«Clôture CAC : 5677 (+0.27%) | Accueil | L'OPEP et le froid requinquent le pétrole »
La France soigne les infirmières bulgares .. pour vendre des rafales à la Libye ?
Dassault serait-il pressé de vendre ses rafales à la Libye, avant les élections présidentielles ?
Car si la France vient de demander aux ministres des Affaires étrangères européens de se saisir du dossier des infirmières bulgares condamnées en Libye, ne croyez pas que cela soit uniquement pour des raisons humanitaires, loin s’en faut …
Même si Michèle Alliot-Marie a récemment démenti que la France négociait avec la Libye en vue de vendre des avions rafales, l'affaire pourrait être en instance de décision ... sous réserve que le dossier de infirmières bulgares soit clôt.
Ne perdant pas le Nord, la Libye réclame quant à elle des compensations pour les familles et la libération d’un officier condamné pour l’attentat de Lockerbie en contrepartie de la libération des infirmières.
I – La France , ardent défenseur des infirmières bulgares
Lors d'une conférence de presse commune avec son homologue bulgare Serguei Stanichev, le Premier ministre français Dominique de Villepin a anonncé vendredi à Sofia que la France demande aux ministres des Affaires étrangères européens de se saisir du dossier des infirmières bulgares lors de leur réunion des 12 et 13 février prochain. "La France et l'Union européenne ont une responsabilité commune pour que justice soit faite aux infirmières bulgares", a déclaré le chef du gouvernement français.
Leur situation résulte d'un "affreux malentendu", a-t-il insisté, en indiquant avoir demandé à son ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy de saisir le conseil ministériel européen lors de sa prochaine réunion à Bruxelles.
Arrivé vendredi matin à Sofia pour une visite officielle d'une journée, M. de Villepin portait à sa descente d'avion un ruban visant à manifester sa solidarité avec ces infirmières condamnées à mort en Libye. Il arborait à son revers un ruban tricolore aux couleurs de la Bulgarie (rouge, vert, blanc), sur lequel était écrit "Vous n'êtes pas seules" en français et en bulgare.
Cinq infirmières ainsi qu'un médecin palestinien ont été condamnés à mort le 19 décembre en Libye, sous l'accusation d'avoir délibérément inoculé le virus du sida à plus de 400 enfants de l'hôpital de Benghazi (Nord de la Libye).
II – Des ventes de rafales à La Libye à la clé ?
A la mi-janvier, alors que les rumeurs se faisaient on ne peut plus persistantes sur une vente éventuelle de rafales par Dassault à la Libye, Michèle Alliot-Marie en personne avait démenti tout accord imminent de ce type. Elle réagissait à un article du Journal du Dimanche publié le week-end précédent, selon lequel Tripoli voudrait acheter entre 13 et 18 Rafale pour un montant évaluée à 2,5 milliards d'euros.
Pourtant, même si Dassault a également démenti, la Délégation générale pour l'armement (DGA) du ministère français de la Défense avait confirmé en octobre l'existence de discussions avec la Libye en vue de moderniser les armements libyens, dans le cadre de la coopération de défense renouée entre les deux pays en 2005.
Une source proche de Dassault avait déjà précisé que le Rafale avait été présenté à Tripoli par l'armée de l'air française et que ceci entrait "dans le cadre normal de la promotion du Rafale à l'étranger". Elle avait cependant affimé qu'aucune discussion, ni eventuelle négociation sur un contrat seraient en cours actuellement.
Pour rappel, le gouvernement libyen vient de signer début décembre avec le groupe français Sofema un contrat pour la "remise en vol" de 12 Mirage F1 de l'armée de l'air libyenne. Sofema assurera la coordination des interventions des industriels Dassault Snecma (groupe Safran) et Thales. Le contrat français de remise en état de 12 Mirage F1 de l'armée libyenne, représentera environ une centaine de millions d'euros de travaux sur une période d'intervention de 30 mois. Il a reçu le soutien des services officiels français, selon déclaration faite par le général Bernard Norlin, président de Sofema. L'accord ne prévoit pas pour l'instant la remise en état du reste de la flotte de 38 Mirage F1 libyens.
La Délégation générale pour l'armement (DGA) du ministère français de la Défense avait confirmé en octobre l'existence de discussions avec la Libye en vue de moderniser les armements libyens, dans le cadre de la coopération de défense renouée entre les deux pays en 2005. Un accord visant à permettre la rénovation des armements français qu'elle a acquis dans les années 70, avions F1 et bateaux Corvette, serait en cours de discussion entre les deux pays, avait alors indiqué Paris.
L'accord "visait surtout à permettre à la Libye de retrouver la capacité opérationnelle qu'elle avait avant l'embargo international sur les armes" entre 1986 et 2004, en particulier par la modernisation de 38 Mirage F1 achetés par la Libye entre 1978 et 1980, indiquait alors une source proche du dossier.
Mais Tripoli aurait également marqué son intérêt pour des « équipements plus sophistiqués", tels que l'avion de combat Rafale et l'hélicoptère d'attaque franco-allemand Tigre, dont la maîtrise d'oeuvre industrielle est assurée par Eurocopter, filiale du groupe européen EADS.
La Libye pourrait concrétiser un accord à l'occasion d'une visite en France du chef d'Etat libyen Mouammar Khadafi, avait relaté en octobre une source au ministère français de la Défense. La visite de M. Khadafi qui ne serait pas encore finalisée pourrait comporter un volet de coopération militaire, permettant en priorité de rénover les matériels acquis par Tripoli avant l'embargo international sur les armes en vigueur contre la Libye entre 1986 et 2004.
Aucun calendrier n'a été avancé pour la visite du chef d'Etat lybien mais on juge "possible que le colonel Khadafi souhaite l'effectuer sous le mandat du président Jacques Chirac", qui s'achève en mai 2007. La venue en France du chef de l'Etat libyen n'aurait pu cependant avoir lieu avant le règlement du dossier des infirmières bulgares condamnées à mort en Libye, car soupçonnées d'avoir inoculé le sida à des enfants libyens. A noter que le directeur des relations internationales à la Délégation générale pour l'armement (DGA) du ministère français de la Défense s'est rendu récemment à Tripoli.
III – La Libye dévoile son plan pour libérer les infirmières
Le fils aîné du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, Seif el-Islam, a affirmé quant à lui que Tripoli avait proposé à Berlin et Paris un plan de libération des infirmières bulgares condamnées à mort à condition que les familles des victimes du sida soient indemnisées, dans une interview publiée en début de semaine par le quotidien bulgare 24 Tchassa.
Il a assuré que les cinq infirmières et le médecin palestinien condamnés à mort après avoir été accusés d’avoir inoculé le virus du sida à plus de 400 enfants dans un hôpital ne seraient pas exécutés. « Il n’y aura pas d’exécutions... La Libye n’est pas l’Irak », a-t-il dit dans une allusion à l’exécution de l’ex-président irakien Saddam Hussein.
« Nous avons proposé une feuille de route avec une solution pour toutes les parties : les parents, le gouvernement libyen, la Bulgarie, l’UE », a déclaré celui qui passe pour être un réformateur tout en étant proche de son père. Il a par ailleurs précise avoir évoqué ce plan avec les ministres des Affaires étrangères allemand et français.
« Il s’agit d’indemnisations sérieuses pour les familles des personnes concernées », a précisé Seif el-Islam, affirmant qu’il était chargé de travailler sur ce plan par son père Mouammar Kadhafi et par les familles des enfants malades. « Mon père veut qu’une solution définitive soit trouvée. Lui aussi est contre une exécution », a déclaré Seif el-Islam, assurant que la solution était proche.
Seif el-Islam s’est, par ailleurs, joint aux critiques de la communauté internationale sur les « condamnations inéquitables » des infirmières bulgares et du médecin palestinien, assurant que « le tribunal avait pris cette décision de façon absolument indépendante ». La communauté scientifique estime que les accusés, qui ont déjà passé huit ans en prison, sont innocents et que l’épidémie de sida a été provoquée par le manque d’hygiène.
Seif el-Islam a également demandé la libération d’un officier libyen condamné à la perpétuité en Grande-Bretagne pour l’attentat de Lockerbie contre un avion de la compagnie américaine PanAm en 1988. Cet officier libyen Abdel Basset Ali al-Megrahi condamné à la prison à vie en janvier 2001 pour l’attentat de Lockerbie ayant fait 270 morts, « est innocent », a-t-il affirmé. « Comme vous avez le droit de demander le retour de vos infirmières, nous avons le droit d’insister pour le retour d’al-Megrahi en Libye », a-t-il déclaré, précsiant qu'il ne s’agissait pas d’un „échange“, mais bel et bein de „deux questions différentes“. »...
Sources : AFP, L'Orient le Jour
A lire également :
. Dassault-Libye:MAM dément un accord sur vente de rafale
. Dassault dément négocier avec la Libye pour le Rafale
. Libye:Dassault/Thales/Sofema pour travaux sur Mirage F1
. Dassault : rafales au Maroc et en Libye
. Libye : EADS et Dassault pour l'armée ?
TrackBack
URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/services/trackback/6a00d83451b18369e200d835731e1d69e2
Listed below are links to weblogs that reference La France soigne les infirmières bulgares .. pour vendre des rafales à la Libye ?:
Commentaires
Cécilia
12 juil 2007 17:49:48
On vous l'avait dit, avec lui : tout est possible !!!
Cécilia Sarkozy a rendu visite aux infirmières bulgares à Tripoli
TRIPOLI - L'épouse du président français Nicolas Sarkozy, Cécilia, a rendu visite jeudi à Tripoli aux infirmières bulgares condamnées à mort en Libye, a-t-on appris de source officielle libyenne.
Mme Sarkozy doit également rencontrer à Benghazi (1.000 km à l'est de Tripoli) les familles des enfants contaminés par le virus du sida, a indiqué à l'AFP le porte-parole des familles Idriss Lagha.
Interrogée par l'AFP, l'ambassade de France, n'a pas souhaité faire de commentaire sur cette visite surprise. Celle-ci intervient au lendemain de la confirmation de la peine de mort pour les cinq infirmières et le médecin bulgares accusés d'avoir inoculé le virus du sida à des centaines d'enfants en Libye.
Ce verdict sera soumis lundi prochain au Conseil supérieur des instances judiciaires, qui peut annuler ou commuer la peine capitale, après l'annonce mardi d'un compromis sur des compensations avec les familles des enfants contaminés.
Mercredi, la France a "regretté" la confirmation de la peine de mort et a appelé Tripoli à une mesure de clémence permettant leur libération "dans les meilleurs délais". "Nous regrettons la décision de la Cour Suprême qui a confirmé la condamnation à mort des infirmières et du médecin bulgares", a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Pascale Andréani.
Toutefois, "nous comprenons que ce n'est pas la fin de la procédure judiciaire" et "nous attendons la décision du Haut Conseil de justice qui doit se réunir lundi prochain", a-t-elle ajouté.
Paris a également "pris note avec intérêt" de l'annonce faite par la Fondation Kadhafi, l'association caritative présidée par Seif Al-Islam Kadhafi, fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, concernant un accord financier avec les familles des enfants libyens contaminés par le virus du sida.
Les infirmières Kristiana Valtcheva, Nassia Nenova, Valia Tcherveniachka, Valentina Siropoulo et Snejana Dimitrova, ainsi que le médecin Achraf Joumaa Hajouj, un Palestinien qui a obtenu la nationalité bulgare récemment, sont emprisonnés en Libye depuis 1999.
Accusés d'avoir inoculé le virus du sida à 438 enfants de Benghazi, deuxième ville de Libye, dont 56 sont décédés, ils clament leur innocence, affirmant que leurs aveux ont été arrachés sous la torture.
(AFP / 12 juillet 2007 17h37)
dudu33
18 juil 2007 11:51:08
Après les états voyous , il y a les états racketeurs .
La Libye vas pouvoir récupérer l'argent quelle a versé pour indemniser les victimes de l'attentat de Lockerbie; et acheter de beaux Rafales
Elisabeth
9 fév 2008 12:37:58
Et depuis ....
Lockerbie : un témoin accusant la Libye se rétracte
Elisabeth
9 fév 2008 12:40:51
merci à
http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2008/02/tchad-quelle-im.html
très interessant ...
je reviens ce week-end sur l'impact du pétrole au Tchad, pour ma part


