Crise du gaz : Poutine propose un consortium avec Eni, GDF et EON

Berlusconiputin041508 Enième rebondissement dans la crise gazière qui oppose Russie et Ukraine.

Le patron d'Eni a annoncé jeudi que le Premier ministre Russe (et non le Président, comme l'affirme l'AFP en un lapsus révélateur tout excusé !...) avait proposé au groupe énergétique italien de bâtir conjointement un consortium européen.

But affiché : reinitialiser le processus de livraisons de gaz russe vers l'Europe dans l'attente d'une solution au conflit entre Moscou et Kiev.

Et si cela n'était pas un des buts majeurs de "l'opération" orchestrée par la Russie ?

Lors d'une rencontre avec le numéro un de Gazprom Alexeï Miller et le patron du géant énergétique italien Eni  Paolo Scaroni, Vladimir Poutine a proposé à l'Union Européenne de de partager les risques de transit en créant un consortium qui achètera à Gazprom le combustible nécessaire pour la reprise du transit. M. Scaroni a par ailleurs laissé entendre que Gaz de France et l'Allemand EON pourraient être également "invités" à participer au consortium.

"J'ai rencontré le président Poutine qui m'a demandé de former un consortium avec les autres sociétés européennes utilisant le gazoduc traversant l'Ukraine à travers lequel le gaz russe est livré à l'Europe", a ainsi déclaré depuis Moscou, Paolo Scaroni, patron d'Eni, lors d'une conférence téléphonique.

L'objectif – officiel – de la nouvelle structure qui pourrait être ainsi créée serait d'avancer le prix du gaz « techniquement » nécessaire en vue de pouvoir faire fonctionner le gazoduc et les stations de compressions, et permettre ainsi la reprise du transit et donc des livraisons de gaz vers l'Europe dans l'attente d'un accord entre Moscou et Kiev.

"Les Ukrainiens ont besoin de gaz pour faire fonctionner les stations de pompage, soit 1.560 milliards de mètres cubes au premier trimestre 2009 et 1,7 milliard au total. L'Ukraine a formulé la proposition bizarre de lui céder cette quantité en propriété, et non pas la lui vendre", a indiqué le premier ministre russe pour justifier sa démarche.

Pour le patron d'Eni, "il s'agit là d'une proposition constructive".

Sources : ADP, Ria Novosti

A lire également :

. Gazprom prêt de racheter la part de l'italien Eni dans Gazprom Neft

 

Ajoutez un commentaire

Merci de consulter notre charte de modération avant de poster votre commentaire.

elle ne sera pas publiée