Depuis le début de l'année, le dirigeant a procédé à 6 opérations de cession pour un montant total de 10,61 Millions d'Euros via la vente de 190.000 actions, selon les calculs établis par Bouriser.com.
La transaction du 29 mai dernier a été opérée au cours unitaire de 56,12 Euros.
Le 12 mai, Thierry Desmaret avait d'ores et déjà cédé des actions de sa société pour un montant 1.617 million d'euros. La transaction s'était alors effectuée au prix unitaire de 53.9 euros, la cession correpsondant à un volume de 30 000 titres.
L'ancien PDG de Total verrait-il des nuages sombres pointer à l'horizon, susceptibles de faire éclater quelque belle pétrolière ? Peut-être bien ...
Car certains analystes n'hésitent plus à suivre le pas de l'Opep, pour affirmer haut et clair que la spéculation régnant sur les marchés pétroliers demeure le facteur principal de la flambée du cours du brut, le jeu de l'offre et de la demande n'ayant que peu d'impact sur les cotations.
Si selon l'économiste en chef de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), le régulateur des marchés de produits dérivés américain, les études menées "ne permettent pas de soutenir la thèse” de l'influence des spéculateurs, il a néanmoins émaillé son témoignage d'appels à preuves du contraire, lors d'auditions organisées sur ce thème au Sénat américain.
Répondant à sa sollicitation, Michael Masters, un gérant de "hedge fund", aujourd'hui sorti de ce type de marchés lui a alors répondu on peut plus clairement. "A la question que vous posez, ma réponse est un oui, sans équivoque", a-t-il déclaré avant de demander des excuses à ceux de sa profession qui pourraient se sentir "déçus" par ses prises de position.
Certains experts affirment même que dans le prix du baril de pétrole brut actuel, au moins 60% des 128 dollars seraient dus à la spéculation à terme non réglementée, des hedge funds, des banques et des groupes financiers. Ces derniers utiliseraient les échanges à terme du ICE Futures de Londres et du NYMEX de New York, et les échanges inter-bancaires incontrôlés ou négociés hors cote pour échapper à tout examen minutieux.
Selon ces analystes, les règlements de la Commodity Futures Trading Commission du gouvernement américain permettent aux spéculateurs d'acheter du pétrole brut grâce à des contrats à terme sur le Nymex, en avançant seulement 6% de la valeur du contrat. Pour un prix de 128 dollars par baril, le spéculateur à terme n'aurait ainsi qu'à donner environ 8 dollars pour chaque baril et emprunter les autres 120 dollars. Conséquence de telles pratiques : la flambée des cours.
Laquelle n'aurait pas grand chose à voir avec la loi de l'offre et la demande ...
Pour Andrew Clare, professeur à la Cass Business School de Londres et ancien économiste en chef de la gestion d'actifs de Legal and General, l'impact de la spéculation est évident. Ses modèles montrent qu'elle augmente de 30 % à 40 % le cours du pétrole.
Sources : Boursier.com, Tradingsat, Mondialisation.ca, Les Echos
A lire également :
. L'Opep prévoit une baisse de la demande de pétrole pour 2008
. Opep:la baisse de production hors cartel contribue à la flambée des cours du pétrole


3 Commentaires
1
Si la speculation etait vraiment la cause de la flambee du petrole, pourquoi personne ne vend a terme ces futures? Puisque le prix est fondamentalement moins cher, pourquoi personne ne s'enrichit t il pas avec cette analyse? Voila le defaut de cet argument. Si la speculation biaisait le prix a la hausse, alors d'autres speculateurs se placerait a la baisse. Trop d'investisseurs ont une vue biaisee des marches car ils achetent et ne VAD jamais. Or un speculateur n'a aucun probleme entre acheter et VAD. Tout le monde se plaint des VAD lorsque le cours des actions plonge mais personne ne les remercie lorsquils achetent ces meme actions. Tout le monde se plaint des speculateurs lorsquils achetent avec de for effet de levier des matieres premieres, mais personne ne les remercie lorsquils short ces memes matieres permieres. La seule verite est qu'ils fluidifient le marche. point.
11 juin 2008 à 23:552
C'est assez bizarre car mon dictionnaire défini la spéculation comme :
1) Opération financière ou commerciale qui a pour objectif de réaliser un gain d'argent en pariant sur la fluctuation des cours du marché
2) Théorie, réflexion, recherche purement théorique et abstraite. Synonyme étude
Me faire croire que les marchées soient altruiste, non merci.
12 juin 2008 à 01:033
Dans le cadre des lois du marché, la spéculation est un effet qui se surajoute inévitablement à un déficit de l’offre par rapport à la demande lorsque aucune réglementation ne permet de l’empêcher. Les spéculateurs ne peuvent entrer en action que dans un tel contexte (ils n’ont généralement aucun moyen d’action lorsque l’offre est abondante par rapport à la demande).
Jusqu’en 2005 (environ), l’Arabie Saoudite avait joué le rôle de « swing producer », produisant de manière à équilibrer l’offre par rapport à la demande mondiale afin de maintenir le prix du brut à un niveau assez bas et maintenu constant. Nous constatons aujourd’hui qu’elle ne joue plus ce rôle, peut-être parce que le déclin de ses champs pétroliers ne lui en donne plus les moyens mais peut-être aussi parce que ses élites dirigeantes ont modifié leur politique, voulant à présent tirer de la vente de leur ressource un bénéfice maximal étalé sur une plus longue durée …
Le point de vue d’Andrew Clare, évaluant à 30 ou 40% l’impact de la spéculation paraît assez réaliste.
12 juin 2008 à 09:14Ajoutez un commentaire
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