Et cela continue : le secteur des matières premières est décidemment mis à mal ces temps-ci. Rien de plus logique quelque part, puisque, comme le nom l'indique, ces dernières rentrent en première ligne dans le processus de production.
Après Arcelor Mittal qui annonce un "gel" sine die de l'un des hauts-fourneaux du site de Florange, c'est au tour de BHP Billiton de faire part de fort mauvaises nouvelles.
Le groupe minier anglo-australien a en effet annoncé mercredi la suppression de près de 6.000 emplois, crise financière mondiale "aidant".
3 400 postes seront supprimés en Australie, plus particulièrement dans la production de charbon et de nickel, tandis qu'une réduction de 2000 postes est programmée dans le secteur des métaux de base au Chili. 550 personnes devront également quitter la mine de cuivre de la Pinto Valley aux États-Unis. Globalement, ces suppressions représentent 6% des effectifs du groupe qui compte 41.000 salariés permanents et 60.000 sous contrats spéciaux.
Montant de l'opération : une prévision de charges de 500 millions de dollars.
Pour rappel, BHP avait renoncé le mois dernier à acheter son rival Rio Tinto ...lequel a récemment annoncé devoir "s'alléger" de 14 000 emplois cette année dans le but de de réduire sa dette.
Pour 2009, le groupe a d'ores et déjà annoncé une réduction de sa production de manganèse en raison de la crise du marché de l'acier, un alliage dont il rentre dans la composition. Les principaux producteurs d'acier mondiaux ont en effet annoncé récemment des baisses importantes de leur production. Les secteurs automobile et des BTP - principaux clients des groupes miniers - étant fortement impactés par la crise.
BHP a également averti qu'il passerait dans ses comptes du premier semestre une dépréciation d'actifs de 1,2 milliard de dollars liée à la baisse des cours du nickel. Une seconde mesure de ce type, estimée à 400 millions de dollars supplémentaire, pourrait intervenir au second semestre.
Sources : AFP, Presse Canadienne

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