Géorgie : différent sur ventes d'armes, USA et Israël en ligne de mire ...

Drone_georgie_russie Les choses se précisent encore, malheureusement, dans le contexte actuel du conflit entre Géorgie et Russie.

Le Kremlin semble farouchement déterminer à ne pas se laisser faire, pointant du doigt désormais tant les Etats-Unis qu'Israël, à mots à peine voilés.

Nouveau motif de l'ire de Moscou : la vente d'armes à la Géorgie. Certains analystes craignent toutefois que la position russe soit ainsi mise en avant comme "prétexte" pour "justifier" de nouveaux accords de ventes d'armes à l'Iran ....

Et la boucle est bouclée ....

Le président russe Dmitri Medvedev a condamné jeudi les Etats, fournissant des armes à la Géorgie.

"En tant que président de la Russie, je compte sur une position constructive de nos partenaires qui fournissent des armes à la Géorgie", a déclaré M. Medvedev lors d'une rencontre au Kremlin avec le président abkhaze Sergueï Bagapch et son homologue sud-ossète Edouard Kokoïty.

"Equiper une armée, cela ne signifie pas rétablir la paix. Il faut contribuer à la paix et non à la guerre" a-t-il ajouté.

Premiers visés : les Etats-Unis mais aussi Israël ...

Dimanche dernier, le quotidien Haaretz avait rapporté que le ministère israélien des Affaires étrangères avait d'ores et déjà recommandé un gel des ventes d'armes israéliennes à la Géorgie, de crainte de réactions de la Russie si ces exportations se poursuivaient.

Le journal, citant des responsables, a précisé que les Affaires étrangères redoutaient que Moscou vendent des armes anti-aériennes à l'Iran et la Syrie au cas où Israël continuait ses livraison d'armes à la Géorgie

"Israël doit être très prudent. Les Russes exportent beaucoup d'armes à la Syrie et l'Iran et il ne faut pas leur donner un prétexte pour qu'ils vendent du matériel sophistiqué à ces pays", ont affirmé ces responsables anonymes, selon le quotidien.

Israël s'inquiéte particulièrement de la possible exportation par la Russie d'un système de défense anti-aérienne de type S-300 à l'Iran qui rendrait plus difficile d'éventuelles attaques contre ses installations nucléaires.

Ces craintes avaient déjà abouti il y a près d'un an à l'arrêt des ventes d'armes "offensives" israéliennes à la Géorgie, laquelle ne recevait "plus que" - officiellement - du matériel "défensif" et l'aide de conseillers militaires, notamment d'anciens officiers israéliens venus formés des unités géorgiennes.

Les contrats signés n'avaient pas été annulés, mais une longue liste de contrats qui avaient été finalisés mais non approuvés définitivement ont été gelés, a poursuivi le journal. Selon le site "Israël Valley", les exportateurs israéliens d’armement ont récemment protesté, suite au blocage par le Gouvernement israélien de ces accords "d’une ampleur considérable".

Le Haaretz a pour sa part indiqué que la décision finale concernant les ventes d'armes ou de technologie militaire doit être prise "dans les prochains jours" par le ministère de la Défense. Les exportations d'armes israéliennes à la Géorgie sont évaluées à 200 millions de dollars par le Haaretz.

Un_hermes450 En avril dernier, la coopération militaire entre les deux pays avait été mise en lumière lorsqu'un avion russe avait abattu en Géorgie un drone de fabrication israélienne. Cette opération avait été interprétée par les médias israéliens comme un avertissement lancé par Moscou à l'Etat hébreu.

A la demande de Moscou, Israël avait alors confirmé que le drone géorgien abattu en Abkhazie avait été construit par la société israélienne Elbit Systems, écrivait à la suite le quotidien Haaretz, citant une source anonyme au sein des structures de force.

Selon le quotidien, la partie russe a présenté sa demande par l'intermédiaire de l'attaché militaire israélien à Moscou. Après avoir confirmé l'origine de l'appareil, les autorités israéliennes ont souligné que les armements vendus par l'Etat hébreu aux pays frontaliers de la Russie étaient exclusivement défensifs.

Le président géorgien Mikhaïl Saakachvili avait annoncé récemment au New York Times, quant à lui, que la Géorgie avait acheté 40 de ces drones ...

Plusieurs sociétés de sécurité israéliennes, dont l'une est dirigée par le général de réserve Gal Hirsch, un ancien commandant qui avait démissionné de l'armée à la suite des ratés de la guerre du Liban durant l'été 2006, sont actives en Géorgie, selon les médias israéliens.

Le journaux ont également fait état de la présence en Géorgie d'anciens membres du Shin Beth, le service de sécurité intérieure ou de l'unité de lutte anti-terroriste de la police, ainsi que de groupes d'armement privés et publics Elbit ou Rafael.

Le 10 août dernier, le site "Israel Valley" affirmait quant à lui que le missilier Rafael et Israel Aeronautics Industries (IAI) quittaient officiellement la Georgie, précisant que les chiffres gouvernementaux faisaient état de ventes d’armes de 200 millions de dollars par an par Israël à la Georgie ... mais que les montants pourraient s'avérer être nettement supérieurs, compte-tenu de la censure militaire qui prévaut en Israël.

Le journal mentionne par ailleurs qu'existe une "profonde coopération militaire entre les deux pays surtout dans le domaine des drones, du matériel de vision nocturne, ainsi que des roquettes".

A noter, enfin, que les militaires russes ont abattu mercredi un drone géorgien au-dessus de Tskhinvali, selon le porte-parole du ministère russe de la Défense.

"En dépit des assurances de Tbilissi sur la cessation de toute action militaire, un drone géorgien en mission de reconnaissance a été découvert et abattu mercredi au-dessus de Tskhinvali par les soldats de la paix russe", a-t-il été précisé.

Sources : AFP, Ria Novosti, Israel Valley

 

4 Commentaires

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    Elbit/Thales et drones

    Israel Valley

    - En juillet dernier, un jalon clé du programme Watchkeeper a été franchi en Israël. Il s’agissait d’une démonstration des capacités de décollage et d’atterrissage automatique du drone Watchkeeper.

    Cette démonstration a été conduite par la société israélienne ELBIT Systems à Megiddo en Israël devant des responsables du Ministère de la Défense britannique et en présence des équipes franco-britanniques travaillant sur le projet.

    Trois décollages, trois atterrissages et un roulage du drone se sont parfaitement déroulés en bouclage automatique.

    Pour en savoir plus sur le programme Watchkeeper :

    Elbit (Israël) et Thales (France) viennent de dévoiler la configuration finale du drone Watchkeeper. Ce drone sera produit par UAV Tactical Systems Ltd (U-TacS), société commune de Thales UK et Elbit Systems, établie à Leicester.

    Le drone Watchkeeper de série présentera les caractéristiques suivantes : configuration à double charge utile, capacités opérationnelles tout-temps, avec une fonction dégivrage, accès facilité aux sous-systèmes pour rendre la maintenance plus aisée. Décollage et atterrissage automatiques.

    Selon Thales, “cette conception inclut des améliorations clés dans la perspective du déploiement opérationnel du Watchkeeper dans toutes les régions du monde. Elle permet d’assurer au Ministère de la Défense des capacités essentielles, à moindre coût, en termes de renseignement, surveillance, acquisition d’objectifs et reconnaissance (ISTAR)”.

    Richard Deakin, directeur général des activités aéronautiques de Thales UK, explique que : “Watchkeeper est un système ISTAR comportant plusieurs sous-systèmes importants. Le drone, en lui même, n’est pas seulement une représentation emblématique de l’ensemble du système ; il en constitue un élément essentiel en termes de durabilité et de déploiement tactique, avec des coûts d’exploitation et de support très réduits. L’évolution de sa conception, du modèle initial que constituait l’Hermes 450, jusqu’à cette configuration finale à laquelle nous sommes arrivés aujourd’hui, reflète notre engagement à fournir la meilleure solution possible”.

    Pour Richard Deakin : “La finalisation de la conception de ce drone constitue un jalon majeur dans le programme Watchkeeper et marque une avancée significative dans la création d’un drone et d’un système offrant les meilleures capacités”.

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    BTC et israel

    Israel is also an interested party to get the oil from the Caspian region. ‘What is envisaged is to link the BTC pipeline to the Trans-Israel Eilat-Ashkelon pipeline, also known as Israel’s Tip line, from Ceyhan to the Israeli port of Ashkelon. Turkey and Israel are negotiating the construction of a multi-million-dollar energy and water project that will transport water, electricity, natural gas and oil by pipelines to Israel, with the oil to be sent onward from Israel to the Far East’8

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    Israel/géorgie

    Israel backs Georgia in Caspian Oil Pipeline Battle with Russia

    DEBKAfile Exclusive Report

    August 8, 2008

    Georgian tanks and infantry, aided by Israeli military advisers, captured the capital of breakaway South Ossetia, Tskhinvali, early Friday, Aug. 8, bringing the Georgian-Russian conflict over the province to a military climax.

    Russian prime minister Vladimir Putin threatened a “military response.”

    Former Soviet Georgia called up its military reserves after Russian warplanes bombed its new positions in the renegade province.

    In Moscow’s first response to the fall of Tskhinvali, president Dimitry Medvedev ordered the Russian army to prepare for a national emergency after calling the UN Security Council into emergency session early Friday.

    Reinforcements were rushed to the Russian “peacekeeping force” present in the region to support the separatists.

    Georgian tanks entered the capital after heavy overnight heavy aerial strikes, in which dozens of people were killed.

    Lado Gurgenidze, Georgia's prime minister, said on Friday that Georgia will continue its military operation in South Ossetia until a "durable peace" is reached. "As soon as a durable peace takes hold we need to move forward with dialogue and peaceful negotiations."

    DEBKAfile’s geopolitical experts note that on the surface level, the Russians are backing the separatists of S. Ossetia and neighboring Abkhazia as payback for the strengthening of American influence in tiny Georgia and its 4.5 million inhabitants. However, more immediately, the conflict has been sparked by the race for control over the pipelines carrying oil and gas out of the Caspian region.

    The Russians may just bear with the pro-US Georgian president Mikhail Saakashvili’s ambition to bring his country into NATO. But they draw a heavy line against his plans and those of Western oil companies, including Israeli firms, to route the oil routes from Azerbaijan and the gas lines from Turkmenistan, which transit Georgia, through Turkey instead of hooking them up to Russian pipelines.

    Saakashvili need only back away from this plan for Moscow to ditch the two provinces’ revolt against Tbilisi. As long as he sticks to his guns, South Ossetia and Abkhazia will wage separatist wars.

    DEBKAfile discloses Israel’s interest in the conflict from its exclusive military sources:

    Jerusalem owns a strong interest in Caspian oil and gas pipelines reach the Turkish terminal port of Ceyhan, rather than the Russian network. Intense negotiations are afoot between Israel Turkey, Georgia, Turkmenistan and Azarbaijan for pipelines to reach Turkey and thence to Israel’s oil terminal at Ashkelon and on to its Red Sea port of Eilat. From there, supertankers can carry the gas and oil to the Far East through the Indian Ocean.

    Aware of Moscow’s sensitivity on the oil question, Israel offered Russia a stake in the project but was rejected.

    Last year, the Georgian president commissioned from private Israeli security firms several hundred military advisers, estimated at up to 1,000, to train the Georgian armed forces in commando, air, sea, armored and artillery combat tactics. They also offer instruction on military intelligence and security for the central regime. Tbilisi also purchased weapons, intelligence and electronic warfare systems from Israel.

    These advisers were undoubtedly deeply involved in the Georgian army’s preparations to conquer the South Ossetian capital Friday.

    In recent weeks, Moscow has repeatedly demanded that Jerusalem halt its military assistance to Georgia, finally threatening a crisis in bilateral relations. Israel responded by saying that the only assistance rendered Tbilisi was “defensive.”

    This has not gone down well in the Kremlin. Therefore, as the military crisis intensifies in South Ossetia, Moscow may be expected to punish Israel for its intervention.
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    http://www.debka.com/article.php?aid=1358

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