Finies les dépenses somptuaires pour Rachida Dati et autres frais "annexes" : Carla Bruni-Sarkozy va devoir recourir de manière accrue aux "bons soins" de son mari pour se procurer de luxueux accessoires, tel le sac Vuitton qu’il vient de rapporter de sa visite au site de production de la marque prestigieuse.
Car Fillon l’a dit et serait même prêt à le redire : le gouvernement va geler les dépenses publiques pendant cinq ans, conformément aux engagements de campagne de Nicolas Sarkozy, mais n'entend pas remettre en cause le Revenu de solidarité active (RSA).
"Si on a un peu de croissance et qu'on fait des réformes de structure, au bout de cinq ans on aura retrouvé une situation d'équilibre", a ainsi expliqué Francois Fillon interrogé sur France Inter au sujet des déficits budgétaire et public de la France.
Vous noterez au passage le côté flou artistique de l'expression "un peu de croissance". Décidément après l’ère de la méthode Coué, chère à Christine Lagarde, voici venu le temps du David Hamilton. Rappelons également que le chef de gouvernement semble quelque peu oublier les engagements pris par la France vis-à-vis de ses partenaires européens. Gageons que ces derniers ne tarderont pas à se rappeler à son " bon" souvenir …
"Nous voulons que les dépenses de l'Etat n'augmentent pas en volume pendant les cinq ans qui viennent. Tout le monde prendra sa part de cet effort", a par ailleurs affirmé François Fillon.
Ne souhaitant pas s’attirer à nouveau les foudres de l’Etat sur le sujet, le 1er ministre n’a certes pas réitéré ses propos d’il y a six mois, affirmant que la France était en "faillite" mais a rappelé que cela faisait 33 ans que le pays n'avait plus voté un budget en équilibre et estimé que cette situation ne pouvait pas durer. 33 ans : l’âge du Christ, certes avant sa mort, mais avant sa résurrection : tous les espoirs sont donc permis pour la France.
François Fillon a aussi relevé que la France avait des "atouts" pour faire face au difficultés, citant le dynamisme du marché du travail ou la consommation des ménages qui continue d'augmenter. Il a assuré que l'idée du Revenu de solidarité active cher à Martin Hirsch, le haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, n'était pas enterrée.
Le RSA, qui doit inciter les personnes en assistance à reprendre un travail, est en expérimentation depuis quelques mois et "l'objectif c'est d'essayer de le généraliser en 2009", a dit le Premier ministre en chiffrant le coût du projet à "deux ou trois milliards d'euros". "On est en train de voir avec Martin comment mettre en oeuvre ce principe sans augmenter les dépenses publiques", a-t-il affirmé.
A l'issue d'un séminaire gouvernemental, François Fillon a néanmoins indiqué hier que des "mesures d'économies liées à la réforme de l'État" seront intégrées à la préparation du budget 2 009. Elles seront soumises à l'arbitrage de Nicolas Sarkozy dans le courant de la semaine, et présentées lors du Conseil de modernisation des politiques publiques (CMPP), vendredi à l'Élysée.
La principale devrait être la suppression de 35 000 postes de fonctionnaires, "hypothèse" avancée par le ministre du Budget, Éric Wœrth, pour réaliser en 2009 la "promesse" du candidat Sarkozy de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
Selon les explications fournies par François Fillon, les ministres ont étudié hier "les mesures à prendre pour permettre en 2008 une tenue ferme des dépenses". Le chef du gouvernement a ainsi insisté sur sa quête du plein-emploi, "la solution à tous les problèmes de notre pays" ... selon lui.
Mais les élus locaux s'inquiètent pour les services publics. Les collectivités locales ont été récemment pointées du doigt par Christine Lagarde, pour avoir creusé selon elle le déficit public de 4 milliards en 2007. Les régions, les départements et les villes - majoritairement à gauche - « n'ont pas fait preuve de la même maîtrise que l'État, notamment sur leurs effectifs », accuse-t-elle.
La bataille entre l'État et les régions pourrait que commencer …
Pour beaucoup d'élus locaux, le gouvernement hésitera d'autant moins à fermer des écoles, des perceptions, des petits hôpitaux que 20 Régions sur 22, 59 départements sur 101 et une majorité de mairies, sont gérées par la gauche.
Pendant ce temps, le site Mediapart évoque quant à lui "les folles dépenses de la ministre Rachida Dati". Selon lui, la chancellerie a bénéficié fin 2007 d’une rallonge de 100 000 euros pour combler les trous laissés béants dans son budget. L’organisation de fêtes somptuaires place Vendôme ont un prix … et des factures associées.
Fin mars, toujours selon Mediapart, "le montant des factures à honorer était de 112 356,67 euros". Soit les deux tiers du budget déjà épuisé, engloutis en repas et réceptions, cérémonies de vœux et bulles de champagne.
Mieux, des dépenses aux proportions conséquentes concerneraient également des "paires de collants" et autres "frais de maquillage". Interrogé et embarrassé, le porte-parole de la garde des Sceaux, Guillaume Didier, a confirmé les dires de Mediapart. "Ces dépenses viennent de l’organisation de la réception de 70 ministres francophones de la Justice", a-t-il déclaré.
Jusqu’à présent, le ministère du Budget s'est montré beau joueur en renflouant les comptes rubis sur l'ongle. Mais cela ne devrait pas durer … Pour Eric Woerth, ministre du Budget, "il ne sera pas question d’une nouvelle rallonge".
Sources : Reuters, DDM, AFP
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Agence Bretagne Presse
Selon le budget prévisionnel géré par la Direction de l'administration générale et de l'équipement (DAGE), les frais de réception du ministère de la justice se sont élevés à 210 000 euros pour l'année 2007.
Dès l'arrivée de Rachida Dati Place Vendôme, les dépenses de réception ont littéralement explosé pour atteindre la somme record de 270 000 euros à la fin de l'année, soit 60 000 euros de plus que le budget prévisionnel.
L'année 2008 a commencé sur le même rythme : selon plusieurs sources, sur les trois premiers mois de l'année, le ministère de la Justice aurait déjà dépensé plus de 110 000 euros en frais de réception alors que le budget prévisionnel pour toute l'année 2008 s'élève à 180 000 euros.
« Pour tenir jusqu'à la fin de l'année, une rallonge de près de 100 000 euros aurait été décidée. »
On en sait donc un peu plus sur la nature de ces dérapages budgétaires. Ainsi, le 21 juin 2007, le ministère a organisé une manifestation dans les jardins de la Chancellerie pour la fête de la musique. Les frais de bouche se sont élevés à plus de 25 000 euros.
Un mois plus tard, le 13 juillet, la Garden party du ministère de la justice a coûté plus de 50 000 euros en frais de réception.
Le 10 décembre 2007, la ministre de la justice a invité au restaurant certains collaborateurs pour les fêtes de fin d'année avec à la clé une addition record : 1730 euros.
Pour la journée des femmes du 13 mars, la ministre a invité 250 femmes du monde judiciaire au ministère. Le Syndicat de la Magistrature s'était alors plaint du coût exorbitant de cette opération de communication.
01 avril 2008 à 13:38Ajoutez un commentaire
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