses interventions dans plusieurs dossiers stratégiques comme Dexia - 2 milliards déboursés pour sauver la banque franco-belge - ne l’ont guère « favorisée ». Vaste sujet alors que ces mesures lui ont été dictées par l’Etat, ou plutôt par Nicolas Sarkozy en personne.
Certes, l'Etablissement public n'a pas eu à subir de pertes sur des actifs toxiques ou sur des contreparties financières comme Lehman Brothers. « Les résultats opérationnels de ses filiales et de ses placements sont positifs", souligne le journal. Ce qui a contrario, démontre à quel point son « interventionnisme » forcé lui a été néfaste.
« C'est le seul endroit de la République où il reste encore de l'argent pour faire quelque chose », soupirait ainsi en janvier dernier l'un de ses directeurs, interrogé par l’Expansion.
Rappelons ainsi qu’en 2008, la Caisse des Dépôts a largement « participé » au rachat de 30.000 logements mis en vente en l'état futur d'achèvement pour soutenir le secteur immobilier, à la mise à disposition de 5 milliards d'euros de financements supplémentaires à destination des collectivités locales ainsi qu’au lancement du Fonds stratégique d'investissement annoncé par Nicolas Sarkozy. Tout de même ….
Depuis le mois d'octobre, son directeur général a également transféré 17 milliards de liquidités aux banques, concédé un prêt supplémentaire de 2 milliards à Oséo (l'organisme de financement des PME), apporté 10 milliards d'euros à la Société française de refinancement de l'économie, qui doit permettre aux établissements de crédit d'emprunter en bénéficiant de la garantie de l'Etat.
A la demande de Nicolas Sarkozy, la Caisse des Dépôts a du aussi mettre la main au portefeuille pour entrer au capital du Groupe La Poste moyennant un ticket de 1 milliard et demi.
Un communiqué de la CDC n'a pas confirmé le montant de la perte globale. La Caisse communiquera l'état de ses comptes 2008 le 16 avril.
Sources : Reuters, Les Echos, JDD, L’Expansion

2 Commentaires
1
A propos de ce gouffre qu'est l'Oseo : http://www.ifrap-2012.org/+-Reforme-du-systeme-de-sante,0169-+.html
09 avril 2009 à 21:152
Et sa participation dans EADS qui s'est effondré. fallait s'y attendre, d'ailleurs certain s'y sont attendu LOL !
15 avril 2009 à 22:07Ajoutez un commentaire
Merci de consulter notre charte de modération avant de poster votre commentaire.