
Convoqué devant la commission des Finances de l’assemblée nationale, Daniel Bouton s’est employé à rassurer son auditoire. La banque va « très bien » et n’a subi « aucune perte de confiance » de la part de ses clients ou de ses partenaires.
« La fraude, dont les conséquences ont été très importantes, ne remet pas en cause notre système de mesure et de valorisation du risque puisque c'était une position complètement dissimulée », a explique le président de la Soc Gen. Reste que juste après la découverte de la perte de 4,9 milliards d'euros imputée à Jérôme Kerviel, l’établissement a lancé dans un « plan de renforcement structurel des contrôles dans la durée ». Au total, une centaine de personne sont mobilisées avec un budget d’environ 50 millions d’euros.
S’il reconnait que le groupe subit « les effets de la crise », il assure qu’il n’y a pas eu la moindre perte de confiance des centaines d'opérateurs financiers qui travaillent et traitent avec nous. […] De la même manière, il n'y a pas eu de significatif mouvement de peur de la part de tel ou tel client", a-t-il ajouté.
Concernant l’enquête, qui pourrait aboutir avant l’été, l’assistant de Jérôme Kerviel a été à son tour entendu mardi comme témoin assisté par les juges. Il a admis avoir saisi les transactions fictives du trader mais assure qu’il ignorait les véritables positions de Jérôme Kerviel. Celui-ci soutient le contraire.

10 Commentaires
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Heureusement qu'il n'a pas dit "mieux que bien" lol
09 avril 2008 à 17:562
Mieux que super très bien même.
09 avril 2008 à 18:44L'action a pris -30% en trois mois, -50% en 6 mois, sans même parler du "record" de Kerviel... C'est une boutique florissante !
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en dépit de la réussite de son augmentation de capital, destinée à gommer les pertes abyssales générées par ses activités de marchés, la SG a bien du mal à restaurer sa crédibilité. Elle a payé ses capitaux 67 points de base de plus que le prix de référence du marché, contre seulement 55 points de base pour BNP Paribas.
je trouve que Bouton a très mauvaise mine: il a maigri.
09 avril 2008 à 18:484
BNP Paribas mitigé sur son bénéfice 2008
La banque évoque un environnement "très difficile" et une visibilité "très limitée", après une année 2007 record.
BNP Paribas mitigée sur son objectif 2008. Le directeur général de la banque, Baudouin Prot, a en effet déclaré, mardi 8 avril, que la volatilité des marchés financiers rendrait de plus en plus difficile l'objectif fixé au groupe de réussir cette année des performances identiques à celles de l'an dernier, où il avait réalisé un résultat net record de 7,8 milliards d'euros.
Selon lui, la banque fait face à "un environnement de trading très difficile" et à une visibilité "très limitée" pour la suite de l'année 2008. "Dans l'ensemble, nous restons encore confiants", a-t-il néanmoins nuancé.
09 avril 2008 à 20:22http://www.challenges.fr/actualites/business/20080408.CHA0063/bnp_paribas_mitigee_sur_son_benefice_2008.html
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Je dirait même extraordinairement bien
10 avril 2008 à 16:11Après tout c'est quoi 5 miliards
IL SONT FOUS
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Société Générale: Bouton va quitter la direction générale mais reste président
PARIS (AFP) — Daniel Bouton quittera la direction générale de la Société Générale le 12 mai, moins de quatre mois après l'affaire Kerviel, mais restera président de la banque française, a annoncé cette dernière jeudi dans un communiqué.
Le conseil d'administration, "sur proposition de Daniel Bouton, a décidé qu'il sera procédé à la dissociation des fonctions de président du conseil et de directeur général" lors de sa réunion du 12 mai prochain, selon le communiqué.
A cette date, le conseil "nommera Daniel Bouton président et Frédéric Oudéa directeur général", est-il ajouté.
M. Bouton, qui exerce actuellement les fonctions de Président directeur-général (Pdg) de la Société Générale, avait proposé à deux reprises sa démission au conseil d'administration après l'annonce fin janvier d'une perte de 4,9 milliards d'euros liée aux opérations non autorisées du trader Jérôme Kerviel.
http://afp.google.com/article/ALeqM5hy2SGqPU3cnM5r7Uu5m9Dt_tFwXQ
17 avril 2008 à 21:31Le sort de Jean-Pierre Mustier, directeur de la banque de financement et d'investissement de la SG où travaillait Jerome Kerviel, a fait l'objet de rumeurs de départ toute cette journée.
En tout cas, ce fidèle de Daniel Bouton (beaucoup le voyait comme son dauphin) ne semble plus dans les bonnes graces du comité d'administration de la SG et son sort ne semble plus tenir qu'a un fil avec la nomination au poste de directeur de son plus dangeureux adversaire.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/opinions/3_questions_a/20080417.OBS0105/mustier_comme_bouton_doivent_prendre_acte_de_ce_qui_ses.html
7
Frédéric Oudéa, le nouvel homme fort de la SG et le successeur de Bouton, est passé par le cabinet de Sarkozy quand ce dernier était au ministère du Budget (de 1993 à 95). Le même Sarkozy qui réclamait la tête de Bouton au moment où éclatait l’affaire Kerviel.
Frédéric Oudéa est aussi polytechnicien et inspecteur des finances. Il avait aussi tout prévu quant à la crise des subprimes, si l’on en croit une (courte) interview donnée au site Easy bourse en août 2007 au moment où la crise éclatait :
http://www.easybourse.com/Website/dynamic/Video-Interview.php?video=27-frederic-oudea-directeur-financier-societe-generale
Question de la journaliste: La Société générale est-elle bien armé pour faire face à la fluctuations des marchés financiers?
Réponse d’Oudéa: Sur les marchés financiers, oui, la Société générale est bien armée. Nous avons une politique de risque très prudente. Et nous avons bien montré à quel point notre exposition sur la crise actuelle du marché du crédit était limitée.
Résultat la Socgen a passé en 2007 2,6 milliards d’euros de provisions à cause des subprimes et qu’elle pourrait effectuer de nouvelles dépréciations d'actifs pour les comptes du premier trimestre. Quant à son contrôle des risques, il a laissé opérer Jérôme Kerviel pendant plus de deux ans...
02 mai 2008 à 18:51http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2008/04/le-successeur-d.html
8
Trois mois après l'affaire Kerviel, la Société Générale poursuit sa mue
Plus de trois mois après son déclenchement, l'affaire Kerviel continue de secouer la Société Générale, avec une profonde réorganisation interne et la promotion d'une nouvelle génération de cadres, au premier rang desquels Frédéric Oudéa qui prendra lundi la direction du groupe.
Le conseil d'admnistration de la banque doit officialiser lundi la séparation des fonctions de président et de directeur général. Daniel Bouton, qui cumule actuellement les deux casquettes, abandonnera la direction générale à son dauphin, Frédéric Oudéa. Mais il continuera de présider le conseil d'administration.
Cette nouvelle forme de gouvernance, basée sur une séparation des pouvoirs d'action et de contrôle, a été rendue nécessaire par les déboires de la banque française qui a perdu 4,9 milliards d'euros en janvier en raison des opérations du trader Jérôme Kerviel.
Elle marque aussi l'arrivée à la tête de la banque d'une nouvelle génération de cadres dirigeants. M. Oudéa, 44 ans, qui remplace M. Bouton, 58 ans, à la direction opérationnelle, est lui même remplacé à la direction financière par Daniel Valet, 40 ans, jusqu'alors directeur du contrôle de gestion stratégique. M. Oudéa sera épaulé par les deux directeurs délégués, Philippe Citerne, 59 ans, et Didier Alix, 61 ans.
Au-delà de ces mouvements au plus haut niveau, le groupe a connu une mue plus profonde de ses équipes dirigeantes, notamment dans sa filiale de banque de financement et d'investissement (SG CIB), pour laquelle travaillait Jérôme Kerviel.
En dévoilant les pertes du trader, M. Bouton avait annoncé le départ de "toutes les personnes de la ligne hiérarchique de supervision, jusqu'au patron mondial des actions", soit "quatre ou cinq personnes". Début février, devant le comité central d'entreprise, M. Bouton avait ensuite indiqué avoir procédé à six licenciements.
De source proche du dossier, Eric Cordelle, le responsable direct de Jérôme Kerviel, et au moins deux autres supérieurs hiérarchiques, sont sous le coup d'une procédure de licenciement. La Société Générale reprocherait à M. Cordelle "une insuffisance professionnelle", en l'occurence de ne pas avoir détecté les agissements de son subalterne, selon Le Parisien de jeudi. La Société Générale s'est toujours refusée à donner le nom des personnes mises à pied.
Pour compenser ces départs, la banque a procédé ces derniers temps à une série de nominations. Reste le sort du patron de SG CIB, Jean-Pierre Mustier. Considéré jusqu'à l'affaire Kerviel comme le dauphin de Daniel Bouton, il avait fait de la banque d'affaires le principal moteur de croissance du groupe. Mais ce polytechnicien de 47 ans est maintenant donné sur le départ, la banque cherchant, selon des sources de presse, à lui trouver un successeur.
Après avoir vu son bénéfice 2007 divisé par cinq, à 947 millions d'euros, en raison de l'affaire Kerviel mais aussi de ses déboires sur les crédits "subprime" américains, la banque doit publier mardi matin ses résultats pour le 1er trimestre 2008. Les analystes tablent sur un bénéfice autour de 975 millions d'euros, en baisse de plus de 30% par rapport à l'année dernière.
11 mai 2008 à 00:34http://www.lexpansion.com/economie/actualite-entreprise/trois-mois-apres-l-affaire-kerviel-la-societe-generale-poursuit-sa-mue_152830.html
9
Le directeur général délégué de Société Générale, Philippe Citerne, pourrait être le prochain à quitter son poste au sein de la banque selon l'hebdomadaire Challenges.
Le magazine rappelle qu'à l'exception de Philippe Citerne et de Jean-Pierre Mustier, patron de la banque d'investissement, tous les responsables hiérarchiques de Jérôme Kerviel, le trader qui aurait fait perdre plusieurs milliards d'euros à la banque lors d'opérations de courtage, ont quitté le groupe.
Selon le magazine, le nouveau directeur général de la banque Frédéric Oudéa souhaiterait conserver Jean-Pierre Mustier dans le giron du groupe et serait rétif à le voir partir vers la concurrence.
Ce qui ne serait pas le cas de Philippe Citerne qui pourrait être mis à l'écart très bientôt, écrit Challenges.
22 mai 2008 à 00:04La Société Générale avait annoncé il y a quelques jours que Philippe Citerne ne demanderait pas le renouvellement de son mandat au sein du conseil de surveillance de la banque. Société Générale n'a pas souhaité commenter.
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Pioché dans Liberation!
Une nouvelle affaire Kerviel à la Société générale?
http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2009/04/une-nouvelle-affaire-kerviel-%C3%A0-la-soci%C3%A9t%C3%A9-g%C3%A9n%C3%A9rale.html
Des milliards de pertes, un service qui spécule sans contrôle, des responsables écartés... Et le tout cela qui se déroule à la Société générale. Cela ne vous rappelle rien? Et bien, une affaire du même acabit que l'affaire Kerviel s'est produite dans la banque de ce cher Monsieur Bouton. Et, en plus, à la même période. Seulement, personne ne s'en est rendu compte, obnubilé par les pertes du jeune trader.
Tout était pourtant écrit dans les comptes de la banque. Certes pas de manière visible, puisqu'il fallait aller chercher dans les annexes pour faire une estimation de l'ampleur des dégâts. Mais ce qu'on y découvre est impressionnant. La banque reconnait un autre fiasco de quelques 5 milliards, qui pourrait même grimper jusqu'à 10 milliards.
Responsable cette fois-ci, non pas un trader, mais les responsables du département de la filiale de gestion alternative d'actifs, Société Générale Asset Management Alternative Investments (Sgam AI). Sgam AI a été laissé libre de spéculer grâce à une direction soit complice, soit défaillante. Résultat, aujourd'hui, ce département doit être fermé, ses anciens dirigeants ont été discrètement écartés, enfin, la filiale dont il dépend (Sgam), qui rassemble l'ensemble de la gestion d'actifs de la banque, va être vendu au Crédit agricole. Ce qui devrait conduire à la suppression de centaines de postes.
Je n'en dis pas plus. Et je vous incite à lire l'enquête que je publie demain dans Libération. La une, ainsi que quatre pages, sont consacrés à ce nouveau scandale au coeur de la Société générale.
26 avril 2009 à 21:17Ajoutez un commentaire
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