«Kazakhstan : accord pour l'adhésion à l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan | Accueil | Mi-séance CAC : au dessus des 4700 »

De la rigueur, Monsieur le Président ?

Ceinture_350Les prémices d’un plan de rigueur semblent se faire sentir peu à peu … Si le gouvernement n’ose pas prononcer le mot fatidique, le parti Socialiste a fait les comptes et estime désormais que François Fillon et Nicolas Sarkozy n’ont pas trop le choix.

Il est vrai que les Français ont nettement incité   le Président  de la république à être … plus rigoureux. Et ce n’est pas les  propos tenus par le Premier Ministre dans un entretien à l’Express à paraître jeudi qui vont changer les choses, laissant au contraire suggérer  l'arrivée de lendemains qui déchantent.

- Didier Migaud redoute "un plan de rigueur sans précédent"

Didier Migaud, président de la commission des finances (Sipa) Le président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Didier Migaud (PS), a déclaré mercredi redouter "un plan de rigueur d'une ampleur sans précédent" après l'annonce par le Premier ministre d'une révision à la baisse des prévisions de croissance pour 2008.

"Nous sommes dans le scénario parmi les plus pessimistes qui avaient été présentés au moment de la loi de finances initiale", à l'automne dernier, a ainsi déclaré le député de l'Isère.

Dans un entretien acordé à l’Express, François Fillon concède que le gouvernement prévoit désormais une croissance "entre 1,7% et 2%" pour 2008, alors que l'exécutif a bâti le budget 2008 sur une hypothèse de 2,25%.

"Nous n'augmenterons pas les dépenses", s'est engagé François Fillon. "Pour les maintenir au niveau prévu, nous annulerons tout ou partie des sept milliards d'euros mis en réserve en début d'année".

Mais « si le Premier ministre envisage d'annuler sept milliards de crédit, cela représenterait un plan de rigueur d'une ampleur sans précédent", commente Didier Migaud.

Le président de la commission des Finances s’interroge également sur les modalités de financement de la 'dette accumulée par la Sécurité sociale si l’hypothèse de prélèvements obligatoires supplémentaires est écartée.

Enfin, le président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale s'interroge sur l'attitude qui pourrait être celle de nos partenaires européens face aux nouveaux objectifs de croissance et de déficit budgétaire annoncés par la France, au détriment de ses engagements.

- Le gouvernement obligé de mener "un plan de rigueur rampant" (PS)

Le porte-parole du PS, Julien Dray, a jugé pour sa part mercredi que le gouvernement serait "obligé" de mettre en place "un plan de rigueur rampant", après l'annonce faite par par le Premier ministre François Fillon d'une révision à la baisse des prévisions de croissance.

Cette annonce confirme "que les hypothèses de croissance sont remises en cause" selon lui.

"Il y aura inévitablement, par le manque de recettes fiscales, un plan de rigueur qui ne s'appellera peut-être pas plan de rigueur. Cela prendra des formes plus discrètes mais il y aura forcément une contraction de la dépense budgétaire. Ils sont obligés de le faire", a-t-il insisté. "Il y a eu une grave erreur économique dès le départ et qui plombe toute l'activité possible de l'Etat, c'est le paquet fiscal du mois de juin", a-t-il affirmé.

L'insincérité des comptes est désormais prouvée", a par ailleurs ajouté M. Dray devant l'association des journalistes parlementaires.

"Le débat" organisé jeudi dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale par le groupe PS "est important car nous ne voulons pas être seulement une force d'opposition mais de proposition", a par ailleurs affirmé M. Dray, rappelant les propositions socialistes sur le blocage des loyers, la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité et la relance de la négociation salariale.

- Sarkozy : le budget de la Défense ne baissera pas

Lors de la présentation du sous-marin nucléaire le Terrible vendredi à Cherbourg, Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il excluait "absolument de baisser la garde" et de réduire le budget de la Défense même si celui-ci est face à un "mur" financier. "Le budget de la Défense est le deuxième budget de l'Etat il le restera, il ne baissera pas", a-t-il martelé.

"J'ai trouvé à mon arrivée une situation financière plus que difficile", a-t-il également souligné. "Pour atteindre le modèle d'armée 2015, il aurait fallu selon les perspectives financières de la Défense, augmenter de six milliards d'euros par an son budget d'équipement, soit une hausse de 40%. Qui peut me dire que cet objectif est seulement crédible?", s'est-il interrogé. "Ces perspectives financières représentent un mur incompatible avec l'engagement que j'ai pris auprès des Français et auprès de nos partenaires européens de redresser les finances de la Nation", selon le chef de l'Etat et des armées. Il serait temps d'y penser ...

- Morin: suppressions de postes à la Défense, simples "hypothèses de travail"

Le ministre de la Défense Hervé Morin a repoussé mardi le chiffre avancé par plusieurs hebdomadaires émanant d'un document qui préconiserait la suppression de plus de 50.000 emplois militaires et civils sur six ans.

"Il n'y a pas de chiffre. Il y a des hypothèses de travail et on ne peut pas demander à des experts de ne pas travailler sur des hypothèses", a souligné M. Mori.

Il réagissait notamment à un article du "Point" de la semaine dernière selon lequel un document de la RGPP (Révision des politiques publiques) daté du 7 mars évoque la suppression de 34.966 postes militaires et 16.829 emplois civils entre 2008 et 2014, de même que la fermeture de 53 sites.

Le ministre a néanmoins avancé l'objectif général du gouvernement du non-renouvellement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, qui impliquerait pour la Défense la disparition de 30.000 postes environ sur les cinq ans du mandat de Nicolas Sarkozy. "Toutes les administrations sont soumises à de vraies remises en cause, il n'y a pas que la Défense", a-t-il souligné. Cet objectif général représente une moyenne annuelle de 6.000 emplois, bien en-deçà des plus de 8.000 qui seraient proposés par la RGPP.

Tout en se félicitant que le président ait décidé de "maintenir l'effort de Défense", à environ 2% du PIB, M. Morin a souligné que ce "n'est pas suffisant pour renouveler la totalité des équipements militaires", justifiant la nécessité d'aller chercher autre part la "marge de manoeuvre" nécessaire.

Les travaux de la RGPP seront croisés avec le Livre blanc de la Défense, commandé par le président Sarkozy et qui sera publié dans "un mois", selon M. Morin. A l'issue de ces réflexions , une nouvelle loi de programmation militaire sera soumise au Parlement. Elle devra notamment trancher la question de la construction ou non d'un second porte-avions (PA2).

Sources : AFP, AP

A lire également :

. Fillon: croissance révisée à la baisse pour 2008

. Fillon : équilibre des comptes toujours prévu pour 2012

. Après le salaire du Président, le budget de l'Elysée en forte hausse

. Fillon : la France est en faillite

TrackBack

URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/t/trackback/80157/27475104

Voici les sites qui parlent de De la rigueur, Monsieur le Président ?:

Commentaires

Ouest France

27 mars 08 11:02:32

Redéploiement militaire dans l'agglomération de Rennes

Dans les années à venir, l'organisation militaire à Rennes pourrait bien changer. Un général a prudemment évoqué le sujet, mardi soir.
Le général Michel Luc, adjoint territorial de la région Terre Nord Ouest (RTNO), était l'invité, mardi soir, à Cleunay, de l'association des Trois Maisons, dans le cadre des Mardis d'Héloïse (1). Il s'agissait, pour lui, de prononcer une conférence consacrée à l'armée de terre à Rennes, « 10 % de la population de la ville, au début du siècle dernier, moins de 1 % cent ans plus tard ». Alors que le contenu du « fameux » Livre blanc de la Défense est conservé sous le boisseau (pour quelques semaines encore) cette conférence d'hier soir n'avait-elle pas objet de rassurer les esprits les plus inquiets ?

Depuis l'annonce de la rédaction de ce livre destiné à permettre la préparation du « reformatage » de nos armées, depuis que des rumeurs alarmistes se sont fait jour, à la lueur d'incantations (pas toujours infondées !) rares sont les villes de garnison qui ne tremblent pas. Et avec elles, par exemple, les personnels civils de la Défense (la CFDT doit s'exprimer sur ce point, demain à Rennes).

Tout près de Rennes, par exemple, l'avenir du 11e Régiment d'artillerie de marine, basé sur le camp de la Lande d'Ouée (territoire communal de Saint-Aubin-du-Cormier) pourrait être remis en cause.


Jean-Philippe GREGOIRE

27 mars 08 11:22:55

Commentaire de Christine Lagarde : "il va bien falloir augmenter les prélèvements !"


Elisabeth

27 mars 08 11:32:35

Aïe , elle a encore raté une occasion de se taire ;)


RGPP et projet de loi Santini

27 mars 08 11:45:40

Aucune organisation syndicale n’approuve le projet de loi relatif à la mobilité et aux parcours professionnels dans la Fonction Publique.

Ce projet de loi était examiné par le CSFPE le 18 mars en l’absence d’Eric Woerth, qui a quitté la séance après avoir entendu les déclarations des organisations.

André Santini, président de séance n’a apporté aucune réponse aux questions de fond soulevées par ce projet de loi.

Seuls les représentants de l’administration ont approuvé le projet de loi, FSU, CGT, FO, UNSA, Solidaires et CFTC ont voté contre, CFDT et CGC se sont abstenus.

Les articles 6 (accompagnement financier des mobilités liées aux restructurations) , 7 (dispositif de réorientation professionnelle), 8 (cumul d’emplois à temps incomplet) et 9 (recours à l’intérim) ont été rejetés par l’ensemble des organisations.

Extrait de la déclaration de la FSU à l’ouverture du conseil supérieur :
Le projet de loi relatif « à la mobilité et aux parcours professionnels dans la Fonction Publique » est un des instruments de gestion lié à la RGPP (révision générale des politiques publiques).
Ces dispositions doivent permettre la suppression de plus de 40 000 emplois de fonctionnaires par an, pour les quatre prochaines années.

La RGPP suscite déjà d’importantes mobilisations. La manifestation prévue le 20 mars au ministère de la culture qui fait suite à de premières mobilisations au début de ce mois, la manifestation du 6 mars des personnels du MEDAD en témoignent.
Il en va de même de la grève de ce jour des personnels enseignants du second degré.

[…] Nous prenons acte de ce que la rédaction de certains articles a évolué, bornant le recours à des dispositifs dangereux. Les dispositions proposées ne sont pas acceptables pour autant.
L’opposition de la FSU à ce projet de loi est évidemment motivée par son contenu.
Nous réitérons la demande des huit fédérations du retrait des articles 6, 7, 8 et 9.

Plutôt que d’harmoniser vers le haut les régimes indemnitaires et de les inscrire dans une reconstruction de la grille indiciaire, le maintien à titre personnel du plafond indemnitaire introduit encore plus d’opacité et d’inégalités de traitement.

L’article 7, dispositif de réorientation professionnelle, acterait une interprétation de la séparation du grade et de l’emploi à l’opposé de la conception qui en a prévalu jusqu’à présent.
Elle fondait en effet la garantie de l’emploi. Désormais, elle rend possible un licenciement de fait.

L’article 8 balaye les conditions dans lesquelles le cumul d’emplois à temps incomplet a été défini par la loi du 2 février 2007 et son caractère expérimental.

Les emplois cumulés pourraient selon les administrations correspondre à des missions différentes. Les conditions de travail des personnes concernées seraient très dégradées et la qualité du service n’a rien à y gagner.

La continuité du service est une exigence. Elle doit être assurée avec le même souci de qualité du service rendu, c’est pourquoi la FSU considère que les remplacements doivent être assurés par des fonctionnaires.

L’article 9, en élargissant au remplacement les cas de recours à des contractuels, en rendant possible l’exercice des missions d’intérim au sein de la Fonction Publique tourne le dos à cette exigence.

La FSU s’inquiète du développement de l’arbitraire dans la gestion des carrières.
L’article 1er du projet de loi laisse en effet l’administration d’accueil seule juge des « acquis de l’expérience professionnelle » du fonctionnaire qui sollicite le détachement ou l’intégration.

S’agissant des recrutements, il n’est pas acceptable que chaque dossier législatif apporte une disposition nouvelle en dehors de toute réflexion d’ensemble.
Les principes fondateurs de la Fonction Publique appellent d’autres choix, que la FSU défendra au travers de toute son intervention syndicale.


fermeture garnison

1 avr. 08 13:44:24

Quelque trente garnisons pourraient fermer d’ici à 2012, et plus d’une dizaine de régiments seraient dissous, selon un document interne de l'état-major de l'armée de terre révélé aujourd’hui par «Libération», et qualifié de «document de travail» par le ministre de la Défense.

«Je ne confirme rien du tout, ce sont des documents de travail propres à l'armée de terre», a déclaré Hervé Morin, le ministre de la Défense.

Le document, daté du 4 février 2008, concerne des «opérations domaniales et infrastructures» liées à la réorganisation des armées dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP), selon le quotidien «Libération».

Hervé Morin, a fait valoir que ces questions feront l'objet d'une «réflexion inter armée», autrement dit, associant les trois armes (terre, air et marine), et qu'elle devra «intégrer l'ensemble des priorités du Livre blanc» sur la défense et la sécurité nationale, attendu désormais en mai.

Selon le document publié par «Libération», des unités seront supprimées et d'autres transférées. Seraient supprimées les garnisons de Limoges, Lunéville, Versailles (partiellement), Noyon, Saarburg (Allemagne), Bourg-Saint-Maurice, Senlis, Bitche, Laon-Couvron, Commercy, Fontevraud (partiellement), Charleville-Mézières, Sourdun, Joigny, Chaumont, Dieuze, Rambouillet, Chateauroux, Arras, Givet, Briançon et Barcelonnette.

De plus petites implantations doivent également être dissoutes à Château-Chinon, Fourchambault, Guéret, Neuvy-Pailloux, Tulle, Langres, Saint-Florentin et Bruz.


Poster un commentaire