Petit point très rapide compte tenu de l'heure très tardive. Lors de mon point de mi-séance, le repli, bien qu'important, restait encore dans les limites de l'acceptable d'un point de vue préservation du rebond de la semaine. En clôture, le tableau est bien différent, avec un retour très net de la défiance envers les marchés, et une nouvelle cassure des 3480. Le marché a donc clairement invalidé le gap haussier d'hier, et se dirige tout droit vers le gap de lundi, et pourquoi pas vers les plus bas de vendredi. On notera toutefois des volumes en repli sensible : sommes-nous dans une simple réplique du séisme de la semaine dernière, ou l'initiation d'une nouvelle vague de panique ?
C'est ce que nous verrons ce jeudi : à la baisse, on surveillera bien sûr le gap des 3280/3290, mais également le support des 3310. En dessous de cette zone, qui pourrait être d'ailleurs passée dès l'ouverture, direction les 3200, 3170/3180, puis les 3100 avant la zone des 3020/3050...
A la hausse, il faudra déjà repasser les 3480. Mais après le plan européen, le plan américain, qu'est ce qui pourra relancer la dynamique haussière ? Peut-être l'abandon du mark-to-market, que j'attendais personnellement depuis quelques temps ? A suivre...
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Le fait que les valeurs boursières évoluent aujourd’hui de manière erratique et imprévisible n’a rien de surprenant dans la mesure où il s’est avéré au cours des cinq dernières années écoulées que notre monde a globalement perdu sa capacité à produire de l’énergie à faible coût et à la vendre à bas prix tout en satisfaisant simultanément une demande croissante.
16 octobre 2008 à 08:59Au cours des premières années de cette période, dans le cadre d’une croissance mondiale très vigoureuse tirée vers le haut par les pays émergents, le prix de vente de l’énergie a grimpé beaucoup plus rapidement que le coût de production. Les vendeurs ont donc réalisé d’énormes bénéfices.
Une première grande partie de ces bénéfices a alimenté la croissance numérique de diverses populations, ayant permis à celles-ci d’acheter des biens de consommation et contribué ainsi, pendant un certain temps, à l’entretien de cette croissance mondiale vigoureuse.
Une deuxième grande partie de ces mêmes bénéfices a été investie dans divers projets, tout comme l’a aussi été une partie importante des bénéfices issus des bons résultats obtenus dans de nombreux secteurs d’activité en raison de la forte croissance mondiale.
Certains de ces projets ont massivement créé de nouveaux capitaux comptabilisés dans des écritures comptables avec des valeurs initiales élevées, sans qu’ait été pris en compte les risques de forte chute de la rentabilité, de la capacité à rembourser les emprunts et de la valeur de revente du capital qui pourraient résulter d’une forte hausse du prix de vente de l’énergie, à partir d’un certain seuil, amputant le pouvoir d’achat et induisant des modifications du comportement des gens.
Les organismes de crédit n’ont pas anticipé non plus de tels risques et ont créé massivement de fortes sommes d’argent comptabilisées à leur actif par simple création de dettes au passif de leurs emprunteurs, finançant parfois la totalité du capital comptabilisé dans les écritures.
Il n’est pas étonnant qu’un tel risque n’ait pas été anticipé : la plupart des acteurs économiques n’ont pas encore pris conscience du fait qu’une forte croissance économique ne peut se prolonger que dans le cadre d’une énergie produite à faible coût, vendue à bas prix et satisfaisant une demande croissant sensiblement au même rythme, comme ce fut généralement le cas tout au long de la période 1945 – 2000 (référence : courbe « Energie et population », cliquer sur le lien en-tête pour la faire apparaître).
Et puis la forte hausse du prix de vente de l’énergie s’est produite. Est-il étonnant, dans ces conditions, d’observer aujourd’hui des implosions de capitaux et, parallèlement des faillites au niveau des organismes de crédit ?
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