Dassault n’avait pas besoin d’une telle "mésaventure" pour arriver – enfin – à vendre à l’export, son appareil dernier né, le Rafale. Un avion de ce type, appartenant à l'aéronautique navale est sorti de piste jeudi matin sur la base de Lann-Bihoué, près de Lorient (Morbihan).
Son pilote - qui s’est fortement heureusement éjecté - a été hospitalisé pour examens, a annoncé la Marine Nationale.
Un Rafale de l'armée de l'air s'était quant à lui écrasé en Corrèze le 6 décembre dernier. Son pilote, sans doute victime d'une "désorientation spatiale" nous dit-on, a été tué dans l'accident. Il s'agissait du premier crash de l’appareil fabriqué par Dassault Aviation.
Le Rafale de la 12F (flottille 12) de l'aéronautique navale "venait de prendre la mission de permanence opérationnelle", destinée à intercepter tout vol civil suspect au-dessus du territoire national, a précisé le Sirpa marine.
C'est alors qu'il se posait sur la base de Lann-Bihoué pour relever une patrouille de l'armée de l'air qu'il a continué de rouler en bout de piste, son pilote faisant le choix de s'éjecter. L'appareil s'est immobilisé quelques mètres après la piste, dans un champ.
Le Rafale, apparemment sans dommage hormis sa verrière détruite lors de l'éjection, a été sécurisé par les services techniques de la Marine et va faire l'objet d'une expertise pour déterminer les causes de cet incident survenu à 10H34, selon le Sirpa Marine. Une enquête du Bureau enquêtes accidents défense (BEAD) a été immédiatement ouverte. Il s'agit du premier incident d'un Rafale de la marine nationale depuis l'admission de cet avion dans l'aéronautique navale.
Quant aux rafales de l’Armée de l’Air …
Le 6 décembre vers 18h20, un Rafale s’est écrasé sur la commune de Neuvic, en Corrèze. Le pilote, chef de patrouille, n’a pas pu s’éjecter a été retrouvé parmi les débris du chasseur.
Ce Rafale faisait partie de l’escadron de chasse 1/7 Provence de l’Armée de l’Air, basé sur la base aérienne 113 de Saint-Dizier, le premier à avoir intégré le dernier appareil de combat de Dassault. Il effectuait un vol d’entraînement aux missions de combat aux côtés d’un second Rafale et se trouvait à 4 000m d’altitude lorsqu’il a disparu des écrans radar.
L’épave a été retrouvée sur une partie inhabitée du territoire de la commune de Neuvic.
Les riverains du site où s'est écrasé le Rafale, ainsi que les secours qui s'étaient rendus sur place, devront néanmoins subir "par précaution" un "examen des poumons et un examen de contrôle dans six mois", avait indiqué le 14 décembre Gilbert Henry, vice-procureur du tribunal de grande instance de Tulle, ceci en raison de la dissémination de fibres de carbone après l'explosion de l'appareil.
Sources : AFP, AeroContact, Reuters

11 Commentaires
1
soit les pilotes sont mauvais,soit autre chose
22 mai 2008 à 19:22vaut peut etre mieux acheter americain !
2
Un pilote est tres rarement mauvais, à ce niveau là, au pire il n'a pas reçu une bonne formation
Ensuite, il est sûr que la concurrence est rude sur le marché.
En ce qui concerne la formation :
LES ECHOS avril 2008
[...]
Si les quatre cabines de simulation peuvent être rapidement transformées en avion biplace, il est également possible de modifier deux d'entre elles pour reproduire un Rafale Marine.
Les pilotes de la Marine nationale peuvent, par exemple, y répéter aujourd'hui à l'envi les délicates procédures d'appontage sur porte-avions, avant de disposer, à l'automne, d'un CSR identique.
Pour des raisons budgétaires, ils n'auront toutefois que deux cabines de simulation, sur la base navale de Landivisiau (Finistère).
Le coût total de ce programme inédit, qui implique la construction de bâtiments dédiés (1.500 m2 à Saint-Dizier) avoisine les 270 millions d'euros et assure, de facto, la pérennité pour au moins quatre décennies des deux sites militaires haut-marnais et breton.
« La vraie vie, c'est en l'air. Une heure de vol ne remplacera jamais une heure de simulation.
Grâce au CSR, on peut optimiser les heures de vol, pas les supprimer », prévient tout de même le major Le Men.
Un tel équipement permet surtout de maintenir intact ***le haut niveau d'excellence des pilotes de Rafale, alors même que leur volume annuel de vol est limité à 180 heures.***
Il autorise aussi le déroulement de missions ou d'exercices impossibles dans la réalité car l'espace aérien français est occupé à 90 % par l'aviation civile.
A terme, le CSR de Saint-Dizier pourrait s'interconnecter avec d'autres centres de simulation pour envisager des scénarios d'entraînement interalliés à grande échelle.
« C'est un challenge exaltant car tout est neuf, tout est à construire », conclut le major Le Men.
http://www.lesechos.fr/info/innovation/4720065.htm
22 mai 2008 à 22:553
Pour info :
http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2008/05/la-marine-place.html
La Marine place (déjà) neuf Rafale "sous cocon"
A rapprocher d'un article de Mer et marine sur le sujet
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L'information, révelée par nos excellents confrères Air Fan et Air et Cosmos, peut paraître sidérante.
L'aéronavale vient en effet de placer neuf de ses avions Rafale "sous cocon", comme nous l'a confirmé l'état-major de la Marine. C'est-à-dire qu'ils sont de facto retirés du service.
Ces avions, très modernes et très couteux, n'ont pourtant été perçus qu'au début des années 2000 et la flottille 12 F est opérationnelle sur cet appareil depuis moins de quatre ans, le 25 juin 2004 exactement.
Placer un avion "sous cocon", c'est signifier très clairement qu'on en a pas vraiment besoin pour l'instant.
Drôle de message, alors que les états-majors s'inquiètent des coupes à venir dans les programmes d'armement...
Les Marins ont pourtant une bonne raison d'agir ainsi. Les neuf Rafale en question sont les premières machines de la série, au standard F1, avec lesquels l'aéronavale a essuyé les plâtres.
Les appareils plus récemment livrés sont, eux, au standard F2.
De l'extérieur, l'avion est quasiment identique, mais "les architectures systèmes sont radicalement différentes" explique un spécialiste.
Le F1 n'a que des capacités air-air, alors que le F2 a des capacités bien supérieures, notamment pour les attaques au sol. Un standard F3, encore plus complet, est attendu à partir de 2009.
Le pilotage et la maintenance des F1 et des F2 sont différents. Or, la bonne gestion d'un parc d'une quinzaine d'avions passe par la présence d'un seul modèle en ligne.
D'où la décision de stocker "pour une longue durée" à Landivisiau (Finistère), les Rafale F1 dans des hangarettes équipées d'assecheurs d'air. Ces avions devraient, par la suite, être modernisés et portés directement au standard F3.
La flottille 12 F, seule unité de la Marine équipée de Rafale, en aligne aujourd'hui douze (dont un pour essais à Mont-de-Marsan) et en aura seize à l'été, sans compter les neuf stockés.
24 mai 2008 à 13:074
Mer et MARINE (22/05/2008 !!!)
http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=107670
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Marine : Rafale F2 en service, Rafale F1 en stand by
La mise en service opérationnel du Rafale Marine au standard F2 est intervenue hier, a-t-on appris de source militaire.
Embarqué sur porte-avions, cet appareil peut mener des missions air-sol, grâce notamment à l'emport de bombes guidées laser et de l'armement air sol modulaire (AASM).
Livré en mai 2006 par Dassault Aviation, le premier Rafale au standard F2 a été, depuis, rejoint par 11 autres appareils.
Son premier embarquement sur le Charles de Gaulle remonte à novembre 2006 pour des expérimentations au large de Toulon.
Le F2 a ensuite connu son premier déploiement en mars 2007.
Trois avions avaient rejoint le porte-avions en océan Indien et, au cours de la mission Heracles Air Indien, l'un d'eux avait tiré sa première bombe (250 kg) en Afghanistan.
A la fin de l'année, l'aéronautique navale touchera un nouveau standard du Rafale, le F3.
Totalement polyvalent, l'avion reprendra les capacités des standards précédents en y ajoutant la possibilité d'emporter des missiles ASMP-A et Exocet, ainsi qu'un pod de reconnaissance. Le Rafale pourra alors mener tous les types de missions, qu'il s'agisse de défense aérienne (Mica IR et EM), d'attaque au sol (GBU, AASM), de mise en oeuvre du missile de croisière (Scalp EG), de lutte antinavire (Exocet AM39), d'attaque stratégique (ASMP-A), de reconnaissance ou même de ravitaillement en vol au profit d'autres avions.
En tout, la marine doit disposer de 60 Rafale à l'horizon 2015.
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Reste maintenant le cas des 9 avions au standard F1, ne disposant que d'une capacité de défense aérienne. ********
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Ces appareils avaient été livrés ***en urgence*** à la marine (***flottille 12F reconstituée en 2001***), qui ne disposait plus d'intercepteurs depuis le retrait du service des Crusader, en décembre 1999.
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Les Rafale F1 doivent, logiquement, être modernisés au standard F3 mais cette opération sera soumise aux capacités budgétaires de la marine.
Aucune décision en ce sens ne serait encore prise.
*****Selon nos informations (http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=107670) , en attendant d'être « upgradés », les 9 avions ne volent désormais plus, la flottille 12F alignant uniquement des Rafale F2. ****
24 mai 2008 à 13:18http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=107670
5
Crash d'un Mirage de la force nucléaire non armé: l'équipage sain et sauf
PARIS, 11 juin 2008 (AFP)
Un Mirage 2000-N affecté à la force de dissuasion nucléaire, mais non armé, s'est écrasé mercredi à Laurenan (Côtes-d'Armor), ses deux membres d'équipage étant sains et saufs après s'être éjectés, a-t-on appris auprès de l'armée de l'air.
"Ce Mirage de la base aérienne 116 de Luxeuil, en Haute-Saône, effectuait une mission d'entraînement lorsqu'il s'est écrasé sur la commune de Laurenan, à quelques kilomètres à l'ouest de Rennes", a déclaré le commandant Frédéric Solano, du Service d'informations et de relations publiques de l'armée de l'air (Sirpa-Air).
L'équipage, composé d'un pilote et d'un navigateur, est parvenu "à diriger l'appareil vers une zone non habitée avant de s'éjecter", a-t-il précisé.
"Le pilote et le navigateur sont sains et saufs", a encore ajouté le commandant Solano, indiquant qu'ils avaient été "conduits à l'hôpital de Saint-Brieuc pour subir des examens médicaux de routine".
12 juin 2008 à 00:056
Un Mirage F1 quitte la piste à Colmar
Un Mirage F1 B de l'escadron 1/30 de la base aérienne de Colmar a quitté la piste jeudi à 16 heures, après s'être posé. Alors qu'il se trouvait en phase de décélération, le pilote a perdu le contrôle, pour des raisons encore inconnues. Le pilote et son navigateur ont pu s'éjecter et se trouvent actuellement à l'infirmerie de la base, dans un état satisfaisant. Après l'éjection, l'avion spécialisé dans les opérations d'attaques au sol a défoncé le grillage en bout de piste et s'est arrêté au bout de 15 mètres. Un début d'incendie a été rapidement circonscrit par les pompiers de la base.
La série noire continue pour les Mirage. La semaine dernière, un Mirage 2000-N affecté à la force de dissuasion nucléaire, mais non armé s'était écrasé mercredi à Laurenan (Côtes-d'Armor). Là aussi, ses deux membres d'équipage en sont sortis sains et saufs après s'être éjectés.
19 juin 2008 à 21:41Le 13 février, encore, un Mirage 2000N de l'armée de l'air s'était abîmé en mer au large de l'embouchure de l'estuaire de la Gironde sans faire de victime, les deux membres d'équipage s'étant également éjectés.
http://www.lepoint.fr/actualites-societe/info-lepoint-fr-un-mirage-f1-quitte-la-piste-a-colmar/920/0/254517
7
C'est quoi cette histoire ? ... çà commence à faire bcp
Il faudrait avoir le temps d'aller sur les forums auxquels participent les pilotes
19 juin 2008 à 22:058
Il serait interessant de faire un bilan des pertes / comparé aux annonces de coupes sombres dans le livre blanc
19 juin 2008 à 22:079
Pollution au kérosène ... ou au éléments radio actifs ? ...
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Saint-Brieuc
16:36 - jeudi 19 juin 2008
Une pollution du sol après le crash du Mirage à Laurenan
Lors d'une visite sur les lieux du crash du Mirage 2000-N, qui s'est écrasé mercredi 11 juin à Laurenan, le lieutenant-colonel Philippe Sabot a reconnu, ce jeudi, qu'une petite pollution avait été constatée sur le site : "Ce type d'accident engendre inévitablement une pollution. Une quantité non négligeable de kérosène s'est infiltrée dans le sol. Nous allons procéder au remplacement de toute la terre contaminée."
Cette pollution atteindrait 30 à 40 centimètres de profondeur. Des analyses seront faites, ainsi que sur des cultures voisines. Par ailleurs, l'avion a été entièrement démonté, et les pièces ont été emportées ce matin par deux camions, l'un civil, l'autre de l'armée.
19 juin 2008 à 23:1510
Extrait Ouest-France sur le crash de Laurenan ... très intéressant ...
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Ce crash n'a heureusement fait aucune victime, grâce au sang-froid des deux hommes d'équipage : « Quand le pilote et le navigateur ont rencontré des problèmes, ils ont largué deux réservoirs auxiliaires de kérosène et se sont orientés vers une zone peu habitée.
Ils se sont éjectés en parachute à 1 000 m d'altitude », explique le commandant Frédéric Solano, du Service d'informations et de relations publiques de l'armée de l'air (Sirpa).
Pour alléger le poids de l'appareil et pouvoir mieux l'orienter, le kérosène a été largué au-dessus de Saint-Launeuc.
Et l'avion s'est écrasé à l'orée du bois des Caillettes. Il a immédiatement pris feu. L'opération de recherche a été aussitôt enclenchée.
Les deux officiers ont été très rapidement récupérés sains et saufs, et ont été transportés dans la foulée en hélicoptère de l'armée de terre à l'hôpital Yves-Le Foll à Saint-Brieuc.
« Ils ont été placés sous surveillance, poursuit Frédéric Solano. Lorsqu'un pilote est éjecté de son siège, physiquement ce n'est pas anodin. »
Une mission d'entraînement partie de Haute-Saône
Très vite, différentes brigades de gendarmerie dépêchées sur place délimitent un périmètre de sécurité, qui va s'élargir à 300 mètres une heure après le drame. Au vu de la fumée importante qui se dégageait dans la campagne, visible à plusieurs kilomètres à la ronde, une rumeur a vite couru sur le risque d'une explosion nucléaire.
La mission principale de cet avion est en effet la dissuasion nucléaire stratégique.
Mais lors d'entraînement en France, les appareils ne sont jamais armés.
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Néanmoins, les gendarmes ont lancé l'opération « Pâquerette », pour récupérer et détruire, auprès des voisins et des curieux venus nombreux, tous les clichés photographiques qui ont pu être réalisés.
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Des hélicoptères survolaient encore la zone hier soir, à la chasse des regards indiscrets. Le « secret défense » doit être bien gardé...
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Le Mirage 2000-N de l'escadron de chasse de la base aérienne de Luxeuil (Haute-Saône) effectuait une mission « classique d'entraînement d'une durée de deux heures ».
L'équipage était à la moitié de sa mission quand l'accident est survenu.
On ne connaît pas les causes de cet accident. Selon le Sirpa, le commandant d'escadron (le pilote) est un homme très expérimenté.
Le parquet de Saint-Brieuc a saisi la section judiciaire de la gendarmerie de l'air basée à Paris. De son côté, le Bureau enquête accident défense a ouvert une enquête.
Ce n'est pas le premier crash d'un Mirage 2 000-N (N comme nucléaire). Un accident similaire s'était produit le 12 février dernier. Là encore, les deux membres de l'équipage s'étaient éjectés avec succès. L'appareil s'était abîmé en mer, au large de Royan en Charente-Maritime. L'enquête est toujours en cours.
http://www.ouest-france.fr/Un-avion-de-chasse-s-ecrase-a-Laurenan/re/actuDet/actu_3636-645938------_actu.html
19 juin 2008 à 23:2011
A ma connaissance dans ce type d'accident, une source de pollution particulière est le réservoir d'hydrazine (voir Wikipédia) utilisée par le générateur de secours.
12 novembre 2008 à 09:38Ajoutez un commentaire
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