La Soc Gen et le Crédit Agricole toujours plombés par le subprime

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"La Société Générale va très bien", fanfaronnait il y a peu Daniel Bouton. La banque de la Défense a néanmoins annoncé ce matin une baisse de 23,4% de son bénéfice trimestriel, à 1,09 milliard d’euros grâce notamment à une plus-value de 602 millions d’euros dégagée sur l’apport de Fimat à Newedge. Son PNB, en baisse de 6%, s’élève à 5,67 milliards d’euros. La Soc Gen essuie des pertes et dépréciations d’actifs pour un total de 1,5 milliards d’euros, dont 1,2 milliard dans ses activités de BFI. Celle-ci a d’ailleurs enregistré une lourde chute (-79,1%) de son résultat net, à 139 millions d’euros.

Le succès de l’augmentation de capital de 5,9 milliards d’euros lui a toutefois permis d’afficher un ratio Tier-One de 7,9% à fin mars. Sur le plan commercial, la banque de détail enregistre une baisse de 4,6% de ses revenus, à 312 millions d’euros mais les dépôts à vue des clients ont progressé de 2,6%. Preuve de la confiance des clients, la Soc Gen compte 21 700 comptes à vue supplémentaires entre janvier et mars derniers. Le conseil d'administration de Société Générale a entériné hier le nouvel organigramme de la banque, décidé il y a trois semaines. Désormais, la Soc Gen aura un président du conseil d'administration, Daniel Bouton, et un directeur général, Frédéric Oudéa.

Autre victime du subprime, le Crédit Agricole, qui a annoncé ce matin le lancement d’une augmentation de capital de 5,9 milliards d’euros afin de faire face à la crise du subprime. Celle-ci lui a coûté plus de 1,2 milliards d’euros sur les trois premiers mois de 2008. La Banque verte table désormais sur un résultat net de 892 millions d’euros au titre du 1er trimestre. Calyon a passé de nouvelles dépréciations d’actifs de l’ordre de 1,2 milliard d’euros. La BFI de la Banque verte aurait en outre enregistré des pertes importantes dans ses activités de dérivés actions.

Dans un communiqué publié ce matin, le Crédit Agricole indique qu’il va mettre en œuvre un plan d’actions centré autour des mesures suivantes : un recentrage de la banque de financement et d’investissement sur ses expertises et clientèles clés avec un profil de risque réduit, une réduction de la proportion des fonds propres du groupe allouée à ces activités, et un programme de réduction significative des frais fixes ;. un développement régulier et un accroissement du poids de la banque de détail et des métiers spécialisés, associé à un plan de maîtrise des charges et. une gestion active du portefeuille d’activités.

Changement à la tête de Calyon

Un changement de management a été décidé à la tête de Calyon : Marc Litzler, directeur générale de Calyon depuis fin août 2007, va être remplacé par Patrick Valroff, actuellement à la tête duopole services financiers spécialisés et PDG de Sofinco. BNP Paribas et Natixis annonceront leurs résultats trimestriels respectivement demain et après-demain.

 

4 Commentaires

  1. 1

    Asp Explorer

    C'est intéressant que le CA réduise la voilure sur la banque d'affaire. Un peu tard mais intéressant. Maintenant, est-ce que cette bonne volonté résistera logtemps lorsque le marché se sera retourné et que le monde financier regorgera d'opportuntiés de profits faciles dans les fusions-acquisitions, les produits dérivés et autres âneries du même genre ?

  2. 2

    memel45

    Normal.....Ils ne sont pas subventionné par l'Etat.......
    Par contre la Banque Postale.......57 milliards d’euros minimum* pour les retraites des fonctionnaires de la Poste devant la Commission Européenne présidée par madame Neelie Kroes , 420 millions d’euros sur 2 ans à partir de 2008, pour renforcer la présence postale dans toute la France et peut-être bientôt 200 millions pour sa mission d’accessibilité bancaire.
    Avec ces subventions, la Banque Postale est assurée d'un bon resultat pour fin 2008.


    * le contribuable qui se serre la ceinture, ne saura jamais combien il a dépensé….. ( entre 57 milliards et 70 milliards d’euros), car dans la version publique (disponible sur internet) de la décision de la Commission Européenne du 10 X 2007, concernant les aides de l’Etat pour les retraites de la Poste, des informations ont été supprimées, conformément aux articles 24 et 25 du règlement du Conseil d’Etat n°659 /1999 concernant la non divulgation des informations couvertes par le secret professionnel.

  3. 3

    el gringo

    Les fonctionnaires de La Poste (environ 2/3 des effectifs) relèvent du régime de la fonction publique et bénéficient, à ce titre, du régime de retraite des fonctionnaires, conformément aux dispositions du Code des Pensions Civiles et Militaires de retraite fixées par la loi n° 64-1339 du 26 décembre 1964.


    En vertu de la loi de 1990, La Poste assure la prise en charge intégrale des dépenses de pensions de ses agents.


    Compte tenu de la démographie de ses effectifs et du nombre de pensionnés, les prévisions réalisées ont mis en évidence une tendance à un accroissement important des charges de retraite supportées par La Poste pour ses fonctionnaires (contribution complémentaire employeur au titre des pensions et charges de compensation).

    C'est ce montant (estimé entre 53,3 et 76,2 millions d'euros par an) qui est pris en charge par l'état.


    La Poste supporte donc une charge de retraite stabilisée, de manière dérogatoire, autour de 2 milliards d'euros par an, l'Etat assumant la dérive annuelle de cette charge, soit une aide 200 millions d'euros en 2004.

    http://www.sauvegarde-retraites.org/article-retraite.php?n=234

  4. 4

    el gringo

    Société générale cherche à vendre ses parts dans Newedge

    La Société générale cherche à vendre sa participation dans Newedge, sa filiale de produits dérivés codétenue avec le Crédit agricole, dans le cadre de son plan de cession d'actifs non stratégiques, a-t-on appris de sources proches du dossier.

    La deuxième banque française en terme de capitalisation boursière a annoncé le 12 septembre qu'elle entendait réduire son bilan en vendant pour quatre milliards d'euros d'actifs.

    "Newedge est clairement à vendre", a dit l'une de ces personnes, confirmant les informations du journal Les Echos qui indiquait la semaine dernière que Morgan Stanley et Deutsche Bank avaient été mandatées pour travailler sur le dossier.

    Cette source a ajouté que la banque française pourrait aussi vendre SGSS, sa filiale de gestion de titres, mais qu'aucune décision n'avait été prise.

    "Ces deux actifs sont assez difficiles à vendre", a-t-on commenté.

    Société générale et Crédit agricole qui ont bénéficié mardi de l'envolée des valeurs bancaires avec des hausses de leurs titres de 16,8% et de 13,1% respectivement, n'ont pas souhaité faire de commentaires.

    Les banques françaises ont été parmi les plus touchées en Europe ces derniers mois par l'accélération de la crise de la zone euro.

    Certains intervenants ont exprimé des doutes quant à leur capacité à faire face à leurs besoins refinancement en dollars ou à leur exposition à la dette souveraine de certains pays de la zone euro sans lever du capital.

    Les banques françaises et les pouvoirs publics ont maintes fois réfuté tout besoin de recapitalisation.
    http://www.latribune.fr/depeches/reuters/societe-generale-cherche-a-vendre-ses-parts-dans-newedge.html

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