Nestlé aurait infiltré le mouvement Attac en Suisse

Attacbook04_nestle_2 Nestlé, le groupe suisse numéro un de l'agro-alimentaire dans le monde, aurait infiltré pendant plus d'un an le mouvement altermondialiste Attac en Suisse.

C'est en tout cas l'accusation portée par un documentaire diffusé jeudi soir sur la Télévision suisse romande (TSR).

Les faits reprochés : Nestlé aurait mandaté Securitas, le plus gros groupe de sécurité de Suisse pour espionner sept membres du mouvement Attac qui rédigeaient un ouvrage sur la multinationale, "Attac contre l'empire Nestlé", paru en 2004.

L'enquête du magazine de la TSR Temps présent, intitulée "Securitas, un privé qui vous surveille" , se base sur un appel anonyme reçu par l'ONG Transparency International selon lequel une taupe de Securitas, issue de son service d'investigation, aurait infiltré Attac.

Utilisant une fausse identité une agente de Securitas se serait infiltrée dans un groupe de travail d’Attac Vaud, travaillant sur les multinationales puis dans un groupe limité aux sept auteurs.

Sous le nom de Sara Meylan, cette personne aurait participé à l'élaboration de l'ouvrage "Attac contre l'empire Nestlé", se faisant passer pour une militante altermondialiste. Simultanément, elle aurait rédigé des rapports circonstanciés sur les auteurs de l'ouvrage et les détails de leurs écrits à Securitas, qui les aurait transmis à Nestlé.

L'employée de Securitas aurait eu ainsi accès direct - en particulier par le biais d’une liste email restreinte aux auteurs - à toutes les recherches, les sources, les contacts en Suisse et à l’étranger liés à cet ouvrage ainsi qu’à la campagne qui a suivi sa sortie, en particulier lors du Forum Nestlé à Vevey le 12 juin 2004. L’agente de Securitas s’est également rendue au domicile privé de plusieurs auteurs du livre où avaient lieu les réunions clés concernant l’élaboration de ce livre

Selon Jean-Philippe Ceppi, le journaliste de la TSR qui a mené l'enquête, Securitas a fait rapport de ces activités en mars 2004 à Nestlé.

Mais face à la caméra, Securitas ne confirme ni ne dément les informations de l'équipe de Temps présent, reconnaissant toutefois réaliser des missions de surveillance et d'enquête pour des entreprises privées.

La police cantonale vaudoise, également interrogée par le journaliste, admet avoir été mise au courant que "Securitas avait infiltré le milieu altermondialiste", mais refuse de dévoiler le nom du commanditaire.

"On était dans un contexte particulier", justifie le porte-parole de la police vaudoise, Jean-Christophe Sauterel, se référant à l'organisation du sommet du G8 d'Evian en 2003, pendant lequel les autorités suisses avaient déployé des moyens de sécurité inhabituels.

Nestlé a réagi au documentaire en affirmant que l'entreprise "ne commentait pas ses dispositifs de sécurité".

"A l'annonce publique des manifestations à l'encontre d'entreprises implantées dans l'arc lémanique lors du sommet du G8 en 2003, Nestlé a pris les mesures appropriées, en étroite collaboration avec Securitas (...) dans le plus strict respect de la loi", a indiqué l'entreprise dans un communiqué.

Les sept membres d'Attac qui auraient été espionnés ont annoncé vendredi leur décision de porter plainte sur le plan pénal et civil pour violation de la sphère privée et de la protection des données.

La politologue Susan George, fondatrice d'Attac, a l'intention de se joindre à la plainte, a indiqué Isabelle Paccaud, l'une des auteurs de l'ouvrage sur Nestlé. Ce dernier raitait notamment de l’attitude de Nestlé face aux OGM, à la privatisation de l’eau mais touchait aussi des sujets plus sensibles comme des luttes de syndicalistes et de militants engagés dans des conflits de travail contre Nestlé dans de nombreux pays où les droits de l’homme ne sont pas respectés comme la Colombie.

"C'était l'oeil de Nestlé qui est venu chez moi", s'indigne Isabelle Paccaud. "Ils avaient accès à tous nos contacts, tous nos échanges d'emails", s'insurge-t-elle.

Sources : AFP, TSR, ATTAC

 

1 Commentaire

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    DUBOIS

    DUBOIS Thierry Pralong, le 16/09/2008
    Les Daguets 42 600 Pralong
    Tel : 04 77 97 11 38 Journaliste



    Affaire: Dubois Thierry / NESTLE PURINA PETCARE
    - Plainte au pénal et au prud’homme contre la société Nestlé Purina Petcare.


    Depuis 4 ans, nous sommes 4 personnes à nous battre en justice contre la société Nestlé Purina Petcare pour faire reconnaître nos droits et les abus dont nous avons été victimes. Depuis 4 ans, nous avons été convoqués 10 fois au prud’homme de Montbrison et subit 3 décisions de radiations (alors que c’est interdit lorsque c’est en attente de statuer) et attendu plus de 2 ans la réponse au pénal. Il nous a fallu attendre 4 ans, malgré de multiples relances pour avoir les éléments du dossier de la partie adverse et nous attendons toujours leur conclusion, ainsi que celle du procureur de Montbrison sur l’avis de classement sans suite du 14 mars 2007 des plaintes au pénal. Il faut ajouter qu’il nous a été impossible de pouvoir avoir un juge d’instruction pour lancer cette affaire ( réponse évoquée « c’est un dossier délicat et politique » ). La gendarmerie de Montbrison n’a pas voulu prendre la plainte au pénal de Madame METAIL pour le suicide et le harcèlement moral qu’a subi son mari.

    C’est un vrai parcours du combattant et nous sommes en face d’un mur. Il est difficilement concevable, de voir avec quelle facilité la société Nestlé Purina Petcare peut faire des reports et bloquer toute recherche de la vérité.
    Sur des faits aussi graves que : le harcèlement moral allant dans certains cas jusqu’aux suicides (3 personnes), intimidation, menaces et chantages, non respect du contrat de travail (intérimaire, CDD et CDI), création de faux, non respect de la sécurité sur le site, chantage à la recherche d’emploi et création d’entreprise, détournement d’argent ; nous avons l’impression qu’il nous est interdit de nous défendre et de demander que justice soit faite contre une multinationale comme Nestlé, qui semble au de là des lois, et de la justice . En effet, dans le cadre de recherche d’emploi, les futurs employeurs sont influencées systématiquement en notre défaveur, un plaignant a été exproprié de façon radicale (par une personne ayant été impliqué directement dans la société).
    Nous continuons à subir des pressions énormes pour que nous cédions à nos demandes juridiques, mais aussi professionnelles voir personnelles. Il est impensable de pouvoir prétendre à que justice soit faite, lorsque en même temps, les accusés se permettent de vous bloquer sur toutes vos démarches et mène une guerre d’usure, tel un siége. Et la justice ne fait rien, elle semble indifférente à ces pratiques.
    Les pressions sont faites sur la recherche d’un emploi avec contact de votre futur employeur, des pressions sur des possibilités de prêt bancaire pour l’achat d’une maison, une expropriation de votre bien, des pressions sur vos avocats (menaces), des pressions sur des associations qui défendent les particuliers, des pressions sur la création de votre entreprise ( avec des contacts fournisseurs et clients).
    Est-il possible de prétendre avoir un jugement cohérent face à autant d’acharnement et de chantage ? Et, il faut ajouter à cela des pressions sur les témoins de l’affaire qui risquent de perdre leur travail, s’ils ne changent pas la version des faits. La justice est bien vite pressée de refermer le dossier.
    Dans celui-ci, l’inspection du travail de St Etienne ne comprend pas pourquoi les plaintes au pénal non pas abouties ( incohérence des dossiers) !! L’ANPE s’étonne qu’une personne avec un tel CV ne trouve pas d’emploi…..
    Notre avocate a relancé plusieurs fois la demande auprès du procureur, sans aucun succès. Si notre dossier est vide, nos plaintes non justifiées, pourquoi cette affaire prend donc autant de temps, pourquoi la partie adverse s’acharne donc autant contre nous, il parait évident que certaines choses dérangent…..
    Ce qui est clair par contre, c’est qu’on laisse pourrir la situation et on donne le temps à la partie adverse de nous détruire et de cacher tous les éléments du dossier. Le harcèlement moral continue de plus belle avec l’indifférence de la justice. D’autant plus que ce n’est pas le seul contentieux que Nestlé a en date d’aujourd’hui.
    S’il faut plus de 5 ans pour juger un licenciement abusif, comment font financièrement les familles pour tenir pendant cette durée ? C’est tout simplement impossible, et on se trouve dans une autre forme de chantage. Il est donc impossible de se défendre en France. De plus, nous constatons que le dossier est instruit à décharge, et que l’on recherche tout ce qui peut être compromettant à l’encontre des plaignants avec des écoutes téléphoniques et des pressions sur tous les besoins élémentaires.
    J’ai personnellement construit un dossier, où des témoignages sous serment, des preuves écrites (ex : e-mail), contrats, documents licites …… , soit près de 400 pages .
    Faut-il attendre 10 ans, ou 20 ans pour connaître la vérité sur des dossiers avec des preuves aussi évidentes ?
    Je demande des éclaircissements sur ce dossier, et si un jour il pourra être traiter convenablement par notre justice.
    Nous devons passer le 2 mars 2009 à 14h30 au prud’homme de Montbrison, s’il n’y a pas encore de report injustifié. Il est clair, que nous sommes bien loin des comparutions immédiates.
    Nous nous demandons, qui peut faire contre poids face au multinationale comme Nestlé ?

    Je reste à votre disposition pour des informations complémentaires dont vous auriez besoin. Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.

    Thierry DUBOIS

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