Mauvais temps pour l'EPR de Flamanville ..
Alors que sa date de mise en service est soumise à caution, selon des sources proches du dossier, EDF devrait prochainement annoncer une hausse de plus de 20% du coût de construction du réacteur nucléaire de troisième génération EPR, construit actuellement dans la Manche.
Les écologistes s'en réjouiront peut-être ...
L'EPR de Flamanville, le premier réacteur de ce genre construit en France, devrait coûter 4 milliards d'euros contre 3,3 milliards prévus en 2005. Le coût de production de l’électricité passerait ainsi de 46 euros par mégawatheure à plus de 55 euros.
Près de la moitié de la hausse de la "facture" serait induite – nous dit-on - par l'inflation observée entre 2005 et 2008. Je doute cependant qu'un projet de cette sorte n'est pas inclus de manière sérieuses ce périmètre dans ses prévisions. L'inflation aurait-elle beau dos ? Qui sait ...
Les "surcharges pondérales" du budget seraient également dûes à des "ajustements de coûts techniques et réglementaires" et à des "provisions pour aléas"... Parmi eux, figure notamment le retard pris dans le creusement du tunnel d'évacuation des eaux de refroidissement du réacteur nucléaire.
Le groupe français d'électricité devrait communiquer officiellement sur ces surcoûts lors de la « Journée pour les investisseurs » organisée jeudi à Londres.
Malgré des retards d'ores et déjà avérés, EDF soutient dur comme fer son objectif d'une mise en service en 2012. Mais le respect d'un tel planning pourrait avoir de fortes conséquences financières ..
Le groupe avait en effet annoncé la semaine dernière avoir décidé d'adopter une méthode plus coûteuse que prévu pour accélérer l'avancement du chantier de Flamanville, et "retourner à l'échéance prévue" de mise en service en 2012. Un porte-parole du chantier avait indiqué le même jour que le patron d'EDF Pierre Gadonneix communiquerait "d'ici à la fin de l'année" sur "les surcoûts du nucléaire".
Mi-novembre, la présidente du directoire du groupe nucléaire français Areva, Anne Lauvergeon avait quant à elle affirmé que la mise en service de l'EPR de Flamanville interviendra en 2013, avec un an de retard. La présidente d'Areva avait alors imputé la responsabilité de ce retard au groupe énergétique EDF.
"C'est à EDF de s'exprimer sur le sujet. Nous, nous sommes, en ce qui concerne Flamanville, parfaitement à l'heure dans nos livraisons", avait-t-elle affirmé.
Mais selon les Echos, avec un coût de 55 euros le MWh, l'avantage économique du nucléaire s'érode. Et ce d'autant plus, que le cours de pétrole semble désormais vouloir osciller au sein d'une fourchette comprise entre 40 dollars et 60 dollars par baril. Si l'on prend en compte la pénalisation des émissions de CO2 entre 10 euros et 20 euros par tonne, les résultats sont encore plus « sévères ».
Pour rappel, le prix de l’électricité à base de gaz ou de charbon est estimé entre 50 et 60 euros par MWh.
Pour tenter de « rentabiliser » le projet, EDF tenterait d’obtenir une hausse de l’électricité auprès du gouvernement. Selon Le Figaro de lundi, l'opérateur souhaiterait augmenter les tarifs de son électricité pour financer les lourdes charges du parc de centrale nucléaire existant, financer ces investissement dans les énergies renouvelables et compenser l’envolée du prix des matière premières.
Sources : AFP, Reuters, Le Figaro, Les Echos

6 Commentaires
1
Je ne pense pas qu'il faille focaliser sur la rentabilité au MWh.
D'ailleurs 1MWH vaut-il l'équivalent d'un baril de petrole ?
Il semble d'après mes calculs qu'un baril équivaut à 1586MWh (1tep=11628mwh et 1tep=7,33 barils)
D'un coté un baril de brut nécessite probablement un renchérissement pour en tirer de l'énergie.
D'un autre, la vie des centrales nucléaire est souvent prolongée par rapport à ce qui est initialement prévu.
...pour élargir le débat
Je pense plutôt que le nucléaire aide la France à rester indépendante énergiquement. Pour rappel:
- Le baril a 145$ cet été
- La crise du gaz russe entre l'Ukraine et la Russie en hiver il y a quelques années.
Et où vont les dépenses supplémentaires ?
04 décembre 2008 à 09:53Probablement en salaires car le projet dure plus longtemps, dans des entreprises sous traitantes, etc.
Bref, une partie du coût de la construction d'une centrale retombe dans l'économie française.
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EDF confirme l'augmentation de 20% du coût de l'EPR de Flamanville
AFP 04.12.08 | 09h41
e groupe d'électricité EDF a confirmé jeudi l'augmentation de 20% du coût de construction de l'EPR de Flamanville (Manche), à 4 milliards d'euros contre 3,3 milliards prévus initialement, selon un communiqué publié jeudi. "Cette actualisation prend en compte la hausse des prix et les effets liés à certaines indexations contractuelles en raison de l'augmentation des matières premières et l'impact d'évolutions techniques et réglementaires", précise EDF. Le nouveau coût complet de l'électricité produite grâce à l'EPR de Flamanville s'élèvera donc à 54 euros par mégawatt/heure, contre 46 euros prévus initialement, indique EDF. Des sources proches du dossier avaient fait état de cette hausse de coût mercredi, confirmant une information parue dans Les Echos. "L'EPR est durablement compétitif par rapport aux autres moyens de production dont les coûts complets ont augmenté plus fortement", souligne cependant EDF dans son communiqué. L'électricien français indique en effet que "les estimations actuelles placent les coûts de production pour une installation nouvelle" à 68 euros/MWh pour une centrale à cycle combiné à gaz et 70 euros/MWh pour une centrale thermique au charbon, "sur la base des hypothèses les plus basses sur le coût des matières premières et du CO2". Le groupe confirme par ailleurs son objectif de démarrage de l'EPR de Flamanville en 2012. Il précise également avoir pour objectif de mettre en service un premier EPR en Chine en 2013 (Taishan 1), aux USA en 2016 (Calvert Cliffs 3), et au Royaume-Uni fin 2017.
04 décembre 2008 à 09:553
Chatel: l'augmentation des prix de l'électricité n'est "pas d'actualité"
AFP 04.12.08 | 09h51
e porte-parole du gouvernement Luc Chatel a assuré jeudi sur LCI que l'augmentation des tarifs de l'électricité n'était "pas d'actualité". "L'augmentation des prix de l'électricité n'est pas d'actualité", a-t-il déclaré, en réponse à une question sur la volonté présumée d'EDF de demander une hausse des tarifs pour financer le surcoût de 20% de la centrale EPR de Flamanville (Manche). Les tarifs de l'électricité sont revalorisés tous les ans par le gouvernement. La dernière hausse remonte au mois d'août et s'était élevée à 2% pour les particuliers. Interrogé sur le plan de relance de l'économie qui doit être dévoilé jeudi, M. Chatel a par ailleurs assuré que le gouvernement serait "très vigilant" sur la destination des fonds que l'Etat pourrait allouer "à certaines filières industrielles". Le porte-parole du gouvernement a également jugé qu'on assistait "à la plus grande crise économique, financière mondiale depuis une centaine d'années".
04 décembre 2008 à 09:574
La construction de l'EPR à Flamanville demande plus de travail que prévu
FLAMANVILLE - La construction du réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche) demande deux fois plus d'heures de travail que prévu, a indiqué mercredi EDF qui maintient son lancement commercial pour 2013.
"On pense qu'on atteindra les 15 millions d'heures de travail (à la fin du chantier ndlr). Au début on avait prévu moitié moins", a déclaré le directeur du chantier Philippe Leigné lors d'une visite sur zone avec des journalistes. Le cap des 8 millions d'heures de travail a été passé début mai, a-t-il précisé.
Ce nombre d'heures de travail n'inclut pas celles des agents EDF, mais les sous-traitants représentent la quasi totalité des heures travaillées.
Le calendrier global demeure inchangé: EDF prévoit "les principaux essais en 2012 pour une production électrique commerciale en 2013", a aussi dit M. Leigné.
Le groupe prévoit toujours un pic d'effectif d'ici un an à 3.400 personnes sur le chantier. Actuellement 2.900 y travaillent le jour, 300 la nuit. EDF n'a pas officiellement réévalué le coût de l'EPR. Jusqu'alors le groupe parlait de 4 milliards d'euros.
La semaine dernière, lors de son bilan annuel pour la Normandie, l'ASN a regretté qu'EDF ait eu en 2009 parfois tendance à faire passer le respect du calendrier avant celui du code de construction. La sûreté globale de l'ouvrage n'a toutefois pas été remise en cause selon le gendarme du nucléaire.
Flamanville, démarré en 2006 est l'un deux chantier EPR les plus avancés dans le monde avec celui d'Olkiluoto mené par Areva en Finlande qui vient de repousser son démarrage à fin 2012, avec quatre ans de retard. EDF parle d'une exploitation de Flamanville en 2013, malgré les doutes de la CGT.
20 juin 2010 à 01:07http://www.romandie.com/infos/news2/100616163119.y9sz550f.asp
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Ben oui, mais mais les soutiens dans une présidentielle, cela a un prix.
20 juin 2010 à 04:166
EPR: Bouygues admet des difficultés sur un chantier "extrêmement difficile"
Le groupe français de BTP Bouygues a admis mercredi qu'il continuait à rencontrer des difficultés sur le chantier "extrêmement difficile et complexe" du premier réacteur nucléaire français de type EPR, actuellement en construction à Flamanville (Manche).
Flamanville "reste un chantier extrêmement difficile et complexe", a reconnu Martin Bouygues, PDG du groupe qui construit l'EPR, lors d'une conférence de presse organisée au lendemain de la publication des résultats du 1er semestre de Bouygues.
EDF a officialisé fin juillet le nouveau report de deux ans du démarrage de l'EPR de Flamanville (Manche) et revu son coût à la hausse, quelques mois après qu'un consortium français a échoué à le vendre à Abou Dhabi dans le cadre d'un gigantesque appel d'offres.
"Bouygues réalise le génie civil et n'est pas en position d'avoir un point de vue sur le budget final et la date de livraison de Flamanville", a affirmé M. Bouygues, interrogé sur les retards accumulés par l'EPR, réacteur de troisième génération au coeur de la stratégie d'exportation du nucléaire français.
Pour M. Bouygues le chantier de Flamanvile a une "ergonomie de détail complexe et une exécution extrêmement difficile".
"Bouygues reste attentif pour remplir" les souhaits exprimés par son client EDF, a ajouté le PDG du groupe de BTP.
L'objectif de "première production commercialisable" de l'EPR normand est désormais fixé par EDF à 2014, et le coût total du réacteur est estimé à 5 milliards d'euros, contre 3,3 initialement.
L'annonce d'EDF fin juillet survenait quelques jours après la publication du rapport de François Roussely sur la filière nucléaire française. L'ex-PDG d'EDF y milite pour "un plan d?actions prioritaires" afin d'achever le chantier de Flamanville "dans les meilleures conditions de coût et de délais".
L'autre chantier de l'EPR mené par Areva à Olkiluoto en Finlande accuse, lui, quatre ans de retard pour un coût total de 5,7 milliards d'euros. Areva a annoncé récemment une nouvelle provision de 400 millions d'euros pour y faire face.
L'EPR a été critiqué notamment sur son coût élevé, justifié par son concepteur Areva par des critères de sûreté très élevés, ou sur sa puissance (1.650 mégawatts), trop importante pour le réseau électrique de certains clients potentiels.
02 septembre 2010 à 23:28http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5i9a2fJW4U6pMNF4tTrN4jtfC0rtw
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