Contrepartie d'éventuels accords entre Total et l'Irak pour obtenir une part importante du gâteau pétrolier irakien ? Alors que l'Iran est plus que montrée du doigt pour son programme nucléaire controversé, Bagdad aurait peut être ainsi trouvé un moyen de se concilier les Français, les intérêts économiques passant parfois – voire souvent ? - devant d'autres considérations plus “philosophiques”.
Le ministre irakien de l'Electricité, Karim Wahid, a ainsi invité dimanche la France à aider l'Irak à construire une centrale nucléaire. Rappelons qu'il y a plus de 25 ans, l'armée israélienne avait détruit un réacteur près de Bagdad, lequel avait été construit par la France.
"Nous avons eu de très bonnes relations avec les compagnies françaises" par le passé, a ainsi tenu à rappeler le ministre. Tout en ajoutant : “je suis prêt à entrer en contact avec l'agence nucléaire française et à commencer la construction d'une centrale nucléaire, parce que l'avenir sera nucléaire. C'est mon point de vue".
Rappelons qu'en 1974, Jacques Chirac, alors Premier Ministre, effectue une visite de trois jours en IraK. L’année suivante, le 5 septembre 1975, Jacques Chirac accueille à Paris Saddam Hussein. Ils visitent ensemble le 6 septembre, le centre nucléaire de Caradache. Le Premier Ministre français explique que “ l’Irak est en train de mettre au point un programme nucléaire cohérent. La France veut s’associer à cet effort ”.
Le 18 novembre 1975, trois protocoles d’intention sont conclus entre Paris et Bagdad , au sujet de la livraison par Paris de deux réacteurs de recherche ( Tammouz 1 et Tammouz 2), placés sous la surveillance de l’A.I.E.A.
En 1976, l'Irak signe un accord avec la France pour la construction du réacteur nucléaire d'Osirak. Trois ans plus tard, les travaux démarrent.
Mais en juin 1981, pendant la guerre Iran-Irak, l'aviation israélienne avait bombardé le réacteur inachevé situé à Tuwaitha, au sud de la capitale irakienne, Israël arguant de supposés intentions militaires de Saddam Hussein pour justifier ces actes.
Si l'Irak a semble-t-il réussi aujourd'hui à protéger son réseau électrique des attentats, le pays doit maintenant trouver les milliards de dollars qui permettront d'assurer l'alimentation du pays 24 heures sur 24. C'est ainsi ce qu'a affirmé dimanche le ministre irakien de l'Electricité, Karim Wahid.
Le nerf de la “guerre” semble désormais être lié à des questions financières alors que le budget 2009 de l'Irak n'a toujours pas été approuvé. Principales causes : des dissensions politiques et ... la baisse des cours du pétrole, les hydrocarbures représentant la principale source de revenus de l'Irak. "Nous demandons sept milliards de dollars. Nous en avons obtenu un pour l'instant. Mais je suis optimiste", a ainsi affirmé M. Wahid.
Près de six ans après le renversement de Sadam Hussein, nombre des six millions d'habitants de Bagdad ont du s'équiper de générateurs électriques, l'Etat ne fournissant que quatre à huit heures d'électricité par jour, selon le quartier et la saison.
M. Wahid a indiqué que des contrats portant sur 15.000 mégawatts avaient été signés avec l'américain General Electric et l'allemand Siemens ces deux dernières années. L'objectif étant de fournir de l'électricité sans discontinuité pendant 12 heures par jour dans chaque foyer en juin 2009, pour un complet rétablissement en 2011 ou 2012.
Six projets de production rapide d'électricité ont également été soumis à signature. Parmi ces projets figurent une interconnexion avec l'Iran et l'arrivée de Turquie de deux centrales électriques d'ici août, en vue d'alimenter des zones du sud de l'Irak. Entre 10 et 20% d'acompte ont été versés fin 2008 pour tous les contrats.
Rappelons que le 10 février dernier, Nicolas Sarkozy avait fait une visite “surprise” en Irak, exhortant les entreprises françaises à revenir dans les pays et à y investir, annonçant qu'une large délégation d'entreprises se rendrait en Irak "d'ici l'été". Le groupe pétrolier Total n'avait pas attendu les propos du Président pour prendre les devants.
Certains journalistes – notamment anglo-saxons – laissant entendre que les renforts militaires français en Afghanistan auraient pu être la contrepartie d'éventuelles "largesses" octroyées par Washington sur le partage du gâteau pétrolier irakien.
Source : AFP, France24, Bloomberg,
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4 Commentaires
1
Et Israël a assassiné dans ce raid l'ingénieur Damien Chaussepied ; ne pas l'oublier...
22 février 2009 à 13:462
Espérons que le terrorisme Israëlien ne frappe encore une fois,
22 février 2009 à 16:043
En 1959, un accord de principe est signé entre l’U.R.S.S. et l’Iraq en matière de coopération nucléaire. Il est complété en
juillet 1960 par un autre document. En 1968, la construction d’un réacteur de 2 mégawatts de puissance et destiné à la recherche est lancée. L’Union soviétique qui livre à Bagdad de l’uranium 235 enrichi à 10%, assure également la formation de chercheurs iraqiens. L’Iraq rejoint en 1969 le T.N.P. et les accords de garanties signés avec l’A.I.E.A. prennent effet en 1972. L’Iraq en retirera la coopération de l’Agence et l’image d’un Etat respectueux des normes internationales. Bagdad s’est ainsi mise
à l’abri des regards, voire des suspicions et en a fait un partenaire crédible.
Dans les années soixante-dix, la France prend la relève des Soviétiques. En 1974, Jacques Chirac, alors Premier Ministre,
effectue une visite de trois jours en Iraq. L’année suivante, le 5 septembre 1975, Jacques Chirac accueille à Paris Saddam Hussein. Ils visitent ensemble le 6 septembre, le centre nucléaire de Caradache. Le Premier Ministre français explique que “ l’Iraq est en train de mettre au point un programme nucléaire cohérent. La France veut s’associer à cet effort ”. Saddam Hussein lui répond indirectement dans le journal libanais El Ubsou El Arabi du 8 septembre 1975 que “ l’accord avec la France est le premier pas concret vers la production de l’arme atomique arabe ”. Cela n’empêchera aucunement la conclusion de trois protocoles d’intention entre la France et l’Iraq, le 18 novembre 1975 au sujet de la livraison par Paris de deux réacteurs
de recherche ( Tammouz 1 et Tammouz 2) plus connu sous le nom d'Osirak (surnommé Ô Chirac par les Israéliens), placés sous la surveillance de l’A.I.E.A.
Le modèle de réacteur choisi à cette époque est de type graphite-gaz, filière qui a permis au général De Gaulle de bâtir la force de frappe française car ce sont des réacteurs producteurs de plutonium par excellence. M. Chirac accepte de fournir ce réacteur, d'une puissance de 1500 MW thermiques mais le gouvernement français fait ensuite marche arrière. Finalement, un accord est trouvé le 26 août 1976, l'Irak signe un contrat de plus d'un milliard de francs, portant sur la construction d'un réacteur de recherche de 70 MW thermiques, vingt fois moins puissant que celui auquel on avait renoncé.
La suite est emaillée de nombreux incidents dont la France n'est pas toujours étrangère. Le plus spectaculaire, fut l'explosion, le 6 avril 1979, du double coeur d'Osirak dans le hangar n° 3 des Constructions navales et industrielles de la Méditerranée, à La Seyne-sur-Mer, près de Toulon. Les coeurs des réacteurs jumeaux devaient être embarqués dans les 48 heures. Tout le monde fut soupçonné et même les Français. Cette dernière hypothèse n'est pas farfelue car, depuis la fin de 1977, les Français s'efforçaient de faire accepter aux Irakiens un autre combustible que celui prévu initialement pour limiter les risques d'usage militaire du réacteur. Il s'agissait du combustible nommé Caramel, qui ne contient que 7% d'uranium 235 au lieu de 93%.
Précisons que la substitution au profit de Caramel n'aurait pas fait disparaître le risque de prolifération. En effet, cette substitution ne comportait qu'un seul point positif: les charges de combustible Caramel qui auraient été livrées aux Irakiens auraient, certes, contenu environ dix fois moins d'uranium 235; mais rien n'aurait, en revanche, empêché les Irakiens de disposer une "couverture" d'uranium naturel dans le coeur pour produire du plutonium.
D'ailleurs à partir de 1980, l'Irak achetera d'importante quantité d'uranium auprès de plusieurs pays. En janvier 1980, l'Irak signe un accord de coopération avec le Brésil (dont 40 % des importations de pétrole viennent d'Irak), portant sur la fourniture de minerais bruts d'uranium naturel.
En mars 80, l'Irak signe un contrat avec le Portugal portant sur la fourniture de "yellow cake", un concentré d'uranium naturel. L'Irak commande en Allemagne, de l'uranium naturel appauvri, c'est-à-dire de l'uranium 238 presque à l'état pur, qui ne peut avoir que deux usages: servir de lest pour un voilier (comme pour la quille du bateau de Tabarly), ou servir de "couverture" dans le coeur d'un réacteur pour obtenir du plutonium militaire. Avec cette couverture en uranium 238 et un réacteur utilisant de l'uranium 235 à 93%, un réacteur comme Osirak aurait permit en moins de 2 ans de fabriquer assez de plutonium pour une bombe atomique. Il aurait fallu plus de temps avec un combustible comme le Caramel mais c'était parfaitement réalisable. Par ailleurs, il aurait été beaucoup plus difficile (mais pas impossible) de récupérer le plutonium du combustible irradié en raison de sa très forte radioactivité. L'utilisation de Caramel aurait demandé quelques aménagements sur le coeur, ce qui aurait retardé les délais de livraison prévus. De toute façon, à l'époque, les Français avaient beau discourir, les Irakiens ne voulaient pas de Caramel. De là à penser que la destruction du coeur aurait pu les amener à changer d'avis...
Mais ce ne fut pas le cas. Et les Français durent réparer les dégâts, et en quatrième vitesse. Six mois plus tard, les coeurs étaient prêts à être embarqués, mais n'auraient jamais été autorisés à démarrer s'ils avaient été destinés à la France, du moins selon les techniciens; il eût mieux valu en construire des neufs! Néanmoins, Raymond Barre, alors Premier ministre, garantit officiellement la marchandise pour 7 ans. et cela à l'étonnement général ! En tout cas, la garantie devait être sans effet, car le compte à rebours d'une opération baptisée Babylone, qui devait détruire Osirak le 7 juin 1981, avait déjà commencé.
Suite à la destruction d'Osirak, la France refusera de livrer les autres lots d'uranium 235 enrichi à 93% et déclinera la demande de reconstruction du réacteur en 1984 après avoir donné une aide technique initiale. La France transformera le deuxième réacteur (qui ne devait servir que pour des tests de simulation) en réacteur principal qui entrera en service en 1987 avec l'unique lot d'uranium 235 livré qui n'était pas encore chargé dans le premier réacteur au moment de l'attaque.
22 février 2009 à 17:42La mort de Damien Chaussepied a néanmoins servi à faire passer la France pour le pays ayant empêché l'Irak d'avoir la bombe atomique en distillant la rumeur (vraie ou fausse) qu'il aurait installé les dispositifs de guidage qui aurait permis aux bombes israéliennes de toucher leur cibles avec une très grande précision. Sa présence sur le site lors de l'attaque alors qu'il ne travaillait pas ce jour là n'a jamais été réellement expliquée tout comme celle d'une remorque qu'il aurait fait entrer quelques jours plus tôt sur le site de la centrale. Est-il mort lors de l'attaque par l'explosion des bombes, par les tirs de DCA ou a-t'il été exécuté par les irakiens qui auraient découvert son rôle lors l'attaque, on ne le saura sans doute jamais.
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Eh les gars, il faur relire vos bouquins d'histoire. Si les francais n'avaient pas été assez atré que pour vendre un réacteur nucléaire à saddam hussein, les israéliens n'auraient pas été obligé de faire le ménage ou vous aviez créer des problèmes...Les seuls terroristes sont saddam hussein et les ingénieurs francais qui les ont aidé
11 mai 2009 à 22:47Ajoutez un commentaire
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